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Généralisation du DMP : c’est pour octobre !

Le directeur général de la Caisse Nationale d’Assurance Maladie (CNAM), Nicolas Revel, a annoncé que le Dossier Médical Partagé (DMP) sera officiellement lancé sur l’ensemble du territoire en octobre prochain.

Rappelons que c’est la loi de santé de janvier 2016 qui a confié le pilotage du DMP à l’Assurance Maladie. Dans son rapport annuel 2018, la Cour des comptes s’est félicitée des premiers résultats « encourageants » enregistrés depuis ce transfert. Un récent sondage BVA montre que 69 % des Français sont prêts à « ouvrir » leur DMP.

Pour Nicolas Revel, la généralisation du DMP sera un succès s’il y a ouverture massive de nouveaux dossiers, si l’on y trouve les informations nécessaires, tels que l’historique des prescriptions ou les rapports médicaux et si l’on facilité l’accès au DMP via une application mobile. Il assure que cette application mobile sera pleinement effective à la date de généralisation du DMP.

 




Et moi, je vis toujours

Pouvait-on, dans cette rubrique médico-littéraire, laisser partir Jean d’Ormesson sans lui adresser l’hommage que méritent sa carrière et sa personnalité ?

Cet ouvrage ultime n’a certes pas grand-chose à voir avec la médecine ou la cardiologie.

Encore que …

Et moi, je vis toujours … Mais qui suis-je ?

Eh bien, je suis l’humanité ; plus que l’humanité, je suis l’histoire, je suis hier, aujourd’hui et demain.

Dans ce roman monde qui revisite l’histoire universelle, Jean d’Ormesson met tout son talent, extraordinairement intact jusqu’au bout, pour nous amener à réfléchir sur l’humanité et bien au-delà, du début – « L’histoire du monde avant l’histoire »  – à la possible fin de l’univers, « ce spectacle indicible d’un monde sans les hommes ».

Tantôt homme, tantôt femme, le narrateur vole d’époque en époque et ressuscite sous nos yeux l’aventure des hommes et de leurs grandes découvertes.
Vivant de cueillette et de chasse dans une nature encore vierge, il parvient, après des millénaires de marche, sur les bords du Nil où se développent l’agriculture et l’écriture.

Tour à tour africain, sumérien, grec ou troyen, ami d’Achille et d’Ulysse autant que d’Hector, citoyen romain, juif errant, il salue les grandes inventions et découvertes, le génie militaire, la Révolution de 1789, les progrès de la science. Marin avec Christophe Colomb, servante dans une taverne à Paris, valet d’un grand peintre ou d’un astronome, Il est partout chez lui, à Jérusalem, à Athènes, à Byzance, à Venise.

Il souligne à merveille les événements marquants des différentes époques, mais on sent bien qu’il garde une certaine préférence pour les grands artistes, écrivains, peintres, musiciens ou bâtisseurs.

Un brin pessimiste ou tout simplement lucide, il pronostique la fin de l’histoire : « je ne suis pas éternelle puisque je suis le temps et que le temps s’écoule ; j’ai passé, je passe, je passerai… »

Rédigé dans un style alerte et vif, avec ce sens de la formule qui fait mouche que l’on reconnaît à l’écrivain, le livre est, comme les précédents, très agréable à lire ; il nous invite, comme les autres, à réfléchir sur l’évolution et la vie; cette vaste entreprise d’exploration et d’admiration finit par dessiner avec ironie et gaîté une sorte d’autobiographie intellectuelle de l’auteur.

« Racine est une mode qui passera comme le café ! », aurait affirmé avec cet aplomb qui caractérise parfois les plus graves erreurs de jugement notre chère marquise de Sévigné.

Gageons que l’œuvre de ce cher Jean d’Ormesson durera autant que celle de Racine !

Les spécifications du livre
Auteur : Jean d’ Ormesson
Editeur : Gallimard
Pagination : 288 pages
Prix public : Livre : 19,00 € – Kindle : 13,99 €




Let’s talk ou comprendre sans connaître la langue

Cela fait pratiquement dix ans que le concept d’écoute augmentée existe. La technologie n’a cessé de s’améliorer depuis pour réapparaître sérieusement en 2016 afin d’arriver aujourd’hui  à des écouteurs-traducteurs en temps réel. Le marché devient mature et permet de comprendre et retranscrire des idiomes dans la langue de votre choix, si le logiciel le permet.

 Les demandes sont fortes dans ce domaine où les demandes sont importantes : congrès, réunions interlangues, visualisation vidéo en lange étrangère, formation, voyages… Certains pays pour qui la langue peut-être une barrière – comme la Chine ou le Japon – ont bien compris l’avenir de cette technologie qui pourraient leur ouvrir plus facilement les portes des investisseurs ou visiteurs étrangers. Gare cependant aux technologies employées, aux smartphones qui doivent être connectés pour fonctionner au travers de l’application et au temps de latence entre la prise de parole et l’écoute qui peut avoir des conséquences non négligeables et le nombre de langues proposé (gratuites ou non). Petit tour d’horizon des principales technologies.

Ili Logbar

Présenté en 2016 – fonctionne sans 4G. 1 langue. Anglais vers espagnol, japonais ou chinois

C’est au CES 2016 que Logbar, société nippone, avait présenté un outil simple, capable de comprendre une langue complexe comme le japonais. Le produit se présente comme un boîtier de télécommande, simple et doté d’un microphone et d’écouteurs. L’avantage est qu’il fonctionne sans connexion. La bibliothèque préinstallée est plutôt chiche avec une traduction de l’anglais vers l’espagnol, le japonais et le chinois. L’inverse n’étant pas possible. Le temps de traduction est des plus courts avec un temps de  0,2 seconde en moyenne.

Pixel Buds

Sortie en octobre 2017 – 159 $. 40 langues

L’utilisation des écouteurs Pixel Buds de Google s’est avérée compliquée. En effet, une conversation avec une personne de langue étrangère oblige d’avoir deux smartphones Google Pixel 2 et deux paires d’écouteurs. Il faut donc trouver une personne qui a le même smartphone et les mêmes écouteurs… Quant à la traduction, elle est décevante, puisqu’elle transite via l’application Google Assistant et ne fournit que des mots-valises et non le résultat d’une véritable discussion…

WT2

Disponibilité avril 2018 – 179 $. 6 langues. Anglais, chinois, français, allemand, japonais, espagnol

La start-up Timekettle propose un traducteur en temps réel qui fonctionne via une application sur le smartphone. Celle-ci réalise la traduction puis envoie l’information vers les écouteurs. Il y a donc un temps de latence de 1 à 3 secondes entre le temps de parole de l’interlocuteur et la traduction. Malgré cela, l’outil est plutôt performant, à condition d’avoir un bon réseau mobile à proximité.

Mars

Sortie prévue été 2018 – aucun prix annoncé. 4 langues, 40 à terme. Anglais, chinois, coréen, espagnol

C’est au CES 2018 que de nouveaux écouteurs, baptisés Mars ont été présentés. Disponibles sur Android et iOS, ils autorisent la traduction en tête-à-tête en temps réel. Là encore, l’intelligence est déportée sur le smartphone par le biais d’une application. Lors des démos, Mars était en mesure de comprendre l’anglais, le chinois, le coréen et l’espagnol. A terme, une quarantaine de langues étaient promises.

The Pilot

Sortie à l’automne 2017 – 249 $. 15 langues

Là encore, la promesse est simple : pouvoir traduire à la volée et en temps réel les discussions depuis plusieurs langues. Les écouteurs s’appuient sur du « machine learning » (1) pour puiser les informations nécessaires à son fonctionnement.
Les oreillettes sont connectées en bluetooth à votre smartphone. Quinze langues sont supportées gratuitement, dont l’anglais, le français, l’italien, le portugais et l’espagnol

Baidu

Sortie prévue février-mars 2018. 3 langues

Après les Baidu Eye, le plus gros moteur de recherche de Chine a dévoilé un traducteur pas plus gros qu’un smartphone. L’appareil, qui fait appel à des intelligences artificielles, a besoin d’une connexion qui induit une latence significative. A ce jour, le chinois, le japonais et l’anglais sont les seules langues supportées. Le mandarin s’ouvre à vous !
Pascal Wolff

(1) Le « machine learning » ou apprentissage automatique, concerne la conception, l’analyse, le développement et l’implémentation de méthodes permettant à une machine (au sens large) d’évoluer par un processus systématique, et ainsi de remplir des tâches difficiles ou problématiques par des moyens algorithmiques plus classiques.




Télésurveillance de l’IC : la solution Newcard

Newcard, société fondée par le Dr Grégory Perrard, développe le service de télésurveillance de l’insuffisance cardiaque appelé « 1 Minute pour mon Cœur ».Parmi les premières solutions nationales agréées par le ministère de la Santé, elle est à ce jour parfaitement opérationnelle.

Le développement des objets connectés a incité les professionnels de santé à s’y intéresser de plus près. Le Syndicat des Spécialistes des maladies du Cœur et des Vaisseaux (SNSMCV), dans son rôle de force de proposition pour l’avenir de la profession, s’est doté, en 2014, d’une commission numérique afin de réfléchir à ce que pouvait apporter la santé connectée dans leur pratique quotidienne. Accompagné de confrères cardiologues et soutenu par le SNSMCV, le Dr Gregory Perrard a concrétisé cette réflexion en créant une start-up apportant une solution opérationnelle pour le suivi à domicile des patients insuffisants cardiaques. « J’ai des liens avec des créateurs de start-up, il fallait qu’on se lance, raconte-t-il. Fin 2015, le projet Newcard est né et a été retenu par l’incubateur de start-up lillois Eurasanté. Cela a été le vrai départ et à l’été 2016 la société Newcard a été officiellement créée. »

A la fin de cette même année, le ministère de la Santé a publié le cahier des charges concernant l’expérimentation nationale de télésurveillance de l’insuffisance cardiaque. « Toutes nos solutions ont été strictement développées à partir de ce cahier des charges, souligne Gregory Perrard. Nous venons d’obtenir le dernier feu vert, celui de la CNIL, et nous sommes maintenant en capacité de mettre en place une télésurveillance de l’IC dans la France entière. »

Le service, qui s’appelle « 1 Minute pour mon Cœur » est donc tout à fait opérationnel. Avec une file active d’environ 200 personnes depuis le début de l’expérimentation, Newcard suit aujourd’hui une cinquantaine de patients. « Mais c’est un chiffre qui augmente tous les jours, précise Gregory Perrard. Plus d’une centaine de cardiologues ont adhéré à notre dispositif et actuellement, de nouveaux cardiologues s’inscrivent tous les jours. »

Newcard, la première solution agréée
Concrètement, comment fonctionne « 1 Minute pour mon Cœur » ? Lorsqu’un cardiologue estime qu’un de ses patients insuffisants cardiaques peut bénéficier du dispositif de télésurveillance, il l’inscrit sur la plateforme Newcard.

