Revenus 2016 : mauvaise année pour les cardiologues

Le bilan des revenus 2016 effectué par les AGA de l’UNAPL montre que  le bénéfice des médecins spécialistes a baissé l’année dernière. Parmi les plus touchés, les cardiologues, qui ont vu leur bénéfice diminuer de 4 %.

On appelle cela le régime de la douche froide ! Après une année 2015 plutôt favorable durant laquelle les médecins libéraux avaient enregistré une hausse de leur revenu moyen de 2,5 % après une progression moyenne de 0,3 % les quatre années précédentes (voir Le Cardiologue n° 404), l’année 2016 se révèle médiocre pour un grand nombre d’entre eux. Le bénéfice des quelque 13 000 médecins généralistes affiliés aux AGA de l’UNAPL s’élève à 88 700 euros, soit le même qu’en 2015. Ils n’ont pas encore engrangé l’augmentation de la consultation à 25 euros -qui n’est effective que depuis le 1er mai de cette année- mais une légère augmentation de leur volume d’activité conjuguée à la hausse de la Rémunération sur Objectifs de Santé Publique (ROSP) leur permet de maintenir leur bénéfice malgré l’augmentation de leurs charges (+ 2,6 % en moyenne), les charges sociales personnelles notamment (augmentation de la cotisation ASV). Année blanche, donc, pour les généralistes.

Pour la majorité des autres spécialistes, 2016 aura été une année médiocre : en l’absence de toute revalorisation tarifaire, ils ont subi une baisse de leur BNC plus ou moins marquée. Le bilan fiscal des Associations Régionales Agréées des Professions Libérales (ARAPL) montre que onze spécialités ont accusé l’année dernière une baisse de revenus. Pour la plupart d’entre eux, ils ont subi une hausse des charges (retraite, charges sociales personnelles) supérieure à l’augmentation du chiffre d’affaires. Pour certaines disciplines, la chute du bénéfice (toutes charges déduites mais avant impôts) est conséquente. C’est le cas des cardiologues. Après une hausse en 2015, leur bénéfice a enregistré l’année dernière une baisse de 4 %, soit une perte de 7 000 euros de recettes en moyenne.

Malgré cette baisse généralisée des bénéfices, le palmarès des revenus des médecins libéraux reste inchangé : les radiologues ne figurant plus dans les statistique des ARAPL, ce sont les anesthésistes-réanimateurs qui arrivent en tête (219 000 euros, -1 % en 2016), suivis des ophtalmologues (162 600 euros, – 0,9 %). Les cardiologues arrivent en huitième position avec un revenu moyen avant impôts de 127 600 euros (- 4 %).

Les revalorisations tarifaires issues de la convention de 2016 et dont l’entrée en vigueur a commencé (avis d’expert, consultations complexes et très complexes) auront sans doute quelques répercussions sur cette hiérarchie en 2017 et 2018.

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