Le seuil des 3 000 morts franchi en France

(APMnews) – Très exactement « 3 024 décès sont observés en milieu hospitalier depuis le 1er mars » à cause de l’épidémie de Covid-19, contre 2.606 comptabilisés dimanche, a annoncé le directeur général de la santé (DGS), Jerôme Salomon, lors de son point presse quotidien, lundi soir.

Jérôme Salomon a souligné que « plus de 21 000 personnes sont actuellement hospitalisées pour une infection Covid« .

En outre-mer, la direction générale de la santé comptabilise 148 hospitalisations, dont 30 en réanimation, 41 retours à domicile de personnes guéries, et sept décès, dont trois en Martinique et quatre en Guadeloupe.

Par ailleurs, 5 100 personnes sont en réanimation. Jérôme Salomon a précisé que 34 % ont moins de 60 ans (dont 64 ont moins de 30 ans, soit quatre de plus que dimanche), et 59 % sont âgées de 60 à 80 ans.

« Aujourd’hui [lundi], le nombre d’entrées en réanimation est de 475 patients« , a-t-il déclaré, soit « 9 % de plus« . Il a répété que « c‘est ce nombre quotidien d’entrées en réanimation qui est le plus important à surveiller, pour prédire notre capacité à prendre en charge les malades les plus graves, mais surtout parce qu’il reflète la cinétique de l’épidémie et son impact le plus préoccupant sur le système de santé« .

« C’est ce nombre quotidien d’entrées en réanimation, mais aussi d’admissions hospitalières, que nous allons analyser pour évaluer l’impact du confinement national que nous vivons« , a-t-il insisté.

Il a rappelé qu’après avoir « mobilisé toutes les capacités« , les places en réanimation étaient passés de 5 000 « à 7 000, puis 8 000, et nous visons 10 000« .

De plus, « les services des urgences ont renseigné 3 169 passages, hier [dimanche], versus 2 939 le jour précédent, ce qui représente 20 % de l’activité totale pour suspicion d’infection Covid » et « nous observons 37 % d’hospitalisation après ces passages et 3 % d’hospitalisation directe en réanimation« , a également annoncé le DGS.

De son côté, SOS Médecins a signalé 1 953 interventions pour suspicion de Covid-19, contre 2 423 samedi, ce qui représente 23 % de l’activité totale.

En regard du nombre de décès déplorés, le DGS a aussi tenu à annoncer que « 7 924 personnes sont sorties guéries de l’hôpital depuis le 1er mars« .

La flotte gouvernementale pour rapatrier soignants et respirateurs

Jérôme Salomon a rappelé que l’Etat avait mobilisé l’ensemble de ses moyens, notamment pour permettre le transfert de patients graves afin de décharger les zones les plus touchées et les établissements les plus en tension.

Il a donné l’exemple de la mobilisation de « la flotte gouvernementale »: « L’Etat dispose de plusieurs types d’avion [qui] ont opéré plusieurs vols à la demande de la cellule de crise sanitaire la semaine dernière. Cela a permis notamment le retour rapide de deux équipes du Samu en Lorraine« . Ces deux équipes avait encadré l’évacuation de patients par TGV médicalisé vers Bordeaux, a-t-il rapporté. « Cela a aussi permis de récupérer au plus vite huit respirateurs avec lesquels ces équipes étaient parties pour en faire profiter très vite d’autres patients en Lorraine« , a-t-il complété, précisant que « ces opérations sont amenées à se répéter au cours des prochaines semaines« .

Le DGS a également évoqué « la montée en puissance » du nombre de tests de diagnostic, avec « cette semaine plus de 20 000 tests par jour« . Il a évoqué « la complexité pour réaliser ce test, puisque nous sommes confinés, que nous demandons aux gens de ne pas se déplacer, de ne pas aller dans un laboratoire« . Néanmoins, il a cité un chiffre remonté des laboratoires de ville, qui ont effectué 24 764 tests, dont 7 365 ont été positifs, ce qui représente 30 % de positivité.

« Il y aura probablement une nouvelle génération de tests de recherche de virus qui va arriver, probablement des tests plus faciles« , a-t-il espéré.

Près de 157 000 patients guéris dans le monde

Au niveau international, 177 pays rapportent 745 000 cas, a-t-il rapporté. Près de 157.000 patients sont guéris.

Le plus grand nombre de cas dans le monde se trouve aux Etats-Unis, avec plus de 144 000. L’Italie en compte près de 98 000, l’Espagne plus de 85 000, l’Allemagne 64 000 et l’Iran 41 500.

Le total des décès dans le monde s’élève à 35 300.

« L’Italie et l’Espagne sont les pays qui rapportent le plus grand nombre de décès devant la Chine : 10 710 morts en Italie, 7 340 en Espagne, plus de 3 300 en Chine et plus de 2 750 en Iran« , a-t-il énuméré.

« Les Etats-Unis observent aussi une forte augmentation du nombre de décès avec 2 572 décès. »




Publicité et vente en ligne de médicament : le droit européen ne s’oppose pas au droit national

L’avocat général de la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) a estimé fin février, en réponse à une question préjudicielle de la cour d’appel de Paris, que les textes européens ne s’opposent pas à la réglementation d’un Etat membre interdisant la publicité pour les services de vente en ligne de médicaments fournis par une pharmacie établie dans un autre Etat de l’Union. [En savoir plus]




Mobilisation générale de la cardiologie libérale… sans protection !

Par Marc Villaceque, Président du Syndicat National des Cardiologues (SNC)

Quelque-soit la gravité et le problème de santé public, l’État trouve toujours une seule et même solution : l’hôpital. Que faut-il faire ou dire pour que l’état reconnaisse, considère et prenne en compte le travail de la cardiologie libérale ? Voir mon intervention sur BFMTV sur la sous-utilisation des cardiologues et des cliniques dans certaines régions.

Dès le début du confinement lié à l’épidémie du COVID-19, la cardiologie libérale s’est réorganisée, pour adapter son fonctionnement sur tout le territoire et répondre aux besoins de santé impératifs de tous les patients. En appliquant le principe de distanciation sociale pour éviter la transmission de la maladie, elle n’a pas hésité à reporter toutes ses consultations non urgentes, même dans les territoires moins touchés.

Nous sommes bien sûr au service de la population, mais comment peut-on comprendre et accepter, alors que toutes les entreprises ont accès à des aides publiques, qu’aucune n’aide n’ait été actée pour les médecins libéraux ? Nous continuons à prendre en charge nos concitoyens âgés et (ou) fragiles sans protection et à perte, alors que d’autres professions exercent leur droit de retrait…

Nous déplorons vivement partout dans le pays, malgré nos alertes quotidiennes auprès de l’État, la pénurie persistante et incompréhensible de masques.

Chers amis cardiologues libéraux, comme malheureusement tous les autres médecins libéraux, nous sommes bien seuls et oubliés des pouvoirs publics, face à cette crise. L’heure n’est pas à la division, à la critique, au pugilat, mais au contraire à la cohésion, à l’union, à l’entraide, à la solidarité et au soutien de nos confrères en difficultés. N’hésitez pas à vous organiser avec d’autres cabinets, à tester la téléconsultation, la télésurveillance, la télexpertise. Soyons ingénieux et créatifs, et partageons nos idées.

C’est dans ce sens que le Syndicat organise tous les jours des réunions par visoconférence interactive sur :

  • le Covid,
  • la téléconsulation, la télésurveillance,
  • la protection sociale du médecin (prévoyance, mutuelle…),
  • et des formations sur l’echographie, sur cœur et sport…

Vous pouvez vous inscrire sur le site FormatCoeur dédié aux formations du Syndicat : https://formatcoeur.fr/

Retrouvez le planning de nos formations au mois d’avril en annexe de cette circulaire (à retrouver ci-dessous ou à télécharger ici).

Si nous devons sortir de cette crise sanitaire, économique et politique, ce ne sera qu’ensemble que nous y arriverons.

Protégez vos patients, votre personnel, vos proches et vous-même.

Soyons solidaires.




Les Etats-Unis autorisent un test de dépistage capable de détecter le virus en 5 minutes

Alors que la France fait face à une situation délicate en raison du manque de tests de dépistage du Covid-19, les Etats-Unis ont récemment autorisé un nouveau procédé qui permettrait de livrer de premiers résultats en cinq minutes seulement. C’est le fabricant américain de matériel médical Abbott qui a mis au point un laboratoire miniature, le présentant comme « le moyen de détection le plus rapide à l’heure actuelle ». Un outil pratique, qui devrait permettre de soulager les hôpitaux et laboratoires car il sera proposé dans davantage de lieux, comme les pharmacies. [En savoir plus]




Microsoft ouvre une école de techniciens en intelligence artificielle au CHU de Nancy

(TicSanté) – Le CHU de Nancy, l’entreprise de formation Simplon et Microsoft France ont ouvert l’Ecole IA Microsoft powered by Simplon, afin de former des techniciens spécialisés dans la data et l’IA appliquées au secteur de la santé.

Cette école est financée par la région Grand Est et « s’adresse aux personnes ayant des connaissances en langage de programmation et en mathématiques sans prérequis de diplôme ou d’âge et leur propose de bénéficier d’une spécialisation en intelligence artificielle, pour devenir des « développeurs Data IA » capables de collaborer avec des data scientists pour créer, de manière concrète, des intelligences artificielles », ont expliqué les trois partenaires.

Les 24 premiers élèves de l’Ecole IA Microsoft, sélectionnés en étroite collaboration avec Pôle emploi, le CHU et des partenaires spécialistes du domaine de la santé, suivront une formation intensive de 7 mois, complétée d’un contrat de professionnalisation de 12 mois dans les entreprises de la région.




