Premiers transferts de patients pour soulager les hôpitaux sous tension

(Le Monde) Huit patients des hôpitaux de Roubaix et Tourcoing ont été transférés dans la nuit de jeudi à vendredi vers des établissements de la région lilloise, et huit autres d’Auvergne-Rhône-Alpes vers la Nouvelle-Aquitaine.

Des patients souffrant du Covid-19 ont été transférés des hôpitaux de Roubaix et Tourcoing, deux villes confrontées à une envolée du nombre de cas, vers d’autres établissements de la région, a fait savoir, vendredi 23 octobre, le centre hospitalier universitaire (CHU) de Lille.

Huit patients ont ainsi été transférés dans la nuit de jeudi à vendredi vers le CHU de Lille et des établissements de Boulogne-sur-Mer (Pas-de-Calais), Montreuil-sur-Mer et Amiens, a détaillé lors d’une visioconférence de presse le docteur Julien Poissy, du pôle réanimation du CHU de Lille. Si ces transferts concernent des patients qui n’étaient pas hospitalisés en réanimation, l’un de ceux-ci a été placé en réanimation après son arrivée au CHU de Lille. Pour jeudi et vendredi, l’hôpital de Roubaix a, pour sa part, indiqué avoir transféré une vingtaine de patients vers d’autres établissements, pour se donner « le temps de créer un nouveau volant de lits de médecine Covid à l’approche du week-end »[En savoir plus]




Covid-19 : les asthmatiques sévères réintégrés dans la liste des personnes à risque

Le Conseil d’Etat vient d’invalider le décret qui avait exclu les asthmatiques sévères de la liste des personnes vulnérables face au Covid-19. Les asthmatiques sévères peuvent donc de nouveau bénéficier du certificat d’isolement ou du dispositif de chômage partiel en cas de non possibilité de télétravail, informe un communiqué de l’association Asthme & Allergies.

Fin du dispositif contestée 

Le 1er septembre dernier avait pris fin le dispositif d’indemnisation des arrêts de travail pour les travailleurs à risque de formes graves de Covid-19. Celui-ci ne conservait que quatre catégories de patients parmi les personnes particulièrement fragiles, et excluait asthmatiques sévères. La décision avait été rapidement contestée par plusieurs Sociétés savantes et associations de patients dont l’association Asthme & Allergies, qui s’était immédiatement mobilisée en adressant un courrier au Premier Ministre, demandant que l’asthme sévère soit réintroduit dans la liste, « afin que les malades concernés continuent de pouvoir bénéficier d’un certificat d’isolement ou du chômage partiel si leur fonction rendait le télétravail impossible ». [En savoir plus]




Codes html

Encadré gris

Notes : Surveillance monitorée continue et traitement des malades hospitalisés au sein d’un centre de réanimation cardiaque par plusieurs médecins spécialistes dont l’un au moins présent de façon constante pour un maximum de 10 malades, par équipe, avec surveillance du tracé électrocardiographique, sur oscilloscope et du cardiofréquencemètre y compris éventuellement les actes habituels d’électrocardiographie et de réanimation et les prises continues ou intermittentes de pression avec ou sans enregistrement et ce quelle que soit la technique.

A lire – encadré jaune

Couleur texte

<body>

<p style= »color:#FF0000″;>Red paragraph text</p>

</body>

Début de texte en couleur :

<span style= »color: #d12926; »><b>texte couleur</b></span> texte suivant

Ancre

(1)

(1) D’origine allemande il était professeur de dessin.

Corps de caractères

<span style= »font-size: 8pt; »>texte</span>

ou :

<span style= »font-size: xx-small; »>texte</span>

<span style= »font-size: x-small; »>texte</span>

<span style= »font-size: small; »>texte</span>

<span style= »font-size: medium; »>texte</span>

<span style= »font-size: large; »>texte</span>

<span style= »font-size: x-large; »>texte</span>

<span style= »font-size: xx-large; »>texte</span>

ou :

<span style= »font-size: 12px; »>texte</span>

ou :

<span style= »font-size: 0,8em; »>texte</span>

Hauteur de ligne

<span style= »line-height: 50% »>texte</span>

Espace insécable

&nbsp;

Retour de ligne

<br />

Texte souligné

<span class= »has-inline-color has-black-color »>texte</span>




Diviser pour mieux (ou mal) régner ?

Notre système de santé est à bout de souffle. 

Le Ségur de la santé devait refonder notre système de soins. Finalement, cette non-concertation a abouti essentiellement à une revalorisation salariale dans les établissements publics. 

En contrepartie, un avenant à la Convention était censé soutenir la médecine libérale. Force est de déplorer le manque de moyens pour la médecine de ville car entre autres : 

  • le SAS (Service d’Accès aux Soins) n’intègre pas les spécialistes,
  • aucune contribution financière n’est prévue pour remplir les DMP désespérément vides,
  • et seules trois spécialités devraient être revalorisées, mais par un seul misérable euro et encore que pour certains actes !