Un patient peut être inclus dans les 30 jours après une hospitalisation liée à une insuffisance cardiaque ou dans les 12 mois (dans ce cadre 2 critères supplémentaires sont nécessaires : une dyspnée stade NYHA > ou égal à 2 et un taux de BNP > à 100 ou un taux de NT PRO BNP > à 1 000. La société contacte le patient, installe à son domicile le matériel nécessaire et surtout, le forme. « C’est un point essentiel pour l’observance », insiste Gregory Perrard. Le matériel consiste en une balance connectée, un tensiomètre et une tablette. Il est demandé au patient de prendre ses mesures une fois par jour, tous les jours. « Nous avons une tolérance de trois jours, explique Gregory Perrard. Après trois jours sans mesure du patient, nous l’appelons. »

Les données sont automatiquement envoyées vers une base de données sécurisée où tourne en permanence un algorithme. « C’est l’algorithme qui exerce la surveillance basée sur les données objectives issus des objets connectés explique Gregory Perrard. Compte tenu que l’on estime à 200 000, le nombre de personnes potentiellement télésurveillables, cette automatisation est indispensable. Notre volonté est en effet de pouvoir proposer une télésurveillance à tout patient éligible où qu’il soit en France »

Si aucune anomalie n’est repérée, Newcard informe régulièrement le cardiologue du bon suivi de ses patients. Il a surtout un accès permanent aux données de son patient sur la plateforme ce qui s’avère très utile pour optimiser le suivi du patient : notamment lors des consultations habituelles.

Si l’algorithme décèle une anomalie, le cardiologue est prévenu par mail. Il a alors 48 heures (72 heures pendant les week-end) pour répondre. « S’il ne répond pas, nous contactons un autre cardiologue ou un établissement qu’il nous a désigné lors de son inscription. C’est primordial pour nous : une alerte = une réponse, souligne Gregory Perrard. Il faut être certain que l’alerte est honorée par l’intervention humaine. »

Newcard prend le même soin à s’assurer de l’accompagnement thérapeutique du patient. « Nous demandons au cardiologue quelle est la solution sur laquelle il souhaite s’appuyer. S’il n’en pas, nous lui en proposons une proche de chez lui. Et à cet égard, je veux souligner que nous ne sommes pas en concurrence avec les réseaux d’insuffisance cardiaque déjà en place, mais au contraire très désireux de travailler avec eux pour l’accompagnement thérapeutique. »

L’inclusion d’un patient dans l’expérimentation se fait pour six mois ; elle est renouvelable, bien sûr, si le patient répond toujours aux critères d’inclusion. La rémunération du cardiologue est de 110 euros par patient et par semestre ; rémunération qui n’interfère évidemment pas avec celle des autres actes et consultations présentielles. Une rémunération de 60 euros par semestre est prévue pour l’accompagnement thérapeutique. Evidemment, le service est totalement pris en charge pour le patient dans le cadre de son ALD.

Contact
Pour plus d’information, vous pouvez contacter Newcard – Contact mail
Site internet : newcard




Tourmente numérique : le débat

« Le médecin et le patient dans le monde des datas, des robots, des algorithmes et l’intelligence artificielle. » C’est sur ce thème que, dans le prolongement de son Livre Blanc, l’Ordre a organisé un débat il y a quelques semaines. Verbatim.

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Numéro d’écoute pour médecins en souffrance

Depuis le 1er janvier dernier, un numéro d’écoute et d’assistance pour les médecins en souffrance a été mis en place par le Conseil National de l’Ordre des Médecins (CNOM) et l’Association d’Aide Professionnelle aux Médecins et Soignants (AAPMS) qui ont signé une convention de partenariat. 

Lors de la cérémonie des vœux, le président du CNOM, Patrick Bouet, a évoqué cette initiative : « Ce travail sur l’entraide est une de missions constitutives de l’Ordre des médecins. Dans ce contexte de grande souffrance des médecins, il est de notre responsabilité de leur apporter toute l’aide confraternelle dont il pourraient avoir besoin ».

Ce numéro d’écoute est le 0826 000 401. Il est disponible 24 heures sur 24, 7 jours sur 7. Cette écoute téléphonique est « confidentielle » et respectueuse du « secret professionnel ».

Numéro d’écoute : 0826 000 401
Son objectif est de prendre en charge les médecins en souffrance – y compris les internes – afin de les orienter vers un organisme d’aide adéquat. Il peut s’agir du conseil départemental de l’ordre dans lequel le médecin est inscrit, du service d’entraide du CNOM ou bien des associations et établissements de soins « signataires de la charte d’entraide » du CNOM.
Le numéro d’écoute est financé par le CNOM, tandis que sa gestion revient à l’AAPMS. Cette dernière « aura notamment la charge de former les psychologues répondant aux appels téléphoniques des médecins ou internes » étant entendu que « les personnels de la plateforme est lié par le secret professionnel ».

La création de ce numéro d’écoute s’inscrit dans le cadre de la convention de partenariat « pour l’entraide aux médecins de France » que le CNOM, le Centre national de Gestion des praticiens hospitaliers et des personnels de direction de la fonction publique hospitalière (CNG) et la Caisse Autonome de Retraite des Médecins de France (CARMF) ont signé en novembre dernier. Rappelons que cette convention a pour objet l’instauration d’un programme conséquent d’aide médico-psycho-sociale à destinations des médecins. Elle prévoit notamment une campagne de sensibilisation des médecins aux risques d’épuisement professionnel (« burn out ») et à l’importance d’un suivi médical.

Ces services d’entraide aux médecins interviennent en effet dans un contexte de prise de conscience accrue des risques psychosociaux touchant la profession (épuisement, harcèlement, violences…) qui a suscité plusieurs initiatives l’année dernière comme la campagne « Dis doc, t’as ton doc ? », qui a pour objectif d’inciter les praticiens à prendre un médecin traitant ou encore l’enquête nationale sur la souffrance psychique conduite auprès des médecins en formation.




Intelligence artificielle, quelle place pour les médecins ?

L’irruption de l’intelligence artificielle (IA) dans notre environnement quotidien ne va pas sans soulever l’éternelle question du rapport de l’homme avec la machine. Les médecins sont d’autant plus interpellés que la santé est un des secteurs où les enjeux de l’IA sont les plus importants.

Le développement de l’IA est accéléré depuis quelques années par la conjugaison de la constitution de bases de données immenses dans le monde et l’augmentation permanente de la puissance de calcul des machines.

Tant que la machine effectuait des tâches répétitives, nous nous en félicitions. Elle devient aujourd’hui plus inquiétante par sa capacité à apprendre de ses propres comportements pour s’améliorer. Elle le sera encore plus demain, quand l’IA forte pourrait égaler ou dépasser le cerveau humain en acquérant des capacités décisionnaires.

Les conséquences de l’IA nous savons qu’elle interfère déjà dans le domaine du diagnostic, de la recherche et de l’imagerie médicale. En cardiologie nous connaissons la plate-forme Newcard pour la télésurveillance des insuffisants cardiaques, mais aussi Cardiologs qui, à partir d’une technologie de réseaux de neurones profonds, peut lire les enregistrements ECG de n’importe quel appareil numérique.

L’IA va aussi modifier les relations avec les autres professionnels de santé. Des infirmiers cliniciens en s’aidant d’outils informatiques suppléent les médecins pour certaines tâches jusqu’à la prescription de médicaments. Les chatbots (1) à l’image de l’expérience menée par le NHS peuvent se substituer à des professionnels de santé pour organiser les premiers soins. On devine tout l’intérêt de ce type d’organisation dans une période de crise démographique et de déserts médicaux.

Le développement de l’IA se heurte à des problèmes, éthiques par ses capacités d’analyses génomiques, juridiques par les risques d’atteinte de la vie privée et du secret médical. L’Ordre des médecins a d’ailleurs, en deux ans, publié deux rapports sur ce sujet.

La prise de conscience et la mise en place de mesures réglementaires ne peuvent se traiter qu’à l’échelon international, car l’IA dépasse les frontières. Le risque est de laisser le champ libre aux leaders que sont les entreprises américaines et chinoises pour qui ces sujets ne sont certainement pas une préoccupation majeure. La France ne sera audible que si elle se dote d’entreprises de haut niveau, les équipes humaines existent, aux politiques de les favoriser.

Le médecin va-t-il disparaître, comme certains le prédisent aux radiologues ? Le danger existe, mais on peut raisonnablement penser que l’enjeu est plus la transformation de son métier et sa fonction que sa disparition. L’IA lui enlèvera des tâches, mais elle lui apportera dans le même temps des informations et des dispositifs nouveaux, toujours plus performants. Il sera à la fois le scientifique qui s’approprie les nouvelles technologies et l’humaniste qui transmettra son savoir à son patient. Encore faut-il qu’il soit formé dans cette perspective !

(1) Un chatbot est un robot logiciel pouvant dialoguer avec un individu ou consommateur par le biais d’un service de conversations automatisées effectuées en grande partie en langage naturel.




  2018  a été marquée par la mise en œuvre d’une réforme  systémique des retraites.  

TOUS SONT CONCERNÉS : retraités, cumul activité-retraite, actifs proches ou éloignés de la cessation d’activité.

DANS TOUS CES CAS, vous avez besoin de conseils pour préparer cette étape.

LE SYNDICAT NATIONAL DES MÉDECINS CONCERNÉS PAR LA RETRAITE (SN-MCR) vous apporte, ainsi qu’à votre conjoint, les éléments indispensables pour prendre les meilleures décisions, dans un dossier difficile à appréhender et qui va encore se modifier. Pourtant, le montant de votre retraite actuelle ou future dépend aussi des choix réalisés pendant votre activité et de la pérennisation de ces efforts pendant la retraite.

 Attendre l’âge de la retraite afin de s’en préoccuper est déjà trop tard.
 Anticiper est le meilleur moyen de réaliser les bons choix pour le futur. 

COMPRENDRE

Le SN-MCR vous apporte les informations nécessaires et actualisées, pour une bonne compréhension sur ce sujet important, avec :
– un site www.retraitemedecin.org, auquel vous aurez accès en totalité, contenant les statuts du syndicat, les réponses à vos questions, la réversion au conjoint et, chaque année son guide mis à jour de la retraite,
une aide personnalisée en nous adressant un courriel au SNMCR,
une étude gratuite, aux adhérents, permettant d’apprécier les meilleures dates pour liquider votre retraite,
les conditions du cumul activité-retraite,
un courriel trimestriel (ou courrier si vous n’avez pas d’adresse mail) reprenant les actualités sur ce sujet.