Avec le confinement l’utilisation des réseaux sociaux augmente de 61 %

2,7 milliards d’humains sont confinés à ce jour à cause de l’épidémie de Covid-19 que nous traversons. Voilà une raison qui explique l’augmentation du trafic Internet et une utilisation plus soutenue des réseaux sociaux à travers le monde.

Un bond de 61 % sur les plateformes communautaires

Il fallait s’y attendre. Nous sommes en 2020 et quand on oblige un humain à rester chez lui à notre époque, il se jette sur les écrans. Le smartphone, l’ordinateur, la tablette… Tous les appareils électroniques de la maison y passent. Et pour preuve, selon Omdia le trafic Internet mondial a déjà augmenté de 70 % dans les régions du monde où les politiques de confinement sont à leur apogée.

Snapchat lance de nouveaux outils pour faire face au confinement et à la crise du Coronavirus

Le trafic internet, le streaming vidéo, les réseaux sociaux et le commerce électronique sont vraisemblablement les quatre domaines qui devraient être les plus impactés (positivement) par les mesures de confinement. Ce graphique montre l’augmentation, en pourcentage, du nombre d’utilisateurs en fonction des réseaux sociaux et de leur tranche d’âge. [En savoir plus]




« L’impact initial du confinement » évalué « dès la fin de cette semaine » (Jérôme Salomon – DGS)

(APMnews) – Le directeur général de la santé (DGS), Jérôme Salomon, a annoncé que les effets du confinement sur l’évolution de l’épidémie de Covid-19 seront évalués dès la fin de cette semaine, en s’appuyant sur l’analyse du nombre d’entrées en réanimation chaque jour, lors d’un point presse tenu dimanche.

« Le nombre quotidien d’entrées en réanimation est le nombre le plus important à surveiller pour prédire notre capacité à prendre en charge les malades les plus graves. C’est ce nombre […] que nous allons analyser pour évaluer l’impact initial du confinement national dès la fin de cette semaine », a-t-il exposé.

« Si à compter du confinement strict observé, il y a eu moins de contacts entre les personnes, si le virus est donc moins transmis grâce aux gestes barrières et à la distance minimale d’un mètre entre nous, alors […] nous devrions observer une réduction du nombre de personnes nécessitant une admission en réanimation à partir de la fin de cette semaine ».

Il a fait valoir que la période d’incubation pour un patient infecté par le Sars-CoV-2 est environ de 7 jours et l’évolution des symptômes en moyenne de 7 jours également « avant l’apparition d’une détresse respiratoire aiguë qui nécessite un passage en réanimation ».

Le nombre d’hospitalisations liées au Covid-19 a augmenté de 10 % en 24 heures dimanche, ce qui est « le reflet de contaminations survenues il y a environ deux semaines, avant l’entrée en vigueur du confinement », a poursuivi le DGS.

Il a chiffré le nombre de patients Covid-19 hospitalisés en France à 19 354 -contre 17 620 samedi-, dont 4 632 cas graves en réanimation (+  359 en 24 heures). Il a précisé que 64 % des personnes en réanimation sont âgées de 60 à 80 ans, tandis que 34 % ont moins de 60 ans (dont 60 personnes âgées de moins de 30 ans). Par ailleurs, 7 132 personnes guéries sont sorties de l’hôpital depuis le début de l’épidémie.

Au total, « 676 établissements remontent des données » ce qui démontre « l’impact sévère » de l’épidémie en cours », a-t-il avancé.

Jérôme Salomon a indiqué que 2 606 décès en milieu hospitalier de personnes infectées par le coronavirus ont été recensés depuis le 1er mars, contre 2 314 samedi

Pour la semaine du 16 au 22 mars, un excès de mortalité de 9 % à l’échelon national a été enregistré, « significativement supérieur à celui attendu ». Une hausse de la mortalité par rapport à celle attendue est observée dans 5 régions : Grand Est, Hauts-de-France, Île-de-France, Bourgogne-Franche-Comté et Corse, cette surmortalité concernant les plus de 65 ans.

L’épidémie est « sévère et meurtrière, avec un virus très contagieux de diffusion rapide » avec en particulier un « gradient Nord-est/Sud-ouest », a-t-il analysé.

Il a ajouté que 40 174 tests positifs au Covid-19 ont été notifiés à Santé publique France depuis le début de l’épidémie, contre 37 575 la veille.

Dans les Outre-mer, Jérôme Salomon a recensé 154 hospitalisations, dont 31 en réanimation, 5 décès (3 en Martinique, 2 en Guadeloupe) et 31 retours à domicile.

Il a noté que des premiers résultats permettant de démontrer «  qui est immunisé et a rencontré le virus » et « qui ne l’est pas et n’a pas rencontré le virus » verront « prochainement » le jour grâce à l’arrivée des tests sérologiques.

Transfert de 250 patients Covid-19 dans une autre région ou à l’étranger

Jérôme Salomon a indiqué que 250 patients Covid-19 ont à ce jour bénéficié d’un transfert par voies aérienne, navale et ferroviaire vers une autre région ou à l’étranger -notamment en Allemagne-.

Ce week-end, une centaine de patients en réanimation ont été transférés vers de nombreux hôpitaux d’autres régions, rappelle-t-on. Dimanche, six patients ont été transférés par le 1er régiment d’hélicoptères de combat de Phalsbourg (Moselle) dans le cadre de l’opération « Résilience » deux de Besançon vers Grenoble, deux autres de Metz vers Essen en Allemagne, et deux de Besançon vers Clermont-Ferrand, a fait savoir le ministère des armées dans un communiqué. L’armée de l’air allemande est intervenue pour transférer deux patients de Strasbourg vers Ulm outre-Rhin.

Le DGS a également rappelé qu’une commande d’un milliard de masques en Chine a été effectuée, répartie sur « 14 semaines », avec « deux livraisons par semaine ».

Lundi, 8 millions de masques commandés en Chine sont attendus à l’aéroport de Paris-Vatry pour être réceptionnés par Santé publique France, répartis sur le territoire et livrés aux groupements hospitaliers de territoire (GHT) en vue d’« une distribution au sein des établissements de santé et aux pharmacies qui les mettront à disposition des professionnels de santé libéraux », a-t-il exposé.

Le directeur général de la santé a également noté que des acteurs privés ont effectué une commande de 5 millions de masques « arrivés ce soir à l’aéroport Charles-de-Gaulle ». Et d’ajouter : « la France produit 6 à 8 millions de masques par semaine », une production « qui augmente ». Il a évalué à 40 millions de masques les besoins hebdomadaires, des professionnels de santé notamment.

Il a indiqué que, selon les informations de responsables de groupes d’établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad), « une grande majorité » d’établissements ne « signale pas de cas d’épidémie ou de décès ».

Il a fait valoir l’importance de « tenir compte en permanence de la balance bénéfices/risques » des mesures d’isolement des personnes âgées dans ces structures. Il a rappelé que le Comité consultatif national d’éthique (CCNE) a été saisi au sujet du confinement préventif des résidents.

Interrogé par APMnews sur une potentielle minoration du nombre de morts du Covid-19 en Chine évoquée par plusieurs médias, et si celle-ci a pu contribuer à minorer les mesures de protection en France, Jérôme Salomon a souligné que « nous avons eu l’émergence d’un virus totalement inconnu ».

Et de poursuivre: « La difficulté a été la même pour les experts chinois et internationaux d’évaluer en quelques jours la gravité d’une épidémie, surtout dans un contexte […] où les mesures de confinement ont été mises en place très vite et où les autorités chinoises ont géré une épidémie très sévère à Wuhan et dans le Hubei. Nous ne disposions pas et ne disposons pas du nombre total de cas ».

Selon lui, « pour connaître le nombre de cas total, il faudrait bénéficier de tests sérologiques qui arrivent à peine en recherche et développement aujourd’hui ».

Il a recensé 177 pays rapportant des cas de Covid-19, pour un total de 685 000 cas confirmés dans le monde, dont 146 000 personnes guéries. Le pays le plus touché reste les Etats-Unis avec plus de 125 000 cas confirmés.




la France a commandé 5 millions de tests de diagnostic rapide

(APMnews) – La France a commandé cinq millions de tests de diagnostic rapide du Covid-19 qui arriveront « prochainement sur le territoire » pour permettre la réalisation de 100.000 dépistages par jour d’ici juin, en plus des tests PCR, a annoncé samedi le ministre des solidarités et de la santé, Olivier Véran, lors d’un point presse organisé à Matignon, aux côtés notamment du premier ministre, Edouard Philippe.

Dans ce point presse d’une heure et demie, se voulant pédagogique et « concret », selon le terme du premier ministre, Olivier Véran, diapositives à l’appui, a notamment souhaité expliquer la stratégie du gouvernement en matière de tests diagnostiques.

« Notre stratégie a évolué avec l’épidémie et avec les données de la science », a-t-il expliqué, revenant sur les méthodes mises en place aux stades 1, 2 et 3 de la propagation du virus. Cette stratégie correspondait aux recommandations de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), mais aussi « à notre capacité de tests PCR, qui repose sur des plateformes technologiques lourdes, complexes et qui prennent du temps », a-t-il souligné.

« J’ai entendu l’appel du directeur de l’OMS qui appelle désormais à tester plus massivement, notamment à l’approche du déconfinement. Cet appel entendu, nous augmentons sans relâche nos capacités de test », a assuré le ministre de la santé.