A ce stade on ne peut que regretter le manque d’ambition, de vision, de moyens du projet, et le départ de l’un des syndicats de la table des négociations. 

Notre conseil d’administration a élaboré un texte pour défendre la cardiologie dans le cadre de cet avenant. Ce document a été bien accueilli par tous les syndicats représentatifs qui font d’ailleurs tous le même constat sur l’état moribond de la médecine libérale. Pourtant il n’y aura jamais autant de syndicats en lice pour les futures élections des URPS Médecins (Union Régionale des Professionnels de Santé). La division n’étant profitable qu’à l’Etat, le nombre croissant de syndicats de médecins risque de morceler une fois de plus la médecine libérale alors que nous avons besoin d’unité pour mieux défendre la profession.

Cet avenant discuté juste avant les élections des URPS, court le risque de ne pas être signé par nos représentants, entre autres pour des considérations électorales. De plus, la nouvelle Convention entre l’Etat et la médecine libérale ne devrait plus être discutée à son échéance en 2021, mais reportée en 2023 par le seul fait du prince, pour tenter de ne pas se mettre à dos les médecins avant les élections présidentielles.  

Pendant ce temps, nos conditions de travail se détériorent avec des cardiologues retraités non remplacés, des délais de rendez-vous qui s’allongent à vue d’œil et des patients de plus en plus complexes ne trouvant plus de médecins généralistes. Nous sommes une fois de plus les dindons de cette farce politicienne : ne pas signer l’avenant et repousser la Convention risquent de nous priver encore longtemps des outils indispensables pour nous aider et moderniser notre pratique. 

Le Syndicat travaille par d’autres moyens à l’amélioration de notre métier, notamment en présentant bientôt des visioconférences sur la réingénierie du cabinet cardiologique et des outils ergonomiques pour réaliser de la téléexpertise, et en proposant dès que possible une formation pour faire évoluer nos secrétaires vers la fonction d’Assistants Médicaux grâce à la VAE (Validation des Acquis de l’Expérience).

Nos décideurs devraient méditer cette citation d’Henri Fayol, précurseur du management « Diviser les forces ennemies est bien, mais diviser ses propres forces est une lourde faute ».




PLFSS 2021 : portion congrue pour la médecine libérale

La lecture est réservée à nos abonnés.

Pour lire cet article, vous devez vous connecter




Négociations conventionnelles sous haute tension

La lecture est réservée à nos abonnés.

Pour lire cet article, vous devez vous connecter




L’ordonnance de la Cour des comptes pour les GHT

La lecture est réservée à nos abonnés.

Pour lire cet article, vous devez vous connecter




PLFSS 2021 : Les dépenses de santé en 2019

La lecture est réservée à nos abonnés.

Pour lire cet article, vous devez vous connecter




Essais cliniques : la France reste au 4e rang européen

Selon la dixième enquête du Leem « Attractivité de la France pour la recherche clinique internationale », notre pays reste au quatrième rang européen, derrière l’Allemagne – qui a pris la première place au Royaume-Uni désormais deuxième – et l’Espagne. A noter que cette dernière était derrière la France il y a encore quatre ans… En matière d’initiation d’essais précoces (phases I et I/II), la France reste en cinquième position derrière le Royaume-Uni, l’Allemagne, la Belgique et l’Espagne.

L’Hexagone a cependant maintenu son deuxième rang européen en matière d’essais menés en oncologie, avec près de la moitié (56 %) des études réalisées sur le territoire dans ce domaine, devant les maladies rares (12 %), les médicaments de thérapie innovante – cellulaires ou géniques (7 %) – et la pédiatrie (6 %). Plus généralement, l’enquête du Leem rappelle que le continent européen participe à 44 % des études cliniques dans le monde, derrière les Etats-Unis (57 %) et devant l’Asie (35 %).

© alexraths




Brexit : un ARM sur le médicament est souhaitable

Auditionnée par le Parlement européen, la directrice générale de la Fédération européenne des associations et industries pharmaceutiques (EFPIA), Nathalie Moll, a affirmé que le plus important en vue du Brexit sans accord à la fin de l’année est que le Royaume-Uni et l’UE parviennent à un Accord de Reconnaissance Mutuelle (ARM) sur le médicament. Un tel accord permettrait de ne pas devoir mettre en œuvre de nouvelles dispositions pour les inspections relatives aux bonnes pratiques de fabrication et d’éviter les contrôles et tests des lots importés.

Et d’éviter ainsi 1,3 milliard d’euros de coûts supplémentaires pour l’industrie, selon Nathalie Moll, qui estime qu’en l’absence d’un tel accord, les patients de l’UE pourraient connaître des retards allant jusqu’à six semaines dans l’accès aux médicaments fabriqués au Royaume-Uni.