En cas de nécessité, vous serez contacté par email ou par courrier.

SAUVER NOS RETRAITES ET CONSTRUIRE LEUR AVENIR AVEC ÉQUITÉ

La répartition obligatoire (cotisations des actifs payant les pensions des retraités) est la base de notre système. Elle permet de faire face aux aléas de la vie, aux turbulences de la capitalisation (qui complète cependant cette répartition avec le dispositif Madelin) et de préserver des ressources indispensables pendant les années de retraite. Il faut, en anticipant, prendre en compte les équilibres d’aujourd’hui et ceux prévisibles pour demain avec une équité. La réforme annoncée de notre système de retraite devra respecter ces principes.
Le SN-MCR s’est battu pour sauvegarder cette répartition et tout particulièrement l’ASV que d’autres voulaient supprimer alors que cela représente 35 % de la retraite moyenne du médecin, payée aux deux-tiers par la caisse. 

 

COMMENT NOUS REJOINDRE ?

Vous pouvez nous écrire en vous servant de ce formulaire.
Par retour, vous recevrez vos codes vous permettant un accès à la totalité du site
Cotisation :  64 euros/an en 2018, 32 euros pour les conjoints, à envoyer à l’adresse du SN-MCR.

    79, rue de Tocqueville – 75017 Paris.
    Tél.: 01.44.29.01.31

     




    MPC, MCS, MCC, la saga des majorations

    Depuis les années 2000, la valorisation des consultations spécialisées s’effectue plus par le moyen des majorations ciblées, restrictives, que par une augmentation de la lettre clé.

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    Les données du monde des réels

    Ce site est toujours une curiosité, et nous vous en avions fait part il y a quelques temps. Worldometers propose en temps réel un nombre impressionnant de données (dont certaines font froid dans le dos), certaines concernant le monde de la santé :

    – nombre de naissances

    – nombre de décès

    – décès dûs à des maladies contagieuses

    – décès causés par la malaria

    – décès causés par le VIH

    – décès causés par l’alcool

    – décès suite à des accidents de la route…

    Il est bien sûr impossible de savoir à l’unité ou à la seconde prêt le nombre de décès causé par le VIH ou le nombre de cigarettes fumées, essentiellement parce que c’est déjà compliqué d’avoir des chiffres fiables dans les pays industrialisés, alors imaginez dans certains pays en voie de développement ou en état de guerre.

    Au 20 février 2018, nous étions à 7 603 309 400 être humains sur terre…

    Mais c’est surtout une curiosité. A noter que si, en France, le nombre de naissances régresse depuis trois ans, il progresse dans le monde plus vite que celui des décès…
    Pascal Wolff




    La tempête de Giorgione (1478-1510) ou la singularité de l’éclair

    A Venise, à l’automne 1510, quand meurt prématurément de la peste,  Zorzi (en dialecte vénitien) de Castelfranco dit « le grand Giorgio » ou Giorgione (1477 ou 1478-1510), avec lui disparaît l’une des figures les  plus énigmatiques de l’art italien « entre existence et inexistence ».  

     

    Comme la peinture toscane, la peinture vénitienne est issue de la tradition byzantine mais elle est imprégnée de la luminosité particulière de Venise nimbée d’une atmosphère adoucie par l’évaporation de la lagune qui, en revanche, s’est avérée peu favorable aux fresques, incitant à y substituer des toiles monumentales (teleri) puis des tableaux de chevalet destinés aux plaisirs intellectuels au début du Cinquecento. C’est ainsi que La Tempête de ce peintre éphémère que fût Giorgione nous présente « une atmosphère de musique et de poésie qui laisse au spectateur une entière liberté d’interprétation quant à la scène représentée ». A cette époque, il semble que nul autre que Giorgione, à la fois peintre et musicien, n’aurait pu saisir avec un tel raffinement ces sensations fugitives et subtiles laissant libre cours à de multiples interprétations mythologiques ou allégoriques qui donnent finalement « l’impression de s’annuler l’une à l’autre à l’infini ». Il en résulte qu’il s’agit  d’une toile ne nécessitant, peut-être, « aucun décodage »  en nous laissant dans un exceptionnel « état de réceptivité émotive ». L.-F. Garnier

    Nous ne connaissons rien de la vie de Zorzi de Castelfranco, ni de son activité jusqu’à la première référence le concernant en date du 1er juin 1506 sous forme d’une inscription au dos de Laura (Kunsthistorisches Museum Vienne). Il nous faut faire confiance au peintre et biographe Giorgio Vasari (1511-1574)  pour savoir qu’il naquit d’une famille modeste à une cinquantaine de kilomètres de Venise, à Castelfranco di Veneto ; là  se trouvent  les fresques de la « Casa Giorgione » et surtout, dans l’église San Liberale, la Pala (1)  di Castelfranco représentant une Vierge à l’Enfant avec Saint François et Saint Nicaise, l’une des rares œuvres qui lui soit clairement attribuée. La date de naissance de Giorgione est  d’autant plus imprécise qu’à Venise l’année commençait alors ab incarnatione Christi, le 25 mars. il put être apprenti (v.1490) et  former son esprit, forma mentis, chez Giovanni Bellini (1430-1516).

    Ce dernier demanda, en novembre 1508, qu’une commission de peintres incluant Vittore Carpaccio (v.1460-v.1526) fasse que Giorgione soit  correctement rétribué  pour sa fresque de la façade donnant sur le Grand Canal du Fondaco dei Tedeschi (2), l’autre façade ayant été peinte par Titien (v.1485-1576).  Il ne reste malheureusement presque rien de cette fresque détruite par l’air marin de la lagune et encore moins d’une peinture sur toile de grande dimension (teler) commandée en 1507 pour la salle du Conseil des Dix dans le  palais des Doges, détruite par un incendie en 1577. C’est dire la renommée du maistro  Giorgione de son vivant mais aussi la rareté de ses œuvres au hasard des attributions dans le cadre d’une fortune critique pleine d’incertitudes.

    Une première description de ses œuvres fut faite dans un document  manuscrit rédigé dans les années 1520-1540 par un patricien vénitien collectionneur, Marcantonio Michiel (1484-1452) précurseur en tant que « connaisseur »  en la matière. Dès le milieu du XVIe siècle, les attributions s’avéraient délicates car Sebastiano del Piombo (v.1485-1547) et Titien  durent terminer des œuvres laissées inachevées par la mort prématurée du maître. Vasari nous dit en effet que sa mort « fut une grande perte rendue supportable grâce à deux excellents élèves : Sebastiano qui allait devenir frère del Piombo à Rome et Titien qui non seulement l’égala mais le surpassa. »

    Giorgione et  l’élite cultivée de Venise 

    C’est de façon posthume, à partir de 1548, qu’apparaît le nom de Giorgione dans le Dialogo della Pintura de Paolo Pino en hommage à « sa belle allure jointe à la noblesse de son âme ». Ce personnage mythique, qu’on dit mort de la peste par amour en embrassant sa fiancée malade, était  à la fois « beau, courtois, excellent musicien » et  peintre exceptionnel  de telle sorte que « ses chants et son luth le faisaient rechercher pour les concerts et les parties de plaisir de la noblesse vénitienne ».

    Taddeo Contarini vit chez Michiel en 1525, les Trois philosophes (Kunsthistorisches Museum Vienne) et chez Gabriele Vendramin (mort en 1552), probable commanditaire de La Tempête, une toile dénommée Portrait de la famille Vendramin. Ces tableaux, en sus d’une remarquable collection de dessins, de peintures flamandes et de statues antiques, se trouvaient dans une des résidences de la famille, la Ca’Vendramin di Santa Fosca. Le caractère ésotérique de ces peintures ou « allégories absconses », le plus souvent réservées à un cercle d’érudits vénitiens fortunés faisant office « d’inspirateurs iconographiques sinon de commanditaires » fit que même Isabelle d’Este (1474-1539), la raffinée marquise de Mantoue, ne put acquérir une « Nuit  très belle et singulière » lorsqu’elle apprit la mort de l’artiste car les possesseurs ne voulaient pas s’en séparer. Il est possible que Giorgione ait rencontré Leonard de Vinci (1452-1519) qui l’aurait initié au sfumato (3) lors d’un bref passage à Venise (1500) et Albrech Dürer (1471-1528) au cours de son second séjour à Venise (1505-1507), de telle sorte que l’un et l’autre purent l’influencer.

    La représentation de la Nature associée aux plaisirs bucoliques témoigne alors d’un engouement des riches vénitiens pour l’arrière-pays, la terraferma, où ils aimaient séjourner dans des domaines agricoles sur le modèle des futures villas palladiennes permettant de joindre l’utile à l’agréable. Le paysage joue alors un rôle important en tant que « miroir des émotions humaines ». Cet engouement pour la vie rustique était renforcé par la littérature de l’époque.

    La Tempête

    La Tempête (huile sur toile de lin 80 x 73 cm peinte vers 1505-1506) nous montre « l’étrange détachement » de deux personnages qui semblent s’ignorer l’un l’autre, dans un paysage champêtre doté de ruines improbables à l’orée d’une ville. Il s’agit de l’un des tableaux les plus mystérieux de l’Histoire de l’Art, « à présent comme hier », non seulement pour le spectateur et « l’érudit qui a tout intérêt à rester silencieux » mais aussi, semble-t-il, pour le commanditaire qui n’en donnait pas une explication convaincante, voire même pour le peintre lui-même puisque la radiographie a montré un repentir sous le personnage masculin ; on y voit une femme nue trempant apparemment  ses pieds dans le miroir d’eau à gauche,  et les réflectographies (2001) ont montré bien d’autres petites corrections. Ceci pourrait témoigner du fait que Giorgione changea radicalement d’avis en cours d’exécution, excluant ainsi l’hypothèse d’un thème précis préalable.

    Il serait présomptueux de vouloir en donner une explication rationnelle et nous pouvons encore moins expliquer d’où vient sa « puissance magique ». La symbolique des personnages demeure incertaine, qu’ils soient issus de l’Ancien Testament (Adam et Eve chassés du paradis ou Moïse trouvé au bord du Nil) ou de la mythologie gréco-romaine tel que Pâris abandonnant la nymphe. Il semble plus simple d’en rester, comme beaucoup d’auteurs, à l’illustration d’un poème pastoral ou poesia qui était alors un nouveau genre de peinture en référence à l’Arcadie (4) cette région idyllique de la Grèce antique. L’expression du paysage est facilitée par « l’espacement latéral des personnages »  avec,  au sein d’un ciel  d’orage à l’atmosphère vaporeuse et menaçante, la survenue d’un éclair, peut-être « le vrai protagoniste de la scène » car considéré comme  très difficile à peindre, « irreprésentable », à l’instar de l’antique peintre grec Apelle (IVe siècle avant J.-C.) renommé pour le réalisme de ses compositions ; l’éclair  symboliserait , outre la colère divine ou la chute de Troie selon la version retenue, la brièveté de l’instant  dans la continuité d’une représentation de plus en plus fragmentaire du temps après que Giovanni Bellini ait illustré les changements des saisons puis les différents moments de la journée.

