Questions pour un champion des cotations

A l’heure où l’ensemble des examens de médecine passe petit à petit aux QCM, il n’y a pas d’âge pour s’y remettre ! Pour obtenir la réponse, cliquez sur la question.

C2 : le patient doit-il nécessairement présenter une lettre du médecin traitant ?
Non. La possibilité de coter un C2 implique le respect d’un certains nombres de conditions, avec en particulier une « demande explicite » du médecin traitant. La formulation de cette demande explicite ne nécessite pas forcément une lettre de celui-ci. Par contre, il faut que, dans la lettre du consultant au médecin traitant, la notion d’adressage apparaisse clairement. C’est-à-dire que la lettre du cardiologue doit comporter une formule du genre « J’ai examiné votre demande… »
Lorsque l’on voit un malade envoyé par son médecin traitant aux urgences cardiologiques (ex.: POSU) en garde et que l’on juge que le patient peut rentrer chez lui (avec un courrier pour ledit confère), peut-on coter une CSC ? Ou peut-on demander plus ?
Non puis oui C2+DEQP003 parfois. En effet, la CSC est une consultation faite obligatoirement au cabinet. Par contre, la cotation C2+DEQP003 est envisageable. En effet, contrairement à la CSC, le C2 est applicable en établissement.
Un patient présente un dimanche un « malaise ». Il fait appel en urgence au médecin de garde. Celui-ci, qui n’est pas le médecin traitant habituel, ne constate aucun élément nécessitant une hospitalisation immédiate, mais il conseille quand même de consulter dès le lendemain un cardiologue et rédige une lettre. Celui-ci pourra-t-il coter un C2 ?
Oui. Certes, le patient n’a pas été adressé par son médecin traitant, mais il l’a été par un médecin vu en urgence, ce qui est un équivalent du « médecin traitant » au sens de la convention. En effet, « Pour un patient en déplacement, est considéré comme médecin traitant celui qui adresse le patient. Le spécialiste consultant doit alors adresser une copie de la lettre au médecin traitant déclaré. Il en est de même pour un patient vu en urgence ».
Même situation que le cas n° 4, mais le médecin de garde préfère envoyer immédiatement le patient au POSU cardiologique de la clinique. Le cardiologue de garde décide qu’il n’est pas nécessaire d’hospitaliser le malade, rédige une lettre pour le médecin de garde qui l’a adressé, avec double pour le médecin traitant. Quelle sera la cotation la plus avantageuse pour le cardiologue ?
C2 + DEQP003 + Majoration F (acte urgent dimanche et jour férié) à ne pas oublier. Il s’agit de la « suspicion d’une affection mettant en jeu la vie du patient ou l’intégrité de son organisme et entraînant la mobilisation rapide des ressources humaines et matérielles » et la majoration d’acte urgent de dimanche ou de jour férié (19,06 euros) peut donc s’appliquer
Il est 19 h 20 : un médecin téléphone pour demander une consultation pour le soir même en raison de la survenue d’une douleur thoracique brève chez un coronarien connu et déjà vu trois mois auparavant. Compte tenu du temps de trajet, le rendez-vous est donné pour 20 heures. Quelle sera la cotation du cardiologue ?
CSC + MCC + Majoration U. La majoration U (acte urgent nocturne) (25,15 euros) est possible car il s’agit de la réalisation « d’un acte non prévu 8 heures auparavant, entre 20 heures et 8 heures pour une affection ou la suspicion d’une affection mettant en jeu la vie du patient ou l’intégrité de son organisme ». Pas de C2 car dans le délai des 4 mois
Un malade demande à être vu « en urgence » le jour même pour bilan cardiologique pré-opératoire avant intervention pour cataracte. Il voit en effet l’anesthésiste le lendemain. Le cardiologue lui fixe un rendez-vous à la fin de son programme, à 20 heures. Peut-on coter une majoration ?
On ne peut coter la lettre U mais il s’agit d’une excellente occasion de DE. En effet, il ne s’agit pas d’une véritable urgence au sens médical du terme.
Un bilan cardiologique pré-opératoire est demandé par le chirurgien pour un malade hospitalisé en clinique. Quelle meilleure cotation le cardiologue peut-il demander ?
CS0,8 + DEQP003 + MPC + MCS. Pas de C2 car le malade n’est pas adressé par le médecin traitant. Pas de CSC car non réalisée au cabinet. Pas de CS pleine car, pour un malade hospitalisé, cet acte de consultation est affecté du coefficient 0,8.
Rappel. Conditions pour coter une MCS en clinique :
– le malade est en parcours de soins (médecin traitant désigné) ;
– il doit y avoir un retour des informations vers le médecin traitant.
Un malade doit être opéré en urgence un dimanche. L’anesthésiste ne constate aucun signe de cardiopathie, mais préfère quand même demander l’avis pré-opératoire du cardiologue. Peut-on appliquer la majoration F ?
Oui. Il n’y a pas d’urgence cardiologique, mais l’acte du cardiologue, pratiqué un dimanche, est urgent car il doit précéder obligatoirement une intervention urgente.
Un malade est hospitalisé un dimanche après-midi pour une intervention programmée le lendemain. Il n’a pas eu le temps de réaliser son bilan cardiologique en ville. Un cardiologue doit venir voir « en urgence » cet unique malade le soir même. Quelle sera la meilleure cotation possible ?
CS0.8 + DEQP003 + MCS + DE. La majoration F n’est pas possible. Le DE est possible car il y a bien une exigence particulière de lieu et de temps mais n’est pas compatible avec la MPC à la différence de la MCS.
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