5 000 dépistages étaient réalisés chaque jour la semaine dernière, contre 12 000 aujourd’hui. « Nous serons à 20 000, puis 30 000 tests d’ici une grosse semaine et enfin nous atteindrons les 50 000 tests par jour par PCR d’ici la fin avril notamment grâce à l’implantation de plusieurs machines (plateformes à haut débit) sur l’ensemble du territoire », a-t-il annoncé.

S’ajouteront à ces capacités des tests rapides « qui permettent, du lit du malade ou dans la rue, quand nous le pourrons, d’avoir un rendu en quelques minutes », a-t-il affirmé, citant une durée variant de 15 à 30 minutes.

Toutefois, la France est « dépendante de la recherche et de l’innovation au niveau mondial » dans ce domaine. « Le temps politique n’est pas le temps scientifique », a souligné le ministre, donnant l’exemple « malheureux » de l’Espagne qui a commandé « plusieurs centaines de milliers » de « tests rapides chinois », qui se sont révélés inefficaces. « Nos laboratoires français publics et privés sont capables de vérifier que les tests rapides qui émergent dans différents pays, en France, mais aussi aux Etats-Unis, au Japon, ou en Corée sont sur le point d’être opérationnels voire sont déjà opérationnels pour certains d’entre eux », a affirmé le ministre.

Les cinq millions de tests commandés, dont la provenance n’a pas été précisée, permettront d’augmenter les capacités de dépistage de 30 000 tests supplémentaires par jour en avril, 60 000 en mai et plus de 100 000 en juin.

Concernant la sérologie, qui permettrait de détecter par une prise de sang si une personne est immunisée ou non contre le coronavirus Sars-CoV-2, « nous l’attendons tous et nous espérons être en mesure de pouvoir l’expérimenter de manière solide dans les prochains jours à prochaines semaines », a fait savoir Olivier Véran. « Nous espérons être prêts à l’heure du déconfinement », a-t-il complété.

Des tensions « considérables » sur certains médicaments de réanimation

Le ministre a par ailleurs évoqué la question des tensions d’approvisionnement des médicaments. L’inquiétude est « légitime » et les tensions sont « considérables », a-t-il reconnu. « Il existe une demande mondiale et tous les pays du monde font face aux mêmes tensions », a-t-il constaté, citant des augmentations de la demande de l’ordre de 2 000 % pour certains produits, notamment pour ceux utilisés en réanimation. « A chaque fois qu’un établissement de santé nous fait part de difficultés pour s’approvisionner ou sur les stocks, nous mettons tout en oeuvre pour lui fournir ces médicaments », a assuré Olivier Véran.

Ces tensions ont été rapportées vendredi par l’Assistance publique-hôpitaux de Paris (AP-HP) qui cherche à économiser les médicaments d’anesthésie.

Interrogé sur les mesures concrètes mises en oeuvre, le Premier ministre a indiqué régler le problème des tensions d’approvisionnement en « assurant la coordination et la circulation de médicaments » et en « faisant en sorte d’encourager la production nationale et mondiale ». Questionné sur une possible réquisition de stocks, comme réalisé sur les masques de protection, il a indiqué que « la gamme totale des mesures est envisageable » mais que « la réquisition n’est pas une baguette magique ». « Il faut utiliser cet instrument avec beaucoup de prudence, de fermeté et d’intelligence », a-t-il estimé.

Olivier Véran est également revenu sur la question des masques. Au début de l’épidémie, « la France était dotée d’un stock national de 117 millions de masques chirurgicaux, sans avoir de stock national FFP2 », a-t-il rappelé. Il affirme avoir mis en place une stratégie « rigoureuse » de répartition des produits, « tout de suite augmenté la production intensive de masques sur le territoire national » et avoir permis l’utilisation de 60 millions de masques voués à la destruction car périmés « depuis quelques mois » mais conformes, afin de « faire face à l’augmentation massive de la demande ». La France est désormais capable d’en produire chaque semaine 8 millions, alors qu’elle en consomme 40 millions, a-t-il indiqué.

Des doutes sur l’arrivée effective des masques commandés en Chine

Un milliard de masques au total ont été commandés en Chine, a annoncé le ministre des solidarités de la santé, qui avait indiqué la semaine dernière une commande de 250 millions, rappelle-t-on. Ce chiffre correspond aux produits « en cours de fabrication » pour la France et un « pont aérien étroit et intensif entre la Chine et la France a été mis en place ». Le ministre a toutefois indiqué qu’il n’aura pas de certitude sur l’arrivée de ces masques avant leur présence effective sur le territoire, « à la minute où l’avion atterrit sur le tarmac ».

La compétition étant « mondiale », « aucun pays au monde ne fait face à sa demande de masques actuellement », a- t-il observé. « Il y a une recherche très active et une vigilance accrue des pays producteurs qui veulent s’assurer que si l’épidémie devait repartir dans leur pays, ils pourraient y faire face, ce qui est compréhensible », a-t-il expliqué.

Le Premier ministre a reconnu que ces commandes sont parfois passées « depuis longtemps » et que « la plus grande difficulté n’est pas de faire venir des masques de Chine vers le territoire national, mais de vérifier que les masques commandés sortent bien de la bonne usine pour arriver à l’aéroport ». « Il est parfois délicat d’être certain que les commandes passées sont effectivement honorées », a-t-il glissé.

Une fois les masques fabriqués, leur acheminement vers la France est organisé par des « logisticiens compétents », à renfort « d’avions-cargos » et de « réquisitions, le cas échant, d’avions de compagnie commerciale », a indiqué Edouard Philippe.

Les deux membres du gouvernement ont aussi annoncé que 24 entreprises nationales s’apprêtent à produire des masques en tissu réutilisables, consacrés à des particuliers non soignants. Ces masques alternatifs « de catégorie 3 et 4 » sont « une bonne façon de s’équiper et de se rassurer », a affirmé le premier ministre. 480 000 de ces masques seront produits en France dans les prochains jours et un million d’ici avril.




Lancement d’une plateforme épidémiologique collaborative autour du Covid-19

Spécialisées dans l’analyse des données médicales en vie réelle, les entreprises Kap Code et Kappa Santé ont annoncé la mise en ligne d’une plateforme dédiée au Covid-19.

Baptisée « Epilogue« , cette plateforme sera mise à jour à chaque fin de semaine pour une vue rétrospective de l’évolution de la pandémie dans le monde, et plus particulièrement en France.

Quatre axes principaux sont mis en évidence sur la plateforme :

  • une cartographie basée sur l’open data
  • une analyse des réseaux sociaux
  • une « infodémie » regroupant les fake news partagées sur les réseaux sociaux
  • l’actualité du Covid-19

La plateforme sera « suivie d’autres actions dont la création d’une e-cohorte de patients confinés pour évaluer l’impact des mesures de confinement sur la santé physique et mentale, et l’analyse comparative des réseaux sociaux français et chinois à un moment identique de l’avancée de l’épidémie pour observer comment les populations le vivent et ce sur quoi ils échangent », a précisé le Dr Stéphane Schück, fondateur de Kappa Santé. [En savoir plus]




Le gouvernement « ne travaille pas » au traçage numérique de l’épidémie (Christophe Castaner)

Le Comité analyse recherche et expertise (Care), installé le 24 mars pour conseiller le gouvernement, est notamment chargé de réfléchir à « l’opportunité de la mise en place d’une stratégie numérique d’identification des personnes ayant été en contact de personnes infectées ».

Egalement appelée backtracking, cette stratégie utilise les données de géolocalisation des téléphones portables pour affronter l’épidémie. Elle est notamment utilisée en Corée du Sud et en Israël, note-t-on.

« Ce n’est pas la culture française et je fais confiance aux Français pour que nous n’ayons pas besoin de mettre en place ces systèmes qui atteignent la liberté individuelle de chacun », a ajouté Christophe Castaner. [En savoir plus]




Bosch a développé un test de dépistage rapide et automatisé

Bosch Healthcare Solutions a annoncé jeudi 26 mars 2020 avoir développé un test de dépistage automatisé d’une infection par le coronavirus SARS-Cov-2. Le système, conçu en partenariat avec Randox Laboratories, permet d’obtenir le résultat en moins de 2h30… contre des délais actuels d’un à deux jours. L’Allemand se targue d’être parvenu à développer ce test rapide de diagnostic moléculaire en six semaines.

Un échantillon doit être prélevé sur le nez ou la gorge du patient à l’aide d’un écouvillon. L’échantillon est ensuite inséré dans une cartouche qui contient déjà tous les réactifs nécessaires au test. Enfin, la cartouche doit être introduite dans la borne Vivalytic pour que l’échantillon soit analysé de manière automatisée. Il n’a pas besoin d’être transféré à un laboratoire et la personne peut donc être testée à l’endroit même où elle est prise en charge (hôpital, centre de santé, laboratoire…). [En savoir plus]




Olivier Véran vise un objectif de 14 500 lits de réanimation

(APMnews) – Les capacités dans les services de réanimation français ont été portées de 5 000 à 10 000 lits avec un objectif désormais d’atteindre le chiffre «  14 000 à 14 500 lits » pour faire face à l’épidémie de Covid-19, a annoncé samedi le ministre des solidarités et de la santé, Olivier Véran, lors d’un point de situation depuis Matignon avec le premier ministre, Edouard Philippe.

« Le combat ne fait que commencer », a répété plusieurs fois Edouard Philippe, lors de ce point complet, plutôt solennel, sur la situation du pays face à l’épidémie de Covid-19.