    La scène se situe dans les quelques secondes qui précèdent le tonnerre qui fera peut-être s’envoler le héron (?) sur le toit dont une partie s’est effondrée et qui devrait inciter les personnages à se mettre à l’abri de l’orage qui arrive. Une femme nue est assise sur un talus et nous regarde avec insistance tout en donnant le sein à un jeune enfant ; seules ses épaules sont couvertes par un pan du linge blanc sur lequel elle est assise, avec un voile transparent sur ses cheveux blond sombre. Il est bien difficile de considérer que cette blonde « vénitienne » à la peau claire mérite le qualificatif correspondant à la première description du tableau en 1530 par Marcantonio Michiel sous la dénomination  « Le petit paysage avec l’orage, la bohémienne et le soldat » ce dernier devenant  un berger lors d’un inventaire en 1569 dès lors que,  si le menton volontaire, le court pourpoint rouge ou zipon et le  haut-de-chausse à crevés évoquent une attitude militaire, son bâton sans pointe semble être plutôt celui d’un berger.

    Louis-François Granier

    (1) Terme italien désignant un tableau d’autel et plus particulièrement au XVIe siècle lorsque  les retables à volets disparaissent.

    (2) Fondaco dei Tedeschi ou Comptoir des Allemands près du pont du Rialto alors en bois comme représenté par Carpaccio : entrepôt de marchandises réservé aux marchands du nord de l’Europe mais propriété de la Seigneurie ;  détruit par un incendie dans la nuit du 27 au 28 janvier 1505 avec une perte estimée comme supérieure à celle de  la ville d’Anvers, sa reconstruction était terminée  dès 1508.

    (3) sfumato : technique consistant à superposer plusieurs fines couches de peinture afin de produire un effet vaporeux et estompé  donnant au sujet des contours volontairement imprécis

    (4) L’Arcadie de Jacopo Sannazzaro (v.1455-1530), roman en prose et en vers (1504), eut une grande influence sur le genre pastoral et la conception du paysage dans la peinture vénitienne du début du Cinquecento.

    Bibliographie

    1/ Brion M. Les peintres en leur temps. Philippe Lebaud 1994

    2/ Chevreuil C. Les Mémoires de Giorgione. Le Livre de Poche 2000

    3/ Clark K. L’Art du Paysage. Arléa 2010

    4/ Dal Pozzolo E.M. Giorgione Actes Sud 2009

    5/ Gentili A. Le cadre historique de la peinture vénitienne de 1450 à 1515. Profils (diversement) perdus : Andrea Mantegna et Jacopo Bellini in L’Art de Venise. Ed. Place des Victoires 2007

    6/ Hagen R-M, Hagen R. Les dessous des chefs-d’œuvre. pp 107-111 Taschen 2003

    7/ Lucco M. Giorgione. Gallimard/Electa 1997

    8/ Nepi Scirè G. et al. Les Galeries de l’Accademia de Venise. Electa 2013

    9/ Rosand D. La peinture vénitienne du Cinquecento in L’Art de Venise. Ed. Place des Victoires 2007

    10/ Steer J. La peinture vénitienne. Thames & Hudson 199

    11/ Vasari G. Les vies des meilleurs peintres, sculpteurs et architectes. Commentaires d’André Chastel. Thesaurus Actes Sud 2005




    Champagne Arpège 1er Cru Blanc de Blancs

    Synonyme de fête, le champagne, plus que jamais dans le cœur des Français, est apprécié toute l’année, pour célébrer les joyeux événements de l’existence avec, à l’évidence, une apogée lors des festivités de fin d’année. Aussi, permettez-moi de vous adresser mes meilleurs vœux avec le champagne que j’ai eu grand plaisir à déguster à Noël.

    Vigneron depuis 1982, Pascal Doquet a travaillé dans le domaine familial pendant 18 ans avant d’entrer en conflit avec son père qui ne voulait rien changer dans ses techniques culturales anciennes. Pascal, lui, désirait se tourner vers des pratiques respectueuses de la nature, et donc convertir les vignes en agriculture biologique, mettre en avant l’expression des terroirs et des parcelles.

    La rupture survint en 2004, Pascal rachetant les parts de la société familiale, pour appliquer sa philosophie de « viticulture durable » passant en bio dès 2007. Il garde le statut de « récoltant-manipulant » qui ne produit du champagne qu’issu de ses propres vignes, car il a la chance de bénéficier de 8,7 ha, essentiellement sur les magnifiques terroirs très crayeux de la Côte des Blancs, en grand et 1er cru.

    Le champagne est le vin de la civilisation
    Charles-Maurice de Talleyrand
    Bio pur et dur (il est d’ailleurs président de l’Association des champagnes biologiques), il utilise des amendements et composts naturels, des engrais organiques, la protection sanitaire est assurée par des préparations à base d’extraits de plantes et de microorganismes, la chimie naturelle (cuivre et soufre) est réduite au minimum. Les vignes sont labourées et enherbées, des céréales sont plantées entre les rangs, afin de « mobiliser les éléments minéraux ». Les rendements sont contrôlés par la taille et la maîtrise de la vigne. Les vendanges récoltent des raisins à pleine maturité, afin d’éviter la chaptalisation.

    La vinification soignée, 2/3 en cuves d’acier émaillé, 1/3 en fûts de chêne, débute par un pressurage pneumatique horizontal. Les fermentations sont effectuées par les levures indigènes de chaque terroir pour respecter leur identité. L’élevage sur lies s’étend sur 5 mois en cuves, sur 11 en fûts avec un batonnage modéré. La fermentation malo-lactique est systématique, pour diminuer l’acidité. Les vins de réserve, constituant la base qualitative pour les assemblages, comportent 3 récoltes différentes. La mise en bouteille, sans collage, a lieu entre 6 et 12 mois selon les cuvées. Le dosage de sucre après dégorgement à la volée se fait par un apport de moût concentré de raisin en privilégiant les cuvées extra-brut à moins de 4,5 g/l de sucre. La commercialisation des cuvées ne se fait donc qu’au-delà de 4 ans de vieillissement.

    Trois terroirs  pour un 1er cru

    La cuvée Arpège Blanc de Blancs 100 % chardonnay est composée à partir de trois terroirs 1er cru : la vinosité est prodiguée par les argiles riches de Vertus, la finesse par les sols sableux de Villeneuve, la minéralité cristalline par les silex et craies du Mont-Aimé. La contre-étiquette procure des renseignements très précis : raisins cueillis lors des vendanges 2010 (53 %) et 2011 (47 %), mis, non filtrés, en bouteille en mai 2013, dégorgés le 11 octobre 2017, dosé à 3,5 g/l.

    Une texture savoureuse et tonique

    Dans le verre, cette Arpège extra-brut offre un pétillement jaune pâle très clair à reflets verts prasiolite d’une belle brillance, où les bulles se dégagent en fines cheminées, sans discontinuité, et où la mousse trace une écume légère. Des senteurs de fleurs blanches : verveine, tilleul, de fruits jaunes murs : mirabelle, coing émanent du verre complétées par un bouquet mentholé de poivre blanc et de miel. En bouche, la texture savoureuse, tonique, salivante s’affirme et, à mesure que ce vin complexe et racé s’ouvre, émergent des notes minérales de fumé, de craie. La crémosité généreuse, inhabituelle pour un extra-brut, se confirme dans une finale douce, longue, persistante.

    Un vin de gastronomie

    Ce champagne est un merveilleux vin d’apéritif, désaltérant, vivace, frais qui ne surcharge pas l’estomac. Son pétillement mettra en valeur les petits feuilletés au fromage, les gougères, et surtout les rillettes de colin, saumon fumé à la crème fraîche. Mais ce blanc de blancs aux expressions riches et complexes est un vin de gastronomie. Les plats de grande cuisine en sauce feront fête à sa crémosité : huîtres plates chaudes (belons) à la fondue de poireau, filets de turbot sauce champagne, sole à la crème safranée, croustillant de bar au foie gras, oursins en gelée de pomme. Ce champagne réussit un bel équilibre avec de nombreux champignons, plus particulièrement les morilles. Il ne faut pas hésiter à s’aventurer vers des combinaisons plus déconcertantes avec des plats rustiques, tels potée, pot-au-feu, andouillette…

    N’oublions pas que les champagnes extra-bruts ne s’accordent absolument pas avec les desserts sucrés, mais, au contraire de la plupart des vins, accueillent volontiers camemberts au lait cru et coulommiers !

    On n’a jamais autant consommé, ni parlé du champagne. Pierre-Emmanuel Taittinger, président de la maison éponyme, tente d’expliquer ce phénomène : « De plus en plus de consommateurs dans le monde boivent du champagne pour célébrer, parce qu’on n’a plus besoin de célébrer quand c’est dur ».

     

    Champagne Arpège Pascal Doquet
    1er Cru Blanc de Blancs
    51130 Vertus



    Gaillac « Du rat… des pâquerettes » 6102

    Quel couple atypique forment Virginie Maignien, diplômée de l’ESSEC, et Patrice Lescarret ancien comédien et clown qui donnent une interprétation très personnelle du terroir gaillacois grâce à un travail remarquable dans leur vignoble !

    Au nord-est de Toulouse entre les rivières Aveyron et Tarn, Gaillac est une vaste appellation peu connue. On y cultive une multitude de cépages indigènes, des variétés obscures qui permettent de produire une vaste gamme de vins, dont les blancs moelleux sont les plus réputés. Mais les rouges obtenus à partir des cépages ancestraux : braucol, prunelard et surtout duras souvent associés à la syrah, méritent d’être découverts.

    Facétieux, provocateur à la plume acerbe, Patrice Lescarret se décrit ainsi : « Je n’ai bu que du bordeaux jusqu’à l’âge de 16 ans, ça n’aide pas et quand on sait que peu après je passai par l’institut d’œnologie de Bordeaux, on comprendra mes préjugés et mon manque d’objectivité. Heureusement un accident salvateur me frappa d’amnésie ».

    Il travailla ensuite dans des domaines réputés à Sancerre et en Provence avant de s’installer en 1993 à Gaillac au départ sur 8 et maintenant 12 ha, où il s’efforce de mettre à l’honneur les cépages autochtones ancestralement cultivés dans la région.

