En direct de l’UMESPE : recertification des médecins, ce qui nous attend

Au Congrès de l’Ordre des médecins, l’annonce a fait grand bruit. « Nous allons prochainement mettre en œuvre la recertification », a déclaré Agnès Buzyn, qui va lancer une mission avec la ministre de l’Enseignement supérieur. 

Répondant favorablement à une requête de l’Ordre, la ministre de la Santé marche ainsi sur les pas de Manuel Valls, qui s’y était engagé lors de la Grande Conférence de santé, début 2016. L’idée n’est pas nouvelle : elle revient régulièrement depuis la fin des années 1990, s’imposant chaque fois un peu plus.

Décryptage de ce qui attend les médecins. La recertification est « la reconnaissance positive du maintien d’un niveau de compétence au regard de critères prédéterminés par la profession ».

Cette recertification serait basée sur quatre piliers : le DPC, l’analyse de l’activité du médecin au regard des référentiels définis par les collèges de spécialité, le portfolio (actions de FMC accomplies, participations à des congrès, diplômes universitaires) et la répartition des activités (temps et mode d’activité).

Qui sera concerné ? A priori, tous les médecins, libéraux comme salariés, spécialistes comme généralistes.

Qui sera aux commandes ? C’est la grande question et la principale pierre d’achoppement jusqu’ici.

La carotte ou le bâton ? Dans son projet, chaque recertification déclencherait : pour les libéraux, une rémunération spécifique ; pour les hospitaliers, une valorisation statutaire. Une non-recertification entraînerait une proposition de remise à niveau par le collège, en concertation avec la faculté.

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