Outre le premier ministre et Olivier Véran, sont intervenus le directeur général de la santé (DGS), Jérôme Salomon, mais aussi deux spécialistes: Karine Lacombe, cheffe du service des maladies infectieuses à l’hôpital Saint-Antoine (AP-HP) et l’épidémiologiste Arnaud Fontanet, directeur du département santé global à l’Institut Pasteur, munis de courbes et autres graphiques pédagogiques.

« Je ne cherche pas à justifier les actions du gouvernement, je sais bien que le moment venu nous tirerons ensemble les leçons de la crise », a reconnu Edouard Philippe, venu expliquer aux Français les choix, la stratégie mais aussi faire part d’inquiétudes sur cette épidémie.

« Nous vivons une crise sanitaire sans précédent depuis au moins un siècle. Jamais un confinement généralisé n’avait été mis en place », a-t-il introduit, parlant d’une crise « devenue mondiale » avec près de la moitié de l’humanité confinée.

« Les 15 premiers jours d’avril seront difficiles, encore plus difficiles que les 15 jours qui viennent de s’écouler », a- t-il prévenu.

Il a évoqué l’effort collectif de ceux « en première ligne », « les soignants et ceux qui contribuent au fonctionnement du système de soin français: ils sont admirables, courageux, engagés », a-t-il salué à son tour, quelques jours après Emmanuel Macron. Edouard Philippe a aussi cité la population « en 2e ligne » (les forces de l’ordre, les sapeurs-pompiers, les enseignants ou encore les agriculteurs) et enfin « les citoyens en 3e ligne qui en respectant le confinement participent à l’effort national ».

Il a rappelé que 15% des cas peuvent être « des cas sévères » pouvant conduire à l’admission dans les services de réanimation. Chiffrant « la capacité de la France entière » dans ces services avant l’épidémie à « 5 000 lits », le premier ministre a pointé le risque, si l’épidémie se développe et les formes sévères s’accroissent, que « ce nombre de cas [sévères devienne] supérieur à notre capacité d’accueil ».

 « Désormais, ce sont plus de 600 établissements de santé qui sont en mesure de recevoir des patients atteints du coronavirus », a recensé le ministre des solidarités et de la santé.

Les capacités ont pu passer, « grâce à la déprogrammation [des activités non urgentes] et à la mobilisation de tous les hôpitaux », de 5 000 à 10 000 lits et l’objectif est désormais d’atteindre le nombre de « 14 000 à 14 500 lits de réanimation sur tout le territoire national », ce qui pose « des enjeux humains et matériels », a annoncé Olivier Véran.

Sur le matériel, le ministre a rappelé que « la France dispose d’un certain nombre de respirateurs: des légers et de plus lourds » dont ont besoin spécifiquement les patients atteints du Covid-19.

« Nous avons monté en gamme tous les respirateurs que nous pouvions monter en gamme, nous sommes allés [les] récupérer partout où ils étaient », a relaté Olivier Véran.

La France a aussi « passé des commandes à tous les producteurs et notamment au français Air Liquide sur plus de 1.000 respirateurs supplémentaires », ce qui permettra d’atteindre l’objectif fixé, a assuré le ministre. Il a ajouté que « l’étranger » était aussi une option pour des commandes ou des prêts, remerciant l’Allemagne d’avoir livré « ce matin 25 respirateurs pour la région Grand Est ».

Il a aussi évoqué « la question des médicaments », et notamment ceux « indispensables à la réanimation », « dont la demande a pu parfois augmenter de l’ordre de 2.000% » ainsi que les masques de protection.

Un millier de soignants supplémentaires chaque jour dans la réserve sanitaire

Pour les ressources humaines, Olivier Véran a rappelé « deux grands dispositifs ». Tout d’abord, « la réserve sanitaire, qui s’enrichit chaque jour de 1.000 soignants supplémentaires depuis début mars ».

Il a cité la plateforme « renfort-covid.fr, qui a été activée par 1.014 établissements et qui permet à des milliers de soignants d’être mis en relation avec les établissements de santé qui en ont besoin ». Elle compte 10.200 volontaires (dont 3.100 infirmiers, 2.500 aides-soignants et 1.800 médecins).

« Je renouvelle cet appel, et c’est particulièrement émouvant de voir des médecins quitter pour un temps le stéthoscope pour la seringue et aller donner un coup de main extrêmement utile », a salué Olivier Véran.

L’impact des premières mesures de confinement possiblement connu en fin de semaine prochaine

L’épidémiologiste Arnaud Fontanet a pour sa part souligné que le nombre quotidien d’admissions en réanimation constituait « le principal indicateur » de suivi, le qualifiant de « fiable ».

Cet indicateur « dira si les patients nécessitant une réanimation seront accueillis dans les bonnes conditions » et « si on pourra, quand on aura diminué ce nombre d’accueils, soulager les soignants mis sous une extrême tension » dans certains territoires.

Arnaud Fontanet a jugé qu’il faudrait du temps « pour pouvoir estimer l’impact des mesures de confinement sur cet indicateur […], il va falloir attendre un peu, l’évaluant à « la fin de semaine prochaine ».

« Ce combat va durer », a conclu Edouard Philippe, assurant que « nous allons le gagner grâce à l’innovation, à la recherche », et que « la France est à la fois armée et elle n’est pas seule ».

Le premier ministre a assuré qu’il continuerait à être transparent: « chaque semaine, le mardi et le mercredi, le gouvernement répondra à l’ensemble des questions que posent l’Assemblée nationale et le Sénat », ajoutant qu' »à intervalles réguliers », il réitérerait cette prise parole à l’adresse des Français en compagnie du ministre Olivier Véran.

Samedi, la France comptait 37.575 cas confirmés de coronavirus (+4.611 par rapport à la veille), 17.620 personnes hospitalisées (+1.888) et 4.273 en réanimation (+486). 2.314 décès étaient recensés à l’hôpital (+319) et 6.624 personnes avaient pu regagner leur domicile, guéries (+926), selon les chiffres désormais publiés sur le site internet du gouvernement.




Une visualisation en 3D de poumons endommagés par Covid-19 permet de mieux comprendre le danger

L’hôpital universitaire de George-Washington, aux Etats-Unis, a publié une vidéo jeudi 26 mars 2020 montrant en 3D les dommages subis par les poumons d’un patient atteint du Covid-19. Nombreux sont les symptômes « visibles » du Coronavirus : fièvre, fatigue, toux, pertes d’odorat et de goût pour certains… Mais dans les cas plus graves, le virus peut entraîner une détresse respiratoire et impacter les poumons, parfois de façon permanente. Le Dr. Keith Mortman a voulu montrer que les dégâts subis par les poumons peuvent être très importants. [En savoir plus]




Le conseil scientifique alerte sur la pénurie des matériels de protection et l’importance de la médecine de ville

(APM-NEWS) Le conseil scientifique installé auprès du gouvernement « souhaite alerter » sur la disponibilité des matériels de protection et l’importance de la médecine de ville face à l’épidémie de coronavirus, dans un avis rendu lundi et publié mardi en fin de journée.

Avis du conseil scientifique du 23 mars 2020 (pdf)

Dans la première partie de son avis, le conseil scientifique « considère indispensable » de prolonger et renforcer le confinement, qui « durera vraisemblablement au moins six semaines à compter de sa mise en place [le 17 mars] » (soit jusqu’au 28 avril, ndlr), rappelle-t-on.

Dans la deuxième partie de l’avis, le conseil « fait sienne les nombreuses alertes lancées par les professionnels de santé » à propos de la pénurie « réelle ou ressentie » de matériels de protection sanitaires « indispensables dans le contexte épidémique » .

Il « considère indispensable d’assurer l’approvisionnement en équipement de matériel de protection des personnels des soignants, en priorité des différents secteurs médicaux et médico-sociaux. »

« Les difficultés logistiques pour l’approvisionnement en équipement personnel de protection (EPP), en dispositifs médicaux ou en appareils de ventilation mécanique » sont « sources d’inquiétude et de colère, même si les remontées des établissements hospitaliers ne signalent pas pour le moment de ruptures de stocks ».

Il appelle les pouvoirs publics à « faire preuve d’une entière transparence et de plus de clarté, afin de répondre aux questions que se posent les hôpitaux et les soignants quant aux stocks existants et à la manière dont les services seront approvisionnés ».

Le conseil incite également l’Etat à « faire la preuve de la même transparence et de la même clarté » face aux besoins en protections sanitaires des « activités essentielles à la vie de la nation […] des infrastructures stratégiques et des services essentiels, à l’ordre public, à l’approvisionnement, à la distribution alimentaire ou à certains services essentiels ».

Par ailleurs, « le conseil scientifique considère indispensable que dans le cadre d’état d’urgence sanitaire, soient rapidement prises des mesures sur le pilotage, l’organisation et la coordination des soins, la circulation de l’information, et la mobilisation des moyens logistiques nécessaires » à la prise en charge des patients.

Vers une augmentation très rapide des patients pris en charge en ville

Le conseil estime que « le nombre de patients Covid pris en charge en ville va très rapidement augmenter ».
Il « souhaite réaffirmer le rôle majeur que va jouer dans un temps proche la médecine de ville dans la gestion de cette crise sanitaire » et « insiste pour que tous les moyens soient mis en œuvre pour que les patients, notamment les plus fragiles, continuent à faire l’objet d’une prise en charge adaptée tout en limitant au strict minimum les déplacements ».

« Tout le matériel nécessaire pour leur exercice professionnel et leur protection doit être mis à disposition [des médecins généralistes] ainsi que toutes les mesures facilitatrices pour l’exercice de leur fonction », souligne-t-il.