    Il se plait à stigmatiser « les décrets d’application miteux et poussiéreux tentant d’éviter le pire, mais assurément empêchant le meilleur » qui ont eu raison de sa pugnacité, et impose que la plupart de ses crus soient élevés au rang de vins de table, ce qui interdit la mention de cépages et de millésimes. Si bien qu’il contourne la réglementation en intitulant ses cuvées de duras de noms folkloriques : Du rat… des pâquerettes, Rasdu (il avait même envisagé : Hiroshima mon amour) et en les numérotant : par exemple, 6102 pour 2016 !

    Biologique et  biodynamique

    Le domaine de Causse Marines doit son nom au ruisseau Marines qui délimite le bas de la propriété, l’ensemble du vignoble s’étendant sur un causse (plateau calcaire) sis sur la rive droite du Tarn. Le climat entre influences atlantiques et méditerranéennes est idéal pour la vigne balayée et assainie par le vent d’autan. Les sols caillouteux et calcaires pauvres bénéficient d’une bonne hydrométrie. Toutes les vignes anciennes sont greffées sur place. Les nouvelles plantations issues de sélection massale sont méticuleusement sélectionnées.

    Certifiée en agriculture biologique et maintenant biodynamique (Demeter), la viticulture, interdisant désherbants, insecticides, toute molécule de synthèse, est protégée par la phytothérapie : ortie, prèle, fougère. La totalité du vignoble est vendangée et triée manuellement.

    Rendements très bas de 13 à 30 hl/ha, à « rendre dépressif un banquier et à ulcérer un chilien » selon Lescarret qui poursuit : « Nous mettons un point d’honneur à vinifier et élever nos bébés, sans artifice, ni chimie dégradante ».

    Pour la cuvée « Du rat… des pâquerettes », la température de fermentation, évidemment naturelle, est écrêtée à 28°. Quelques pigeages au pied et une macération de 3 semaines sont effectués. L’élevage sur 6 mois se fait partiellement en vieilles barriques. Collage et filtration sont limités à leur plus simple expression.

    Une bouche séduisante et complexe

    Ce vin de France 100 % duras 2016 paré d’une robe sombre rouge grenat aux nuances violines exhale un bouquet intense de petits fruits noirs : mûre, myrtille, de cerise à l’eau-de-vie, d’épices abondantes dominées par le poivre noir (si bien qu’on peut confondre ce cépage avec la syrah), de réglisse. La bouche séduisante, vive, complexe, charnue et charpentée est garnie de tanins encore un peu fermes compte-tenu de sa jeunesse, mais qui évolueront à l’évidence vers souplesse et finesse. En fin de bouche, apparaissent des arômes de mine de crayon, de cailloux mouillés attestant d’une belle minéralité. Un peu de réduction peut apparaître à l’ouverture nécessitant un carafage.

    Une âme de terroir

    Ce Gaillac (quoique classé en vin de France) charpenté et épicé ouvrira agréablement le repas en compagnie d’un plateau de charcuterie, d’une salade landaise ou de foies de volaille. Mais il s’épanouira à l’évidence grâce à sa prégnance de poivre noir avec des belles viandes rouges poêlées ou grillées, et mieux encore en sauce : agneau de l’Aveyron au romarin, filet de bœuf en croûte aux champignons. Les viandes blanches finement cuisinées l’accueilleront également avec plaisir : millefeuille de veau aux pommes de terre et pommes fruit, mignon de porc et sa compotée de fruits d’automne. Sa complexité, se dévoilant au fil du repas, lui permettra d’encadrer fromages : morbier, cantal, bleu d’auvergne, puis desserts : poires à l’hypocras, figues au vin rouge.

    Pascal Lescarret nous propose, à prix doux, des flacons de plaisir conviviaux reflétant le vigneron, dont la seule conviction est de produire des vins possédant une âme sur un terroir et un chai qui n’ont que faire de la technologie moderne et des poudres de perlimpinpin. Il conclut sur une note humoristique propre au personnage : « On peut faire du bio, sans avoir les cheveux longs, ni fumer la moquette ».

     

    Gaillac « Du Rat…des Paquerettes » 6102 – Domaine Causse Marines – 81140 vieux




    La santé, thème phare du CES de Las-Vegas

    Pour clore le chapitre du CES de Las Vegas (voir Le Cardiologue 408), la tendance était au développement de plates-formes technologiques, d’applications mobiles avec capacités d’alerte en temps réel et infrastructure cloud pour les analyses de données, enjeu majeur des années à venir (deux cents start-ups sur ce thème y étaient présents). 

    L’une des tendances marquantes concerne les soins aux personnes âgées et handicapées avec une volonté notable du maintien à domicile tout en gardant une certaine autonomie. Plusieurs start-ups se sont lancées dans des applications connectées avec analyse comportementale, hébergement cloud des données et traitement analytique.

    La Poste

    La Poste a lancé son application e-santé pour le CES. Elle rassemble tous les suivis médicaux et les données issues d’appareils de santé connectés et devient ainsi un carnet de santé numérique (voir article complet).

    Aladin

    La « lampe » connectée Aladin de Domalys en est le tout premier exemple. Ce système qui se veut B2C (1) ressemble à une lampe murale (il en faut plusieurs dans le lieu d’habitation) détecte les levers nocturnes, les chutes, gère les alertes et la prédiction de la perte d’autonomie ou de certaines pathologies.

    Ce matériel est relié à une application (2) qui collecte les données  et les envoie sur la plate-forme de Prédical qui réalise ensuite des traitements analytiques disponibles pour les utilisateurs.

    Cette technologie (3) associe les principes de la « smart home » (l’une des thématiques essentielles de ce CES 2018) et de la Silver Economy. Elle décèle les changements de comportement (déplacements plus lents, augmentation du nombre de levers nocturnes…) et anticipe l’installation ou le développement de certaines pathologies. Une fois les données récoltées, le comportement est analysé. En cas de comportement inhabituel, les aidants  (proches ou professionnels) reçoivent une notification par l’intermédiaire de l’app mobile qui résume les données de l’incident.

    C’est également en EHPAD où ce système pourrait trouver son marché : suivre chaque résident grâce à l’outil statistiques et analyser son évolution, optimiser la gestion des équipes et améliorer la transmission entre les équipes, détecter les personnes en perte d’autonomie, sécuriser les personnes fragilisées et rassurer les nouveaux résidents notamment lors de la phase d’adaptation au logement.

    L’entreprise Domalys a été sélectionnée par la région Nouvelle-Aquitaine pour représenter les couleurs de la French Tech. Aladin est conçu et fabriqué en France.

    Sensoria health

    La tendance du moment avec les capteurs intégrables dans les vêtements ne se positionne plus uniquement dans le sport. Sensoria fournit une gamme de services de réadaptation à domicile.

    Les mouvements et les cadences sont détectés et agissent sur les exercices, l’utilisation d’une canne ou d’une prothèse.

    Des chaussures « intelligentes » pour diabétiques surveillent la conformité d’un patient au protocole de délestage mécanique prescrit par le clinicien.

    Des alertes en temps réel peuvent être appliquées aux soins actifs, à la prévention primaire et à la prévention secondaire.

    La combinaison de l’accéléromètre et des lectures de pression plantaires permettent de détecter les chutes.

    La capacité fonctionnelle et les tests de mobilité peuvent être suivis et enregistrés à distance.

    iMicroMed

    La température se connecte pour offrir un suivi en temps réel. La jeune startup iMicroMed américaine, qui ambitionne de s’imposer sur le marché des Wearables (4), propose une nouvelle génération de thermomètres intelligents (ThermaPatch) sous forme de patchs qui permettent de monitorer en temps réel et en continu la température. Les données sont émises aux terminaux mobiles afin d’être exploitées par une application qui les met en forme (graphiques). Des conseils sont directement adressés aux aidants. Médecins et personnels hospitaliers peuvent aussi accéder à distance ou sur présentation de ces données afin d’être informés de manière instantanée de tout problème de santé critique.
    Pascal Wolff

    (1) L’expression B2C (business to consumer ou commerce B to C) désigne l’ensemble des architectures techniques et logiciels informatiques permettant de mettre en relation des entreprises directement avec les consommateurs.

    (2) Domalys a noué un partenariat avec Prédical, startup ayant pour mission d’allier analyse scientifique de données et domotique au service du maintien à domicile des seniors isolés.

    (3) PrediCare Technology®, société spécialisée dans les solutions de prévention de la perte d’autonomie des seniors.

    (4) Cette technologie est composée d’un vêtement ou d’un accessoire comportant des éléments informatiques et électroniques avancés.




    CSMF. Organisation territoriale des soins

    La CSMF appelle à miser sur les médecins libéraux

    Pour la Confédération des Syndicats Médicaux Français (CSMF) « l’organisation territoriale des soins ne doit plus être centrée sur l’hôpital, mais sur l’ensemble des acteurs de santé dans les territoires, et tout particulièrement reposer sur les médecins de proximité libéraux, généralistes et spécialistes ».

    Le syndicat estime que « les médecins libéraux sont prêts à s’engager dans une démarche de qualité et de pertinence des soins, tout en préservant les caractéristiques de leur exercice, notamment la prépondérance du paiement à l’acte ».

    Enfin, la CSMF appelle le Gouvernement à mener cette « réforme globale » avec les médecins libéraux et pas « des experts technocrates éloignés de la réalité du terrain ».




    FMF. Désertification médicale

    Une succession de grandes idées et de vœux pieux

    Probablement pressée par la gent politique, qui commence enfin à toucher du doigt le drame de l’absence de médecins de proximité, notre ministre, Mme Buzyn, a souhaité réunir l’ensemble des syndicats médicaux autour d’une charte contre la désertification médicale. Ce ne fut pas difficile, vu l’inanité du contenu de cette charte. Une succession de grandes idées et de vœux pieux, que personne ne peut renier.

    Le seul point intéressant est la proposition d’intégrer les spécialistes autres que généralistes dans l’établissement des zonages régionaux démographiques.

    Le Gouvernement semble enfin avoir compris que la population a besoin de médecins de proximité, quelles que soient leurs spécialités. Et que l’absence de second recours peut aussi constituer un frein à l’installation des généralistes, qui ne veulent pas se retrouver seuls à gérer des pathologies complexes.

    Après, il faut voir ce que Mme Buzyn a l’intention de faire concrètement, mais lorsqu’on apprend  que les seules nouvelles propositions sont de diminuer les charges des médecins retraités actifs et de donner 200 petits euros par mois aux internes qui viendraient faire des stages dans des zones pénuriques, on peut légitimement craindre que cette charte ne reste constituée que de belles paroles.




    SML. Accès territorial aux soins

    Le SML surveillera de près la mise en œuvre de la charte d’accès aux soins.

    Signataire de la charte relative à la mise en œuvre du plan de renforcement de l’accès territorial aux soins, le Syndicat des Médecins Libéraux (SML), souhaite « être proactif aux côtés des Pouvoirs publics sur le dossier de l’accès territorial aux soins » mais, jugeant « que les termes de ce texte ce texte ont été insuffisamment discutés », il entend se montrer « vigilant » et suivre de près son application. Le SML regrette que certaines imperfections, débouchant sur de possibles interprétations ultérieures, n’aient pas été corrigées « de façon à lever toute ambiguïté concernant la place centrale des médecins libéraux dans le dispositif, ou le fait que les mesures de soutien envisagées soient bien ouvertes à toutes les formes d’exercice cordonné et pas uniquement aux MSP bénéficiant de subventions publiques ». Le SML rappelle la légitimité territoriale des URPS pour agir en lien avec les ARS.




    UMESPE. Les Français sont satisfaits des spécialistes libéraux qui sont en plus innovants

    Satisfaits de leurs spécialistes, les Français placent la compétence en priorité absolue

    85 % des Français se déclarent satisfaits des spécialistes libéraux en ce qui concerne le diagnostic de leurs maladies et 75 % sont contents de leur « suivi » (seuls 3 % se déclarent « pas du tout » satisfaits). Tels sont les enseignements d’une étude Viavoice réalisée pour l’Union des MEdecins SPEcialistes confédérés (UMESPE-CSMF), présentée le 24/01/2018.  Les Français estiment à 86 % que les spécialistes libéraux qu’ils connaissent respectent totalement le secret professionnel, qu’ils soignent bien (85 %), que ce sont des personnes de confiance (79 %) et avec lesquelles on se sent bien (72 %). Les indices diminuent toutefois pour le temps d’écoute (63 %) ou l’accompagnement dans la vie.

    Coopérations, délégations de tâches, rémunération à l’épisode de soins

    L’UMESPE-CSMF veut valoriser l’expertise médicale des spécialistes. L’Union nationale des MEdecins SPEcialistes confédérés (UMESPE-CSMF) vient de présenter son projet politique. Balayant un spectre large, le syndicat de Patrick Gasser se montre innovant sur le terrain de la rémunération et de l’exercice. Après ses États généraux de novembre, l’UMESPE-CSMF a présenté son « nouveau contrat social de la médecine pour le XXIe siècle » qui assume des réformes de l’organisation et de la rémunération. Le Dr Patrick Gasser, président du syndicat, se présentera à sa propre succession le 4 mars prochain autour ce programme.




    Transformation du système de santé : les hospitaliers attendent du concret

    Les représentants du monde hospitalier ont accueilli plutôt favorablement le plan pour la « Transformation du système de santé » présenté  par Edouard Philippe, qui a pourtant annoncé une baisse des tarifs hospitaliers qui entrera en vigueur à partir du 1er mars prochain. Une baisse que redoute davantage le secteur privé que le secteur public. 

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    Jacques Lucas (CNOM) : « La formation des médecins doit inclure le numérique »

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    Médecins et patients : la tourmente du numérique

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    Le nouveau président de la Conférence des doyens

    Le Pr Jean Sibilia a été élu président de la Conférence des doyens de facultés de médecine. Il succède pour un mandat de deux ans au Pr Jean-Luc Dubois-Randé qui assurait la présidence de la conférence depuis février 2016. Chef du service de rhumatologie du CHU de Strasbourg, le Pr Sibilia (57 ans) est doyen de la faculté de médecine de cette ville depuis 2011. Il est également directeur adjoint de l’unité INSERM sur l’immunorhumatologie moléculaire depuis 2013 et a été président du Comité National de Coordination de la Recherche (CNCR) de 2012 à 2016.

    © S. Toubon




    Une mission ministérielle sur les soins non programmés

    Agnès Buzyn a chargé Thomas Mesnier (député LRM de Charente) d’une mission relative aux soins non programmés qui s’inscrit dans le prolongement du plan de lutte contre les déserts médicaux. Après un état des lieux de la « diversité d’organisations professionnelles » existantes, Thomas Mesnier devra recueillir « les attentes des usagers et des professionnels intéressés à cette prise en charge », en particulier les généralistes et les urgentistes, puis « identifier les freins à lever et les conditions de réussite  réunies pour organiser territorialement l’accès à ces consultations de soins non programmés, notamment portées par les organisations de soins primaires ».

    La ministre l’invite également à faire des recommandations concernant « l’articulation de l’offre de consultations non programmées avec le dispositif de PDSA ». Il devra aussi proposer des « éléments que pourrait intégrer un cahier des charges national » relatif aux centres de soins non programmés, « afin de déterminer les attendus minimaux de telles structures ainsi que leurs conditions de portage et de fonctionnement », en en précisant le modèle économique, distinguant notamment coût de lancement et coûts de fonctionnement courant. Les conclusions de Thomas Mesnier devront être assorties de « propositions concrètes permettant la mise en œuvre par les ARS ».




    8 expérimentations organisationnelles en cours intégrées au nouveau cadre

    Le projet de décret précise la procédure permettant à 8 expérimentations en cours d’être très intégrées au nouveau cadre expérimental avant l’automne prochain. Il s’agit du parcours de santé des Personnes Âgées En Risque de Perte d’Autonomie (PAERPA), du parcours de soins et la prise en charge des personnes atteintes d’insuffisance  rénale chronique, du parcours de soins et de la prise en charge des personnes atteintes d’affections cancéreuses traitées par radiothérapie externe, de l’hébergement temporaire non médicalisé (hôtels hospitaliers), de la prise en charge et du suivi des enfants présentant un risque d’obésité, de la vaccination antigrippale par les pharmaciens, de la prise en charge de jeunes présentant une souffrance psychique et de la prise en charge des personnes souffrant de douleurs chroniques.




    Expérimentations organisationnelles : le nouveau cadre se précise

    L’article 51 de la Loi de Financement de la Sécurité Sociale (LFSS) pour 2018 prévoit la possibilité d’expérimenter pour 5 ans maximum de nouveaux modes d’organisation des soins en dérogeant au cadre actuel. Un projet de décret soumis à concertation, et qui viendra en application de cet article, précise le cadre de ces futures expérimentations organisationnelles innovantes du système de santé.

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    ANDPC : Le bilan 2017

    L’année dernière, l’ANDPC a enregistré 2 012 organismes, contre environ 3 000 avant la réforme du dispositif de juillet 2016.

    Succédant à cette occasion à l’Organisme Gestionnaire de DPC (OGDPC), la nouvelle agence a en effet renforcé le contrôle de la qualité des actions et des organismes de DPC. Près d’un tiers des organismes a ainsi été refusé l’année dernière. Si certains ont renoncé d’eux-mêmes, 506 organismes ont vu leur dossier rejeté pour des raisons tenant notamment au périmètre du DPC ou à un manque d’assise scientifique. Désormais, les organismes ont une nouvelle identité visuelle, avec un sigle ODPC accolé à leur numéro d’enregistrement permettant aux professionnels de les identifier facilement.

    En 2017, l’agence a comptabilisé 15 282 actions de DPC, contre 28 971 en 2016. ces actions font désormais l’objet d’un double contrôle. Une vérification a priori juge de la pertinence, de la cohérence de la thématique, du résumé, de l’adéquation avec les orientations nationales, du public visé, etc.). Sur 10 190 actions analysées, 74 % ont été publiées, 20 % rejetées et 6 % retirées après publication. Un contrôle de deuxième niveau est effectué par les Commissions Scientifiques Indépendantes (CSI) pour chaque profession concernée. Les CSI n’ont pu analyser que 10 % des actions en 2017 et sur 1 773 évaluations notifiées, 47 % étaient favorables.

    En mars, l’ANDPC va déployer une plate-forme qui permettra aux professionnels participant à une action de formation de signaler des dysfonctionnements, ce qui peut s’apparenter à un troisième contrôle.




    Les 5 axes prioritaires de l’ANDPC

    La directrice générale de l’Agence Nationale du Développement Professionnel Continu (ANDPC), Michèle Lenoir-Salfati, et son président, Éric Haushalter, ont présenté les objectifs de l’agence et les cinq axes prioritaires retenus pour 2018 pour améliorer la qualité de l’offre de DPC.

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    Pour une transformation globale du système de santé

    « Ce que je souhaite, c’est une réforme globale pour adapter notre système de santé. Je suis venu aujourd’hui enclencher, avec la ministre des Solidarités et de la Santé, le mouvement de transformation qui devra dessiner une vision de notre futur système de santé autour de cinq chantiers. » C’est ainsi que s’est exprimé le Premier ministre, Edouard Philippe, en présentant, avec Agnès Buzyn, la « Stratégie de transformation du système de santé ». 

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    Une mission ministérielle sur les soins non programmés

    Agnès Buzyn a chargé Thomas Mesnier (député LRM de Charente) d’une mission relative aux soins non programmés qui s’inscrit dans le prolongement du plan de lutte contre les déserts médicaux. Après un état des lieux de la « diversité d’organisations professionnelles » existantes, Thomas Mesnier devra recueillir « les attentes des usagers et des professionnels intéressés à cette prise en charge », en particulier les généralistes et les urgentistes, puis « identifier les freins à lever et les conditions de réussite  réunies pour organiser territorialement l’accès à ces consultations de soins non programmés, notamment portées par les organisations de soins primaires ». La ministre l’invite également à faire des recommandations concernant « l’articulation de l’offre de consultations non programmées avec le dispositif de PDSA ». Il devra aussi proposer des « éléments que pourrait intégrer un cahier des charges national » relatif aux centres de soins non programmés, « afin de déterminer les attendus minimaux de telles structures ainsi que leurs conditions de portage et de fonctionnement », en en précisant le modèle économique, distinguant notamment coût de lancement et coûts de fonctionnement courant. Les conclusions de Thomas Mesnier devront être assorties de « propositions concrètes permettant la mise en œuvre par les ARS ».




    Les 6 chantiers structurants

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    Accès aux soins : le point sur six chantiers « structurants »

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    CES Las Vegas : une french tech en forme

    Rendez-vous incontournable de la high-tech mondiale depuis 51 ans, le Consumer Electric Show (CES) s’est tenu à Las Vegas du 9 au 12 janvier derniers. Les français n’étaient pas en reste cette année en étant la troisième présence mondiale derrière les Etas-Unis et la Chine avec 365 entreprises et structures exposantes.

    Quatre secteurs ont été représentés par la high-tech française : la maison connectée (près de 70 exposants), la santé (près de 50), les services aux entreprises (35) et les transports (31).