Un numéro d’urgence dédié aux généralistes « pour avis ou transfert rapide vers l’hôpital » des patients « devra être envisagé ».

Le conseil scientifique énumère plusieurs recommandations pour la détection et la prise en charge des patients atteints de Covid-19.

La prise en charge « doit se faire autant que possible en évitant la venue de ces patients en cabinet de consultation pour limiter le risque de contagion aux autres patients, au personnel administratif de ces cabinets, ou aux médecins traitants ».

« Selon les cas et la gravité clinique », il convient d’utiliser « les appels téléphoniques au cabinet, les applications smartphone et les sites internet de triage référencés par le ministère de la santé, la téléconsultation ».

Les appels aux 15 sont « réservés aux patients les plus graves pour éviter l’engorgement du service ». « Des algorithmes décisionnels ont été développés pour aider les médecins généralistes à la prise en charge des patients atteints de Covid-19 », indique l’avis sans plus de précisions.

« Quand une consultation au cabinet est jugée indispensable par le médecin généraliste, elle se fera à des horaires dédiés pour éviter le contact avec d’autres patients non infectés, sera réalisée avec les matériels de protection nécessaires, et sera suivie des mesures de désinfection appropriées », préconise le conseil.

« Le transport des patients vers le cabinet et leur retour à domicile devra se faire de façon sécurisée », incite-t-il sans plus de détails.

La consultation à domicile « peut être envisagée notamment quand l’état du patient rend difficile son déplacement et que la téléconsultation est inopérante ».

Le conseil scientifique rappelle que l’épidémie « ne doit pas affecter la prise en charge et le suivi de patients atteints de pathologies chroniques ». Il « encourage le recours au renouvellement d’ordonnance après contact téléphonique ». Les consultations au cabinet doivent se faire à des horaires dédiés, les contacts entre patients et avec le personnel minimisés.

Restriction des déplacements vers l’outre-mer

Le conseil « rappelle l’importance de restreindre au maximum les déplacements en provenance de la métropole […] vers les départements, régions et collectivités d’outre-mer » et « des pays aux systèmes de santé plus fragiles, notamment sur le continent africain ». « Une réflexion plus approfondie sur cet enjeu aura lieu ultérieurement », indique-t-il.
Mardi, le nombre de cas a fortement progressé à Mayotte, et plusieurs dizaines de cas sont recensés dans tous les territoires d’outre-mer, rappelle-t-on.

Importance de la santé psychique de la population

Le conseil « attire fortement l’attention sur la santé psychique et la nécessité d’accompagner les mesures actuelles de prise en charge spécifique notamment pour les personnes isolées ou précaires ».

Il souligne les « risques spécifiques » liés à « cette situation inédite » : « situation de confinement ou de promiscuité, peur de difficultés d’approvisionnement, forte exposition à des nouvelles anxiogènes, situations potentiellement sidérantes ou traumatiques, deuils ».

« Les personnels soignants, les personnes âgées, vulnérables ou isolées, les personnes en situation de handicap » sont particulièrement exposés.

« L’entretien des liens sociaux à distance et dans le strict respect des mesures de confinement est à privilégier. Parallèlement, un accompagnement psychique pour les personnes qui le souhaitent peut s’avérer extrêmement utile », indique le conseil.

Pour ce faire, il « recommande un appui massif aux initiatives en cours existantes ou en cours de montage ».

Une « attention particulière » doit être portée aux personnels de santé non hospitaliers, « en particulier les médecins généralistes, pharmaciens, personnel d’Ehpad [établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes] », et « aux personnes ayant recours aux consultations en psychiatrie et ne pouvant plus y accéder du fait du confinement ».

Face à cette situation, le conseil souligne « le besoin urgent de soutien au développement de la téléconsultation ».

Prise en charge du corps des défunts

Les « précautions particulières nécessaires en matière de prise en charge des corps des défunts Covid-19 » doivent associer « écoute et humanité », indique le conseil scientifique.

« Le récent aménagement du procédé de fermeture des housses des patients décédés permettant, à au moins un membre de la famille, de pouvoir une dernière fois saluer le défunt et de voir son visage est capitale et cohérente avec le souci d’humanité n’excluant pas la prévention du risque », développe-t-il.

« Ce geste pourrait permettre, pour les membres de la famille non admis, de relayer cet échange par l’intermédiaire d’un enregistrement vidéo qui pourrait aller jusqu’à la mise en terre ou l’incinération » et « permettrait un enterrement apaisé et sécurisé pour que la famille puisse commencer le deuil ».

Accompagnement spirituel

Le conseil « attire l’attention sur la nécessité d’accompagner les initiatives actuelles, notamment de création d’une permanence téléphonique nationale d’accompagnement spirituel inter-cultes ».

« Cette permanence prendrait la forme d’accompagnement spirituel et bénéficierait d’écoutants sélectionnés, proposés et pris en charge par chacun des cultes, qui sont disposés à les mettre à disposition dans les plus brefs délais », ajoute-t-il.

« Le “soin pastoral” est essentiel dans toute réponse à une crise épidémique.« 

Rôle des ONG

Le conseil « souligne l’importance majeure d’impliquer le monde associatif dans les semaines qui viennent ».

Les organisations non gouvernementales (ONG) « telles que la Croix-Rouge, Médecins du monde, Médecins sans frontières, Alima », déjà impliquées « dans l’accompagnement des plus fragiles », ont « une compétence reconnue en terme logistique et organisationnelle en situation d’urgence ».

« Elles doivent être consultées et écoutées par les pouvoirs publics », estime le conseil scientifique.

Conséquences du confinement sur la société

Enfin, le conseil souligne l’importance « d’un dispositif réactif d’analyse et de recherche sur la société française face au Covid-19 impliquant l’ensemble des acteurs pertinents ».

Les effets des restrictions, « de toute évidence considérables, doivent être mieux connus et analysés afin que l’ensemble des Français bénéficient des connaissances permettant d’éclairer leur situation. L’attention devra être portée aux aspects non seulement sanitaires mais aussi plus largement sociaux, à toute échelle pertinente. »

Le conseil recommande des travaux « pragmatiques, utiles à court ou à moyen terme », ou « plus approfondis selon les diverses spécificités des disciplines, méthodes et champs de connaissances ».




« Les prochains jours vont être particulièrement difficiles » (Jérôme Salomon)

(APMnews) – « La crise va être longue, les prochains jours vont être particulièrement difficiles, les soignants se battent sans répit et sont absolument admirables », a déclaré mercredi soir le directeur général de la santé (DGS), Jérôme Salomon, lors du point de situation quotidien sur la pandémie de Covid-19.

« Nous aurons des drames individuels, nous aurons des drames collectifs, des familles endeuillées en nombre. Nous devons ensemble faire bloc face à une situation très critique et totalement inédite », a assuré Jérôme Salomon.

Les chiffres communiqués par le DGS font état de 25 233 cas confirmés par les tests PCR (+ 13 % par rapport à la veille mardi), 11 539 personnes hospitalisées (+ 13,4 %), 2.827 cas graves hospitalisés en réanimation (+ 12,4 %). « C’est un nombre considérable, exceptionnel dans un temps aussi bref et pour une seule maladie », a-t-il commenté.

La barre des 1 300 décès a été franchie, soit une hausse de plus de 20% en une journée. 86 % de patients décédés avaient plus de 70 ans. Et environ 3 900 personnes sont sorties guéries de l’hôpital.

Le DGS a également rapporté 3 545 passages aux urgences pour une suspicion d’infection, et 1 430 interventions de SOS médecins au cours de la seule journée de mardi. Depuis le 9 mars, 8 723 tests ont été réalisés dans les laboratoires d’analyse médicale, dont 2 615 se sont révélés positifs.

Ile-de-France: « la vague qui arrive est forte »

L’Ile-de-France est désormais « dans la situation la plus critique » et connaît actuellement des « tensions majeures », a-t-il souligné. Viennent ensuite le Grand Est, Auvergne-Rhône-Alpes, Provence-Alpes-Côte d’Azur (Paca), les Hauts-de-France, la Bourgogne-Franche-Comté, l’Occitanie et la Nouvelle-Aquitaine.

Alors que le directeur général de l’Assistance publique-hôpitaux de Paris (AP-HP), Martin Hirsch, a indiqué mercredi matin que les 1.000 cas graves avaient été dépassés dans la région et lancé un appel à la solidarité, le DGS a déclaré que la « vague qui arrive est forte » sur ce territoire, et qu’il existe une « forte demande » en lits de réanimation.

Il a ajouté que tous les établissements franciliens étaient mobilisés, et salué les plus de 7 000 professionnels de santé et 2 500 infirmières qui se sont inscrits sur la plateforme d’appel aux volontaires mise en place par l’agence régionale de santé (ARS) la semaine dernière.

Jérôme Salomon a également fait le point sur la situation en outre-mer, avec 313 cas confirmés : 94 à la Réunion, 66 en Martinique, 35 à Mayotte, 76 en Guadeloupe dont 14 hospitalisés, 7 en réanimation et un décès, 28 cas en Guyane, 13 à Saint-Martin, et 3 à Saint-Barthélemy.

Il a remercié à plusieurs reprises les professionnels de santé, mais aussi les « personnes qui œuvrent tous les jours pour la poursuite d’activités indispensables à la nation » et celles qui télétravaillent en confinement, « pour lesquelles c’est un effort, voire même un sacrifice ».