    Pour la French Tech, c’est plus largement la « deep tech » (intelligence artificielle, robotique, internet des objets, biotechnologies, nanotechnologies), qui sort son épingle du jeu avec quelques belles réussites, telles que Criteo, Zenly et Talend pour le secteur des données, ou encore SigFox, Devialet et Wandercraft pour l’internet des objets.

    CardioNexion

    Cela fait plus de trois ans que @-Health, une entreprise aixoise, travaille sur son projet technosanté CardioNexion. Vingt-quatre mois de recherche et développement ont été nécessaires afin que ce dispositif soit opérationnel dans sa première version. En le présentant au CES, la société entend démontrer la pertinence de son outil de surveillance de l’activité cardiaque face aux investisseurs américains et trouver des partenaires potentiels outre-Atlantique, mais également en Inde et en Asie.

    Ce dispositif médical connecté permet un dépistage et une analyse précoces, en temps réel et en continu, de l’ensemble des pathologies cardiovasculaires.

    En présentant CardioNexion, @-Health veut devenir un acteur de premier plan dans la lutte contre les maladies cardiovasculaires, première cause de mortalité dans le monde.

    Temps réel et efficacité

    CardioNexion permet de détecter et prévenir avec certitude toute pathologie ayant comme premier signe une modification du rythme cardiaque, mais également la mort subite du nourrisson, la grippe, l’apnée du sommeil… Et ce, bien avant que les premiers symptômes n’apparaissent.

    CardioNexion permet au médecin traitant de prescrire un traitement adapté et d’en contrôler son efficacité en temps réel. L’anticipation est donc une vraie révolution dans l’approche des thérapeutiques.

    Ce dispositif ambulatoire et autonome se présente sous la forme d’un T-shirt ou d’un soutien-gorge doté de capteurs qui surveillent en temps réel de nombreuses données (fréquence cardiaque, le rythme respiratoire, le positionnement dans l’espace, la température,…).

    Les données anonymisées sont recueillies 24h/24 et envoyées via le smartphone du patient vers des serveurs sécurisés où elles vont être analysées puis acheminées vers une plate-forme de surveillance, véritable centre  de veille avec plusieurs niveaux d’alerte et d’interprétation.

    Si un problème potentiel est décelé, le médecin du patient est alors prévenu.

    TEAM 8

    A l’heure où l’on parle d’une problématique évidente des enfants hyperconnectés, on peut être dubitatif sur la montre connectée Team8 destinée à des enfants de 5 à 12 ans. Avec celle-ci, votre chérubin pourra créer et gérer son propre super-héros (nom, costume, capacités, etc.) et pourra l’utiliser dans de nombreux jeux. S’il en a la possibilité, il pourra relier sa montre à celle de sa sœur ou de son copain et,  ainsi, s’opposeront leur propre héros !

    Mais pour  que toutes ces activités aient un sens,  les super-héros auront besoin de se nourrir, et ce à partir de la force de vie des enfants : plus l’enfant fera des exercices et plus leur héros deviendra fort. Il fallait y penser !

    L’application devrait aider les parents à contrôler le poids de leurs enfants, un appareil photo sera utilisé pour enregistrer la nourriture des enfants, collecter des points et vérifier via le code barre et en cas d’allergies, si le produit peut être mangé. Elle enverra des rappels pour l’observance du traitement et aidera sur de nombreux autres problèmes de santé.

    La Poste eSanté

    La Poste a présenté au salon CES une application de e-Santé sur smartphones et tablettes permettant de centraliser les données de santé collectées par des objets connectés et de les traiter par des envois d’alertes ou des transferts aux professionnels de santé.

    Cette application a pour vocation d’enregistrer les données de santé et le calendrier vaccinal, de centraliser l’ensemble des données récoltées par les objets connectés (tensiomètre, pèse-personne, pompe à insuline,…), d’envoyer des alertes en cas de dépassement de seuils adaptés au profil du patient et de partager les informations récoltées avec le médecin traitant.

    Un « carnet de santé numérique »

    L’ambition de La Poste est de faire de cette application gratuite une « nouvelle forme de carnet de santé numérique » (nommée plus précisemment ENS ou Espace Numérique de Santé) avec pour objectif « un lien numérique entre le domicile, le patient, l’hôpital, et la médecine de ville, en zone médicale dense aussi bien que dans des déserts médicaux ».

    La particularité par rapport aux autres applications (qui sont nombreuses) est que tous les objets connectés peuvent y transférer leurs données, et peu importe la marque car La Poste eSanté a obtenu la certification mHealth Quality.

    Des tests cliniques sont menés en ce moment par plusieurs établissements hospitaliers, dont l’Ircad, l’IHU de Strasbourg, l’Institut Hartmann, l’hôpital Bichat et l’Institut Giptis à Marseille, sur les maladies rares.

    D’autres services

    L’application La Poste eSanté permettra également d’accéder à une large gamme de services qui pourront aller « de la prévention santé, la détection à distance des chutes et le suivi postambulatoire à domicile, jusqu’à la commande en ligne de repas, de services du quotidien, de biens culturels ».

    “Visible Patient”

    A Las Vegas, des démonstrations seront présentées sur l’utilisation de l’espace numérique santé de La Poste par la start-up Visible Patient qui propose un service en ligne de modélisation 3D permettant à un expert médical de disposer d’un clone virtuel réalisé à partir d’une image scanner ou IRM.

    Pascal Wolff




    Anciens numéros – 2018

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    Le best of des grandes études 2017 – 1ère partie

    Coordination rédactionnelle du Docteur Robert Haïat, président honoraire de la Société Française de Cardiologie

    1. Facteurs de risque cardiovasculaire

    HTA – Dyslipidémies – Tabac – Obésité

    2.Diabète

    3. Prévention secondaire

    4. Cardiologie générale

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    Accord franco-chinois sur la santé numérique

    Lors de la visite d’Etat d’Emmanuel Macron en Chine, Agnès Buzyn a rencontré les principaux acteurs locaux de la santé et son homologue chinois, Li Bin.

    Un accord a été signé qui « encourage » la promotion de l’innovation, de la santé numérique, de la recherche clinique et de l’intelligence artificielle (IA) en santé. Lors d’une déclaration conjointe à la presse organisée au Forum IA de Pékin le 9 janvier, Emmanuel Macron avait déjà posé les jalons d’une coopération franco-chinoise en matière de recherche scientifique, notamment pour mettre l’IA au service des « personnes dépendantes ».




    Autorisation pour l’implantation de valves aortiques percutanées

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    CardioDom : pour la télésurveillance des insuffisants cardiaques

    Il y a quelques semaines, le groupe d’hospitalisation privée Elsan a annoncé par voie de communiqué l’ouverture du service CardioDom afin d’assurer la télésurveillance des personnes atteintes d’insuffisance cardiaque chronique. 

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    Nouveau directeur général de la Santé

    Le Pr Jérôme Salomon (49 ans), spécialiste des maladies infectieuses et de santé publique à l’hôpital Raymond-Poincaré (AP-HP) de Garches (Hauts-de-Seine), a été nommé Directeur Général de la Santé (DGS) à compter du 8 janvier.

    Celui qui a participé au groupe de travail sur la santé d’Emmanuel Macron durant la campagne présidentielle succède à Benoît Vallet (58 ans), lequel a été nommé à la même date conseiller maître à la Cour des Comptes. Benoît Vallet a effectué l’essentiel de sa carrière médicale au CHU de Lille où il a notamment été chef du pôle d’anesthésie-réanimation et président de la CME.

    D’avril 2013 à mai 2015, il a été conseiller chargé de la sécurité sanitaire au cabinet de Marisol Touraine.




    La Stratégie Nationale de Santé pour les 5 ans

    La toute fin de l’année 2017 a vu la parution au Journal Officiel d’un décret ministériel fixant la Stratégie Nationale de santé pour la période 2018-2022. Une vingtaine d’indicateurs permettront d’en évaluer les résultats.

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    Chirurgie ambulatoire : + 2,5 % en 2017

    Lors des journées nationales de chirurgie ambulatoire, la Directrice Générale de l’Organisation des Soins (DGOS), Cécile Courrèges, a indiqué que les cibles de progression de la chirurgie ambulatoire ont été atteintes l’année dernière avec une hausse de 2,5 % sur les sept premiers mois par rapport à 2016, le taux de chirurgie ambulatoire s’établissant ainsi à 56,8 %. Après avoir dépassé le taux de 50 % en 2015, a souligné Cécile Courrèges, « il nous faut maintenant rester sur la même dynamique pour franchir la barre des deux tiers et atteindre l’objectif de 70 % fixé en octobre dernier par la ministre de la Santé ».

    De son côté, la Caisse Nationale d’Assurance Maladie des Travailleurs Salariés (CNAMTS) propose de nouvelles actions pour aider les établissements à développer l’ambulatoire. Elle a signé avec la Société Française d’Anesthésie et de Réanimation (SFAR) et l’Association Française de Chirurgie Ambulatoire (AFCA) une convention qui « vise à développer des travaux communs et des démarches communes par la définition d’actions afin de favoriser l’accompagnement des professionnels et la diffusion des bonnes pratiques de prise en charge en chirurgie ambulatoire ». Une première initiative du plan d’action 2018 va consister à évaluer l’efficacité d’un accompagnement des établissements de santé prévus pour être mis sous Mise  Sous Accord Préalable (MSAP) pour la cure de la hernie inguinale à l’aide d’un chemin clinique élaboré par plusieurs sociétés savantes, lequel sera évalué de façon prospective sur le taux de chirurgie ambulatoire, mais aussi sur les admissions de la nuit et les réadmissions à 30 jours. Une comparaison sera faite entre les établissements mis sous MSAP et ceux sous accompagnement avec chemin clinique. Ce premier chemin clinique sera publié sous trois mois et devrait être suivi par d’autres. Pour la CNAMTS, il s’agir « d’offrir une nouvelle dynamique à la chirurgie ambulatoire », qui s’inscrit dans les propositions de court et moyen termes pour améliorer « la qualité et l’efficience du système de soins ».




    Négociation conventionnelle : un avenant décisif pour la télémédecine

    La deuxième année de fonctionnement de la dernière convention médicale voit revenir autour de la table les syndicats représentatifs signataires (MG France, FMF, Le Bloc, SML) et la CSMF non signataire, pour négocier un avenant portant sur la télémédecine et plus précisément sur les actes de téléconsultations et de téléexpertise.

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    Hausse du forfait hospitalier

    Chaque début d’année nouvelle est généralement marqué par une série d’augmentations… Le monde de la santé n’échappe pas à la règle. Ainsi, depuis le 1er janvier, le forfait hospitalier passe à 20 euros (+ 2 euros). Cette hausse (la première depuis 2010) s’inscrit dans l’ensemble de mesures d’économies à réaliser en 2018 sur les dépenses d’Assurance Maladie annoncées en septembre dernier. Elle doit permettre une augmentation des recettes de 200 millions d’euros pour la Sécurité Sociale.




    Traité de médecine vasculaire – tome 2

    Réalisé sous l’égide de la Société française de médecine vasculaire, du Collège des enseignants de médecine vasculaire et du Collège français de pathologie vasculaire, ce traité a pour ambition de regrouper l’ensemble des connaissances actuelles sur la discipline au sein d’un ouvrage de référence.

    Très richement illustré, construit en deux volumes, ce précis de médecine vasculaire propose une mise au point sur des pathologies auxquelles sont  confrontés quasi quotidiennement les cardiologues que nous sommes tout autant que de nombreux praticiens, internistes, chirurgiens vasculaires, radiologues ou dermatologues.

    Le premier tome, dont nous avions précédemment rendu compte, aborde  les données de base sur l’athérosclérose (anatomopathologie, physiologie, biologie, séméiologie) et décrit les maladies artérielles.

    Divisé en huit parties, ce deuxième volume étudie les diverses pathologies veineuses, lymphatiques et microcirculatoires et fait le point sur la prise en charge thérapeutique du patient vasculaire.

    Plus de cent pages sont notamment consacrées à la maladie thromboembolique veineuse avec une description particulièrement poussée des techniques de diagnostic ultrasonique et des modalités diagnostiques et thérapeutiques de l’embolie pulmonaire.

    Viennent ensuite l’insuffisance veineuse profonde et superficielle avec un développement spécifique du traitement endoveineux des différentes formes de varices.

    Mais c’est dans la description des manifestations microcirculatoires des connectivites et des vascularites systémiques que l’ouvrage affirme son originalité tant pour leur étude clinique précise et didactique que pour l’énoncé exhaustif des possibilités thérapeutiques du moment sur ces pathologies moins courantes et moins souvent abordées.

    La dernière partie, consacrée à la thérapeutique, est particulièrement dense : de la pharmacologie vasculaire des médicaments concernés aux traitements chirurgicaux et endovasculaires, en passant par l’éducation thérapeutique et terminant sur les recommandations en vigueur, tout concourt à faire de ce livre une somme exhaustive des connaissances sur la discipline concernée.

    Ayant mobilisé 160 auteurs, sollicités pour leur expertise en tant qu’enseignants ou médecins vasculaires, ou praticiens issus d’autres spécialités, coordonnés par un comité de rédaction de dix-huit médecins vasculaires, ce traité est désormais incontournable pour tous les spécialistes amenés à prendre en charge des patients vasculaires.

    Il est dédié à la mémoire de François Luizy, ce médecin vasculaire pionnier des ultrasons dans notre pays qui a donné à la discipline ses lettres de noblesse et s’est investi jusqu’au bout dans l’écriture et l’illustration de ce livre de référence ; François, qui a travaillé à plusieurs reprises pour Le Cardiologue, était notre ami, nous aussi saluons très respectivement sa mémoire.

    Auteurs : Société française de médecine vasculaire, Collège des enseignants de médecine vasculaire, Collège français pathologie vasculaire

    Editeur : Elsevier Masson

    Pagination : 952 pages – Format : 210×297 mm

    Prix public : broché : environ 200,00 €

    format Kindle : 135,99 €




    Urgences en cardiologie, la MCU nouveauté 2018

    La valorisation des actes pratiqués en urgence par le cardiologue n’est facturable que sous deux conditions cumulatives : celle du caractère urgent ou soupçonné urgent de l’état du patient et celle de réalisation de la consultation (Nomenclature Générale des Actes Professionnels) ou de l’acte technique (Classification Commune des Actes Médicaux), pendant certaines périodes limitées les dimanches, jours fériés et la nuit.

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    Numerus clausus à 8 205 en 2018

    Un arrêté paru au Journal Officiel le 29 décembre dernier fixe à 8 205 le nombre d’étudiants qui seront admis en deuxième année des études de médecine cette année. Avec 81 places supplémentaires, le numerus clausus enregistre donc une hausse de 1 % par rapport à 2017. Cette hausse ne concernent que certaines facultés de médecine : Aix-en-Provence (+ 10 places), Antilles (+ 10), Besançon (+ 5), Brest (+ 5), Corse (+ 3), Grenoble Alpes (+ 5), Guyane (+ 5), Limoges (+ 4), Lyon (+ 15), Montpellier (+ 8), Reims (+ 6) et Saint-Etienne (+ 5).




    L’essentiel de la SNS

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    En direct de l’UMESPE : recertification des médecins, ce qui nous attend

    Au Congrès de l’Ordre des médecins, l’annonce a fait grand bruit. « Nous allons prochainement mettre en œuvre la recertification », a déclaré Agnès Buzyn, qui va lancer une mission avec la ministre de l’Enseignement supérieur. 

    Répondant favorablement à une requête de l’Ordre, la ministre de la Santé marche ainsi sur les pas de Manuel Valls, qui s’y était engagé lors de la Grande Conférence de santé, début 2016. L’idée n’est pas nouvelle : elle revient régulièrement depuis la fin des années 1990, s’imposant chaque fois un peu plus.

    Décryptage de ce qui attend les médecins. La recertification est « la reconnaissance positive du maintien d’un niveau de compétence au regard de critères prédéterminés par la profession ».

    Cette recertification serait basée sur quatre piliers : le DPC, l’analyse de l’activité du médecin au regard des référentiels définis par les collèges de spécialité, le portfolio (actions de FMC accomplies, participations à des congrès, diplômes universitaires) et la répartition des activités (temps et mode d’activité).

    Qui sera concerné ? A priori, tous les médecins, libéraux comme salariés, spécialistes comme généralistes.

    Qui sera aux commandes ? C’est la grande question et la principale pierre d’achoppement jusqu’ici.

    La carotte ou le bâton ? Dans son projet, chaque recertification déclencherait : pour les libéraux, une rémunération spécifique ; pour les hospitaliers, une valorisation statutaire. Une non-recertification entraînerait une proposition de remise à niveau par le collège, en concertation avec la faculté.




    SML – Rémunération sur objectifs de santé publique

    Le SML presse les partenaires conventionnels d’accélérer le déploiement de la rémunération sur objectifs de santé publique (ROSP), qui sera prochainement ouverte aux endocrinologues, à toutes les spécialités

    Depuis sa création dans la convention médicale en 2011, seules cinq spécialités ont pu accéder à la rémunération sur objectifs de santé publique destinée à valoriser l’engagement des médecins libéraux dans la santé publique et la prévention. Le SML juge que c’est très insuffisant au regard de la trentaine d’autres spécialités qui devraient également en bénéficier. Le rythme de déploiement est trop lent !

    Au moment où le Gouvernement élabore une nouvelle Stratégie nationale de santé qui fait la part belle à la prévention, le SML regrette que les médecins nutritionnistes dont l’activité est principalement tournée vers la prévention du diabète, en plus de la lutte contre l’obésité, n’aient pas été associés à cette nouvelle ROSP. Au-delà, le SML estime urgent que les partenaires conventionnels s’attellent à une généralisation du dispositif et surtout que l’Assurance Maladie cesse de « chipoter » les moyens qu’elle y engage. L’amélioration de la santé publique par la mise en œuvre de la prévention ne peut pas s’envisager sans un réel effort d’investissement lequel se traduira par des soins et hospitalisations évités, donc des économies à moyen et long terme.

    Les réticences de l’Assurance Maladie à investir trouvent un exemple concret dans la ROSP des endocrinologues où la rémunération prévue est loin d’être suffisante. Les endocrinologues attendaient mieux.

    Le SML souhaite qu’un calendrier soit rapidement élaboré afin de donner à toutes les spécialités une vision précise du déploiement des ROSP.




    Les chantiers de 2018

    Un premier éditorial de l’année est traditionnellement voué à formuler quelques vœux pour l’exercice à venir.

    Mes premiers souhaits vont donc au corps médical dans son ensemble, rasséréné l’an passé par une alternance politique inattendue et inédite qui aura, pour nous, consacré la fin d’un monde ancien – du moins l’espère-t-on – lequel ne laissera, au bilan, d’autre sentiment que celui d’un quinquennat perdu. S’il existe un chantier majeur, à même de fédérer les énergies en 2018, il s’agit du virage ambulatoire intéressant les deux composantes, libérale et hospitalière, de la profession. Or, au-delà des propos de tribune, le chantier n’en est pas encore ouvert, je veux dire, clairement ouvert avec un maître d’ouvrage clairement désigné, État ou Assurance Maladie. Mais pas les deux. A-t-on jamais vu engin de chantier doté de deux volants ?

    A-t-on jamais vu engin de chantier doté de deux volants ?
    Je voudrais ensuite exprimer auprès de la communauté cardiologique, et singulièrement libérale, l’espérance d’une normalisation de nos relations contractuelles avec la tutelle ministérielle, avec nos financeurs AMO et AMC et avec nos partenaires institutionnels (HAS, …). La question posée en ce début d’année est celle d’une éventuelle signature conventionnelle par la CSMF, dernière organisation à n’avoir pas encore rejoint la table des adhérents. Il y a, à mon avis, rigoureusement autant de raisons militant en faveur d’une signature que d’arguments inverses. Le contexte a, certes, changé, … mais il ne s’agit que de contexte ; confirmation de l’inflexion doit être donnée dans les actes.

    A l’inverse, les raisons du refus initial perdurent : l’article 99 de la LFSS 2017, autorisant les directeur de l’UNCAM à statuer unilatéralement sur les honoraires d’une spécialité n’a toujours pas été rapporté ; or il constitue la négation de toute vie conventionnelle respectueuse. L’espace de liberté tarifaire pour tous a été réfuté par le même interlocuteur, et rien n’est en vue sur la valorisation financière de l‘expertise, pourtant indispensable au parcours de soins des malades dits « complexes ».

    Négocier l’organisation et la tarification de la télémédecine ? Mais le statut de non-signataire n’exclut pas de la qualité de « partie » à la négociation et il est peu probable que les tarifs échappent, en l’occurrence, à l’autorité gouvernementale. Sur ce sujet comme sur d’autres, notre assemblée générale statutaire aura à livrer un avis.

    Mes derniers vœux vont enfin à chacun d’entre vous : santé et qualité de vie, évidemment (les deux étant liées) ; prospérité et sérénité (idem) ; pugnacité et fidélité à nos valeurs partagées. Bonne année à tous.




    Négociation conventionnelle : pourquoi le SML a rallié la convention

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