Eviter la saturation des hôpitaux en « priorité n°1 »

« Notre priorité n°1 est d’éviter absolument une saturation des services de réanimation dans les régions les plus touchées », a expliqué le DGS. Il a rappelé que la mobilisation de tous les acteurs concernés a permis de passer de 5.000 à 8.000 lits de réanimation au niveau national, et qu’un « TGV sanitaire », mais aussi l’évacuation aérienne de malades par l’armée, sont en place pour « déplacer les malades d’hôpitaux sous tension vers des secteurs moins touchés ».

Interrogé sur les déplacements de malades entre régions alors que certains établissements privés ont encore des places en réanimation dans les territoires les plus touchés, il a expliqué qu’il fallait garder « un petit nombre de lits, notamment dans les établissements privés, car il n’y pas que le Covid ». « Remplir tous les lits d’une région serait absurde car on ne pourrait plus prendre une seule urgence », a-t-il insisté.

S’agissant du déploiement du dépistage de la maladie en France et de la pénurie de réactifs et d’écouvillons sur laquelle plusieurs syndicats de médecins et de biologistes médicaux ont alerté en début de semaine, Jérôme Salomon a reconnu des « tensions ».

« Nous sommes totalement mobilisés pour que toute la chaîne logistique soit parfaitement accessible », a-t-il assuré. Il a rappelé que les capacités du pays sont passées de 1 000 tests par jour à « 5 000 puis 9 000 ». « Nous seront entre 25 000 et 30 000 tests quotidiens d’ici une dizaine de jours », a-t-il poursuivi, qualifiant ces volumes de « capacité très importante en termes de comparaison internationale ».

Sur la remontée du nombre de décès dans les établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad) qui fait actuellement l’objet de travaux pour disposer d’informations exhaustives, il a confirmé que les autorités « auront la semaine prochaine des données précises ».

Difficulté d’accès à l’hydroxychloroquine

Le DGS s’est par ailleurs dit « vigilant » sur l’accès aux soins « pour tous et en tout temps », car la lutte contre l’épidémie « ne doit pas faire oublier les patients atteints d’autres pathologies sévères ».

« Le récent engouement, parfois irrationnel, autour de certaines molécules comme l’hydroxychloroquine ou une association antirétrovirale ne doit pas empêcher les patients habituellement traités par ces médicaments, qui en ont besoin, d’accéder à ces traitements », a-t-il martelé, précisant avoir été alerté par l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) sur des difficultés d’accès à ces produits.

Cela confirme la demande croissante de Plaquenil* (hydroxychloroquine, Sanofi) constatée dans les officines françaises et rapportée en début de semaine à APMnews par plusieurs syndicats de pharmaciens, ainsi que le Conseil national de l’ordre des pharmaciens (Cnop).

Jérôme Salomon a précisé avoir demandé aux officines de délivrer ces médicaments uniquement « sur prescription médicale dans leur indication actuelle ». « J’en appelle à la responsabilité de chaque acteur de la chaîne de soin, afin de garantir l’approvisionnement des traitements» aux patients « qui en ont, ou en auront vraiment besoin ».

Pour rappel, les indications retenues dans l’AMM de Plaquenil* en France sont la prévention des lucites, le lupus et la polyarthrite rhumatoïde.

Plus de 440 000 cas confirmés dans le monde

Dans le monde, la barre des 440 000 cas confirmés a été dépassée, et 172 pays sont touchés, l’Europe restant actuellement l’épicentre de la pandémie avec 233 000 cas et 12 700 décès.

Jérôme Salomon a noté une « forte augmentation » aux Etats-Unis, avec près de 6 000 cas en 24 heures et 55 000 au total, ce qui en fait le troisième pays le plus touché après la Chine (82 000) et l’Italie (69 176) et devant l’Espagne (47 000), l’Allemagne (35 000) et l’Iran (27 000).

Le nombre de décès comptabilisés approchait mercredi soir les 20 000, les pays les plus touchés étant l’Italie (6 820), l’Espagne (3 433), désormais devant la Chine (plus de 3 000 cas) et l’Iran (2 077).




Emmanuel Macron promet « un plan massif » pour l’hôpital après la crise sanitaire

(APMnews) – Le président de la République, Emmanuel Macron, a annoncé mercredi soir « un plan massif d’investissement » pour l’hôpital, ainsi qu’une « revalorisation de l’ensemble des carrières », une fois achevée la crise sanitaire causée par l’épidémie de Covid-19.

Emmanuel Macron s’est exprimé devant l’hôpital de campagne du service de santé des armées (SSA), installé à proximité de l’hôpital Emile-Muller à Mulhouse, et déployé depuis samedi. « L’ensemble de nos soignants sont en première ligne », a-t-il dit. « Ils interviennent à l’hôpital, en ville, dans les Ehpad [établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes], dans les établissements accueillant des personnes en situation de handicap, dans les services à domicile. »
Ils sont « tous en première ligne », qu’ils soient « médecins, infirmiers, ambulanciers, pharmaciens, aides-soignants, tous sont en première ligne », a-t-il insisté.

Pendant son déplacement mercredi à Mulhouse, le président de la République a déclaré avoir constaté par lui- même les yeux « cernés » des médecins et soignants, ainsi que la fatigue « présente ». « L’angoisse est là pour eux- mêmes, leurs collègues et familles. La nation tout entière est derrière eux, reconnaissante. »

« Avec un courage exceptionnel, ils font face, ils sauvent des vies, ils font tout ce qui est en leur pouvoir » et « nous serons là aussi au rendez-vous de ce que nous leur devons, au-delà de cette reconnaissance et du respect », a-t-il indiqué.

« J’ai demandé au gouvernement d’apporter une réponse claire et forte, de court-terme, pour l’ensemble des personnels soignants comme pour l’ensemble des fonctionnaires mobilisés », a-t-il continué.

Les heures supplémentaires effectuées vont être « major[ées] » et une « prime exceptionnelle » sera attribuée « pour pouvoir accompagner financièrement cette reconnaissance », a annoncé le président de la République.

Evoquant les derniers plans et réformes pour l’hôpital, il a déclaré que « beaucoup a été fait », mais « sans doute pas suffisamment vite, pas suffisamment fort ». « L’engagement que je prends ce soir pour eux, et pour la nation tout entière, c’est qu’à l’issue de cette crise, un plan massif d’investissement et de revalorisation de l’ensemble des carrières sera construit pour notre hôpital », a-t-il poursuivi. « C’est ce que nous leur devons, c’est ce que nous devons à la nation », et « cette réponse sera profonde et dans la durée », a ajouté Emmanuel Macron.

Hommage aux professionnels de santé décédés

Le président de la République a par ailleurs rendu hommage aux professionnels de santé morts depuis le début de l’épidémie de coronavirus.

« Le premier est tombé il y a quelques jours à Compiègne », « trois soignants ont perdu la vie dans la région Grand Est ». « Un gynécologue-obstétricien [est décédé] ici à Mulhouse, un médecin généraliste » en Moselle et un « médecin généraliste à Colmar [Haut-Rhin], une ville elle aussi très durement touchée ».

Ils « ont payé de leurs vies leur engagement, pour soigner et sauver d’autres vies », a-t-il déclaré. « Ils avaient décidé de soigner coûte que coûte » et « nos pensées accompagnent aujourd’hui leurs familles et leurs proches ».




L’AP-HP lance un formulaire pour recruter des volontaires

(Tic santé) – L’Assistance publique-hôpitaux de Paris (AP-HP) a lancé un formulaire en ligne afin de recruter des volontaires « pour aider l’AP-HP pendant la crise du Covid-19 ».

Les « domaines de compétences » listés dans ce formulaire sont la science des données (data science), la communication, le secourisme « en dehors du PSC1 », la « création de tutos, montage vidéo, etc. », la gestion des stocks et la logistique ou encore « l’informatique et le développement ». [En savoir plus]




L’Alliance digitale lance le site maladiecoronavirus.fr

En ligne depuis le 18 mars, maladiecoronavirus.fr, est référencé sur le site du ministère des solidarités et de la santé dans l’onglet « Coronavirus: informations aux professionnels de santé ».

Destiné à aider les personnes craignant une exposition au Covid-19 ou manifestant des symptômes, il permet de réaliser gratuitement une auto-évaluation en ligne et de bénéficier de préconisations d’orientation adaptées à son état de santé (appel du médecin traitant, appel au Samu centre 15, etc.).

Le site a été conçu par l’Alliance digitale contre le Covid-19. Ce consortium d’acteurs du numérique et d’e-santé a été lancé par la société Kelindi, la filiale du groupe La Poste Docaposte, l’agence de design web Dernier Cri, la société d’assurances Allianz France et le cabinet d’avocats De Gaulle Fleurance & Associés. [En savoir plus]




Publication de la loi d’urgence et de la loi de finances rectificative pour 2020

(APMnews) – La loi ordinaire portant des mesures d’urgence pour faire face à l’épidémie de Covid-19 et la loi de finances rectificative pour 2020 ont été publiées mardi au Journal officiel.

Les principales mesures consistent en un accompagnement de l’économie : 300 Md€ de garanties de l’Etat sur les prêts contractés par les entreprises, 1 Md€ prévu pour le soutien des petites et moyennes entreprises (PME), y compris les professions libérales, et la prise en charge partielle de la rémunération des salariés contraints au chômage par la fermeture des entreprises les employant, tels les bars et restaurants. [En savoir plus]




Essais européen et mondial pour évaluer plusieurs stratégies thérapeutiques

(Vidal) – Parmi les nombreuses études cliniques sur les traitements de l’infection à SARS-COV-2 initiées dans le monde et notamment en Chine, deux d’entre elles intéressent particulièrement les Français.
La première est un essai coordonné par l’Inserm, baptisé Discovery. Il s’agit d’un projet européen dont l’objectif est d’évaluer les stratégies thérapeutiques suivantes, toutes associées à un traitement symptomatique : le remdésivir, l’association lopinavir/ritonavir associée ou non à l’interféron bêta, l’hydroxychloroquine et le traitement symptomatique seul.
La seconde, Solidarity, est une étude menée par l’OMS à laquelle au moins 10 pays devraient participer et qui repose sur un protocole similaire. [En savoir plus]




Prolongement et renforcement du confinement « indispensables » (conseil scientifique)

(APMnews) – Le conseil scientifique installé auprès du gouvernement « considère indispensable » de prolonger et renforcer le confinement, a-t-il indiqué dans un avis rendu lundi et publié mardi en fin de journée. « Le confinement durera vraisemblablement au moins six semaines à compter de sa mise en place [le 17 mars] », a estimé le conseil scientifique (soit jusqu’au 28 avril, ndlr).

« Les effets épidémiologiques du confinement ne peuvent être observés qu’à partir d’une durée de deux à trois semaines à partir de sa mise en œuvre. Trois semaines après le démarrage du confinement sont donc nécessaires pour obtenir une première estimation de son impact », a-t-il justifié. [En savoir plus]




L’académie de médecine recommande de réexaminer la stratégie nationale de stockage des masques

(APMnews) – L’académie nationale de médecine préconise de revoir la stratégie nationale de stockage des masques et émet également des recommandations en vue de protéger les professionnels de santé pendant cette période épidémique de pénurie.

Afin d’éviter une telle pénurie à l’avenir, elle recommande la constitution d’un stock stratégique de masques, notamment de type FFP2, suffisant pour couvrir les besoins dans les premières semaines d’une épidémie.

Cela permettrait, outre une protection des professionnels en continuité d’activité, en contact avec la population (guichet, accueil, sécurité…), un usage plus large du masque chirurgical, anti-projection dans la population générale.

Les académiciens préconisent également un contrôle de ces stocks « étroit » et « régulier » par le Parlement afin d’assurer un suivi transparent de l’évolution des stocks de masques. [En savoir plus]




Personnes âgées et coronavirus : le secteur alerte sur le risque de nombreux décès pour réclamer des masques

(APMnews) – Le secteur des établissements et services prenant en charge les personnes âgées a alerté en fin de semaine dernière le gouvernement sur le risque d’un nombre élevé de décès de personnes âgées infectées par le coronavirus si les professionnels ne sont pas rapidement approvisionnés en masques. [En savoir plus]




Coronavirus : le Conseil d’Etat enjoint au gouvernement de préciser certaines dérogations au confinement

(APMnews) – Le Conseil d’Etat a enjoint au gouvernement de préciser la portée de certaines dérogations au confinement, dans une ordonnance rendue dimanche. 
Vendredi dernier, le syndicat Jeunes médecins avait saisi le Conseil d’Etat d’un référé liberté au nom du droit au respect de la vie « afin de contraindre le premier ministre à prendre en urgence les mesures qui s’imposent, à savoir le confinement total », rappelle-t-on.
Dans son ordonnance rendue dimanche, le Conseil d’Etat précise que la requête du syndicat aborde deux points.
1. Le syndicat demande ainsi au Conseil d’Etat « d’enjoindre au premier ministre et au ministre des solidarités et de la santé de prononcer un confinement total de la population ».
2. le syndicat veut également « enjoindre au premier ministre et au ministre des solidarités et de la santé de prendre les mesures propres à assurer la production à échelle industrielle de tests de dépistage et de prendre les mesures réglementaires propres à assurer le dépistage des personnels médicaux ». [En savoir plus]




Un décret autorise temporairement un remboursement dérogatoire des actes de télésuivi infirmier

Un décret publié le 20 mars au Journal officiel assouplit jusqu’au 31 mai les conditions dérogatoires de prise en charge des activités de télésoin réalisées à domicile par les infirmiers libéraux conventionnés, afin de prendre en charge les personnes atteintes par le Covid-19. [En savoir plus]




Coronavirus : le ministère de la Santé publie une liste de solutions de télémédecine

Le ministère des solidarités et de la santé a publié le 17 mars une liste de solutions de téléconsultation et télésuivi auxquels il a attribué une note de sécurité, a-t-il fait savoir le 19 mars par communiqué.

« Pour accompagner les professionnels dans leur choix d’un outil numérique, le ministère référencie les solutions disponibles en télésanté avec, pour chacune, les fonctionnalités proposées et le niveau de sécurité garanti », indique-t-il sur le site de l’Agence du numérique en santé (ANS, ex-Asip santé) où cette liste est disponible. [En savoir plus]

 




Cancer du poumon : partenariat entre BMS France et Sivan pour déployer le logiciel de télésurveillance Moovcare

Bristol-Myers Squibb (BMS) France et la société Sivan ont annoncé le 16 mars un partenariat exclusif de « support au déploiement » du logiciel de télésurveillance Moovcare auprès des hôpitaux et professionnels de santé impliqués dans la prise en charge du cancer du poumon en France.

Le logiciel Moovcare poumon, conçu par Sivan, pourrait être le premier outil de télésurveillance remboursé dans le droit commun en France, rappelle-t-on. En avril 2019, le dispositif médical de classe I marqué CE a obtenu un avis favorable à son remboursement de la Commission nationale d’évaluation des dispositifs médicaux et des technologies de santé (Cnedimts) de la Haute autorité de santé (HAS). [En savoir plus]




Withings étend son offre « Med Pro » à la recherche

Withings, société spécialisée dans le développement d’objets connectés pour le bien-être et la santé des particuliers, avait lancé en octobre 2019 sa division « B to B » (business to business) Med Pro s’adressant aux professionnels de santé. L’entreprise vient d’annoncer le lancement de Med Pro Research, extension de sa division Med Pro « afin répondre à la demande croissante d’utilisation de ses dispositifs médicaux et de santé validés cliniquement dans des études cliniques ». [En savoir plus]




L’impression 3D au secours d’un hôpital italien en pénurie de valves respiratoires

L’hôpital de Chiari à Brescia, dans le Nord de l’Italie, a eu recours à l’impression 3D pour lutter contre une pénurie de valves permettant de connecter les masques à oxygène aux respirateurs, indispensables pour soigner les patients les plus sérieusement atteints par Covid-19. D’après une dépêche de Reuters publiée le 16 mars 2020, c’est la start-up italienne Isinnova qui a répondu à l’appel à l’aide du personnel médical, en fabriquant une centaine de valves en 24 heures pour moins d’un euro pièce. [En savoir plus]




Best of 2019 des grandes études – 2e partie

Attendu chaque année, vous pouvez consulter la deuxième partie du Best of des grandes études, réalisée par Robert Haïat.

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Covid-19 : Alibaba et Jack Ma publient un manuel de soin sur les enseignements des hôpitaux chinois

Les Fondations Jack Ma et Alibaba ont publié un manuel gratuit (à consulter ici) à destination des hôpitaux du monde entier. Le personnel médical de l’hôpital universitaire du Zhejiang y recense leurs conseils, méthodologies et traitements pour lutter le plus efficacement possible contre la pandémie de Covid-19. [En savoir plus]




Pharmacovigilance : un site internet pour vérifier si un médicament présente des risques en cas de symptômes de Covid-19

Conçu pour désengorger le 15 et réduire les volumes d’appels aux médecins traitants, le site internet www.covid19-medicaments.com, destiné au grand public, permet aux patients d’obtenir une réponse sur les risques relatifs à l’automédication en cas de symptômes de Covid-19. Il a été réalisé par le réseau national des centres régionaux de pharmacovigilance (CRPV), le département de pharmacologie du CHU de Bordeaux et la start-up Synapse. [En savoir plus]

 




Création d’un outil médical en ligne pour toutes les informations utiles sur le coronavirus

Le Collège de la médecine générale a mis en ligne Coronaclic pour avoir toutes les informations utiles pour le médecin généraliste, mais pas seulement. La mise à jour se fera au fur et à mesure des événements à venir. [Voir le site]

Au sommaire :

1 – La maladie et l’épidémie

2 – S’organiser au cabinet

3 – Mesures de prévention primaire

4 – Prise en charge diagnostique

5 – Prise en charge thérapeutique

6 – Populations particulières

7 – Informer et s’informer




Lancement d’une application de télésuivi pour les patients atteints ou suspectés de Covid-19

L’Assistance Publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP) et l’éditeur de logiciel lyonnais Nouveal e-santé ont lancé, le 12 mars 2020, une application de télésuivi à domicile, Covidom, pour les patients porteurs ou suspectés du Covid-19 mais qui ne nécessitent pas d’hospitalisation. 

L’objectif de Covidom est d’éviter de surcharger les hôpitaux et les médecins généralistes. Le patient reçoit des questionnaires médicaux et en cas de symptômes aigus, une équipe soignante est alertée.

La solution Covidom n’est pas en libre accès et est uniquement disponible pour les patients suivis par des services hospitaliers utilisateurs de la plateforme. [A voir le site : Nouveal – Covidom] [En savoir plus]




Un logiciel pour suivre en temps réel le coronavirus à la trace et identifier les foyers de contamination

Nextstrain est un logiciel qui, à partir de ses mutations génétiques, cartographie les mouvements du nouveau coronavirus. En distinguant l’origine de la contamination au niveau local ou par flux de voyageurs, les chercheurs espèrent aider les organisations sanitaires à mieux proportionner les mesures. Un sujet d’actualité alors que l’Italie vient d’annoncer le confinement de l’ensemble de sa population, soit 60 millions de personnes. [En savoir plus]




Le haut conseil des nomenclatures

Depuis 2005, les trois nomenclatures (CCAM, NGAP, NABM pour la biologie médicale) servent de base à la tarification des actes pour un montant actuel d’environ 27 Milliards d’euros.

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La start-up Biosency surveille à distance les patients en insuffisance respiratoire

Biosency, start-up de Rennes, vient d’obtenir, après une phase d’études cliniques, le marquage CE pour son bracelet Bora Band, l’un des deux composants de sa solution dédiée au télésuivi des personnes souffrant d’insuffisances respiratoires chroniques. [En savoir plus]




Le taux d’oxygénation bientôt détecté par l’Apple Watch ?

La firme de Cuppertino est bien décidée à faire de son Apple Watch un accessoire de santé incontournable. Le site 9to5mac, en fouillant dans le code d’iOS 14, a trouvé les traces d’une fonctionnalité destinée à l’Apple Watch de surveiller les niveaux d’oxygène dans le sang de son porteur. Ainsi, si la montre connectée analyse que le taux d’oxygène de son utilisateur tombe en dessous de la barre des 80 %, elle envoie alors un message d’alerte apparaissant directement sur son écran. En effet, en dessous de ce seuil, il est considéré que les risques d’arrêts respiratoires ou cardiaques sont élevés, puisqu’un taux d’oxygénation normal doit plutôt se situer entre 95 % et 100 %. [En savoir plus]




Le MIT a conçu un algorithme pour prédire l’efficacité de « l’insuline intelligente » chez les diabétiques

Des chercheurs du Massachusetts Institute of Technology (MIT) ont développé un algorithme capable de prédire l’efficacité de « l’insuline intelligente » chez les humains et les rongeurs. Cette découverte pourrait considérablement faciliter la recherche des traitements pour le diabète. Leurs travaux ont été publiés dans la revue Diabetes Journal le 9 mars 2020. [En savoir plus]




Le Royaume-Uni revend les données de patients à des laboratoires américains… sans les anonymiser

Le Department of Health and Social Care, l’équivalent du ministère de la Santé du Royaume-Uni aurait vendu des millions de données médicales de patients du National Health System (NHS), l’équivalent de notre Assurance maladie, à des laboratoires américains. Plusieurs experts du secteur affirment que ces données n’étaient pas anonymisées, ce que contredisent les autorités de santé anglaises. [En savoir plus]




Doctolib met à disposition gratuitement la consultation vidéo pour tous les médecins de France

Face au coronavirus, le nombre de rendez-vous pris en consultation vidéo sur Doctolib a augmenté de 40 % depuis fin février.

L’entreprise a décidé de renforcer son engagement en permettant à tous les médecins et patients de France d’utiliser la consultation vidéo gratuitement,  de financer intégralement les coûts d’équipement, de formation et de gestion du service et de renforcer l’équipe dédiée à la consultation vidéo.

Son concurrent allemand Compugroup en a fait de même.

Doctolib affiche 115 000 professionnels et 2 500 établissements de santé, clients de son outil de prise de rendez-vous en ligne. [En savoir plus]




Coronavirus: Olivier Véran annonce l’assouplissement de la téléconsultation

Le ministre des solidarités et de la santé, Olivier Véran, a annoncé qu’il signerai dès le 9 mars un décret pour assouplir considérablement les conditions de réalisation de la télémédecine afin faire face à l’épidémie de coronavirus Sars-CoV-2.

Ce décret doit permettre de faciliter l’utilisation des outils courants de communication à distance en plus des plateformes numériques existantes et faciliter les conditions des actes de téléconsultations en levant l’obligation de passer par son médecin traitant et d’avoir eu une consultation présentielle les 12 mois avant la réalisation d’une consultation à distance. [En savoir plus]




Le Health Data Hub précise les responsabilités des producteurs et utilisateurs de données

Le Health Data Hub a mis en ligne dernièrement sa « charte responsables de données », qui précise les rôles et responsabilités respectifs du hub, des producteurs de données et des utilisateurs de la plateforme.

Ce document sans « portée juridique ou normative » a été établi « en collaboration avec des représentants de l’ensemble de l’écosystème », indique le hub en préambule.

Il « est complémentaire de la charte “citoyens” » qui fixe ses engagements vis-à-vis de la société civile et de la « charte “utilisateurs” » qui correspond aux conditions générales d’utilisation de la plateforme technologique par les utilisateurs habilités. Ces deux documents ne sont pas encore disponibles. [En savoir plus]




Coronavirus : les Gafam se mobilisent (et le font savoir)

Si les entreprises chinoises ont assez rapidement réagi face à l’épidémie de Covid-19, qu’en est-il des géants technologiques américains ? Lutte contre les fake news, détection des arnaques ou encore promotion du télétravail… Facebook, Amazon, Google et Microsoft réagissent à leur manière et communiquent amplement sur leurs actions. [En savoir plus]




Une nouvelle technique aide les amputés à mieux contrôler leur neuroprothèse

Des chercheurs de l’Université du Michigan ont mis au point une nouvelle technique qui permet aux personnes amputées de mieux contrôler leur neuroprothèse. Ils ont enrobé les nerfs périphériques, très souvent abîmés suite à l’amputation, d’une greffe de muscle pour amplifier leur signal électrique.

Ces neuroprothèses permettent ainsi effectuer intuitivement des mouvements beaucoup plus précis. Les participants à l’étude ont pu, par exemple, attraper des petits cubes ou remonter une fermeture éclair. [En savoir plus]




Les sénateurs ressortent le conventionnement sélectif

Dans un rapport de la commission de l’aménagement du territoire et du développement durable du Sénat, adopté à l’initiative du président de la commission, Hervé Maurey (Union centriste, Eure) et de Jean-François Longeot (Union centriste, Doubs), coprésidents du groupe de travail consacré aux déserts médicaux, les locataires du Palais du Luxembourg suggèrent de « mettre en œuvre à moyen terme un système dit de conventionnement sélectif », afin de limiter les installations des médecins dans les zones surdotées selon le principe « une arrivée pour un départ ».

Une proposition à laquelle tous les exécutifs se sont toujours opposés, tout comme les libéraux. Dans un communiqué, les Spécialistes CSMF « s’insurgent contre cette proposition autoritaire qui n’aura pour conséquence que de décourager les jeunes médecins à s’installer ».




Franck Devulder, président des Spécialistes CSMF

Après la scission opérée par Patrick Gasser, l’ex-président de l’ex-UMESPE, parti créer Avenir Spé, 18 spécialités sont restées fidèles à la confédération au sein de la nouvelle branche spécialiste de la centrale syndicale.

L’assemblée générale constitutive des Spécialistes CSMF, réunie le 1er février dernier, a élu à sa présidence le Dr Franck Devulder (55 ans), hépato-gastroentérologue en secteur 2 (OPTAM) à Reims et président du Syndicat National des Médecins spécialistes de l’Appareil Digestif (SYNMAD) depuis 2015.

En 2018, il avait rejoint le bureau de la CSMF. Il a notamment été secrétaire général de l’Association nationale de coordination des actions de FORmation et d’évaluation en médecine SPEcialisée (AFORSPE) issue de la CSMF et aujourd’hui intégrée au groupe Evolutis DPC où il assure les fonctions de directeur scientifique pour les médecins spécialistes.

Il a aussi été président du CNP d’hépato-gastroentérologie de 2014 à 2016.




450 projets de CPTS

Selon le directeur général de la Caisse Nationale d’Assurance Maladie (CNAM), Nicolas Revel, on recensait environ 450 projets de Communautés Professionnelles Territoriales de Santé (CPTS) début janvier.

A titre indicatif, la DGOS recensait 300 projets en septembre 2019 et l’on en comptait qu’une trentaine un an plus tôt, en septembre 2018. Sur ces 450 projets, environ 300 sont en début de gestation, au stade de la réflexion et de la discussion entre professionnels de santé de terrain.

Pour une centaine de projets, une lettre d’intention a été formalisée, et pour une cinquantaine, le projet de santé a été validé, dernier stade avant la constitution de la CPTS avec les tutelles.

Enfin, 5 CPTS sont entrées dans le dispositif de financement, financement qui est encadré, rappelons-le, par un Accord Conventionnel Interprofessionnel (ACI) signé en juin dernier. Nicolas Revel se réjouit de cette montée en puissance des CPTS, signe, selon lui, d’une prise de conscience des professionnels de santé de l’intérêt de cette structure pour l’amélioration de leurs conditions d’exercice et de la prise en charge de leurs patients.




Anciens numéros – 2020

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Le Leem bâtit son action avec un œil sur 2030

A l’orée d’une nouvelle décennie, le président du Leem (Les entreprises du médicament), Frédéric Collet, place l’année 2020 dans « le temps de l’action » pour poursuivre plusieurs objectifs : renforcer l’attractivité de la France pour la recherche, créer les conditions d’accès rapide des patients aux innovations, garantir une croissance « juste et soutenable » des entreprises du secteur, « adapter l’appareil industriel », « anticiper l’évolution de l’emploi » et « être reconnus comme des partenaires de confiance ». Et ce, alors que se profile « une vague d’innovations sans précédent », qui vont redessiner les parcours de soins et l’organisation de notre système de santé. 
Ces perspectives, le Leem a souhaité les dessiner dans un ouvrage collectif « santé 2030 », une manière « d’être en mesure de réfléchir à des visions de plus long terme ».

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