45 millions de lots de médicaments traversant chaque mois la Manche, la directrice de l’EFPIA juge impossible d’envisager une industrie européenne distincte de celle du Royaume-Uni alors même qu’ « elles ont toujours été étroitement liées ».

© Fotolia




L’expérimentation « e-carte Vitale prorogée »

Autorisée par décret en mai 2019 pour une durée de 12 mois, l’expérimentation d’une carte Vitale dématérialisée ou « e-carte Vitale » est prorogée pour une durée totale de 24 mois par un nouveau décret paru au JO le 14 octobre dernier. Elle concerne les CPAM du Rhône et des Alpes-Maritimes et les caisses de la Mutuelle Sociale Agricole (MSA) Ain-Rhône et Provence-Azur.

L’application installée sur le smartphone de l’assuré contient sa propre e-carte d’Assurance-maladie et celles de chacun de ses ayants droit. Délivrée gratuitement à tous les assurés volontaires déjà titulaires d’une carte Vitale valide, elle est valable « uniquement auprès des professionnels de santé  participant à l’expérimentation ».

Le texte précise que le titulaire de l’e-carte Vitale peut déléguer l’usage des services liés à sa propre carte, et à celles de ses ayants droit contenue dans l’application, à une personne de son choix elle-même titulaire de l’application « pour une durée maximales de 30 jours ». Le texte prévoit également une dérogation pour permettre la création, la consultation et l’alimentation du Dossier Pharmaceutique (DP) à partir de cette carte Vitale dématérialisée.

© Photoggraphy33




Les fédérations hospitalières pour la télémédecine

Réunis en conférence virtuelle par le centre de ressources et d’expertises en e-santé Catel, Alexandre Mokede, responsable du pôle offre de soins de la FHF, Elisabeth Hubert, présidente de la FNEHAD, Lamine Gharbi, président de la FHP et Sophie Beaupère, déléguée générale d’Unicancer se sont unanimement félicités de l’essor spectaculaire de la télémédecine du fait de la crise sanitaire, qui a favorisé la continuité des soins et la coordination entre professionnels de santé.

Soulignant tous qu’elle ne saurait se substituer aux consultations physiques, ils souhaitent cependant qu’elle continue d’être favorisée par la pérennisation de certaines mesures prises dans l’urgence de la crise sanitaire. 

© VelesStudio




Grippe : médecins, vaccinez-vous !

Rappelant que le grippe a causé entre 8 000 et 14 500 décès annuels au cours des trois dernières vagues épidémiques et soulignant que dans le contexte sanitaire actuel, « la conjonction d’une épidémie grippale avec la vague actuelle de l’épidémie de Covid-19 représenterait un danger majeur pour nos concitoyens et le système de santé », l’Ordre des médecins « appelle l’ensemble des médecins, et plus largement l’ensemble des professionnels de santé en contact avec des malades, à se faire vacciner contre le grippe » et « à s’engager pleinement dans cette campagne de vaccination antigrippale de leurs patients, afin d’atteindre la meilleure couverture vaccinale possible ». Pour mémoire, la France reste chaque année « bien en-deçà de l’objectif fixé par l’OMS d’une couverture vaccinale pour 75 % des populations fragiles ».

© DragonImages




Les libéraux en première ligne mais… sans masques !

L’Union Nationale des Professionnels de Santé relaie la colère des professionnels de santé libéraux auxquels, depuis le 5 octobre dernier, les pharmacies ne peuvent plus distribuer gratuitement de masques, ces derniers étant réservés aux personnes malades du Covid, vulnérables et cas contact. Les libéraux doivent donc se procurer leurs masques par leurs propres moyens et à leurs frais. L’UNPS « déplore cette décision qui s’interprète, une fois de plus, comme un manque de considération des professionnels de santé libéraux ».

Elle rappelle qu’il est indispensable de garantir le fonctionnement optimal de l’ensemble des soins de ville, en cabinet comme à domicile, dans des conditions de sécurité renforcées pour les patients comme pour les soignants. L’UNPS estime qu’une part des 4,3 milliards d’euros prévus par le PLFSS pour la gestion de la crise sanitaire doit permettre aux professionnels de santé de s’équiper de tout ce qui contribue à les protéger et ce à « un coût acceptable, en prévenant tout risque de pénurie ».

© monkeybusiness




Aider les médecins à repérer les violences conjugales

Après avoir pris part au Grenelle contre les violences conjugales et soutenu la possibilité pour les médecins d’émettre un signalement au procureur sans accord de la victime et dans certaines circonstances strictement encadrées par la loi, le Conseil National de l’Ordre des Médecins (CNOM) publie, avec le ministère de la Justice et la HAS, un guide pratique visant à éclairer les professionnels de santé, en particulier les médecins.

Ce document précise les contours de cette dérogation permissive – la victime majeure est en danger immédiat et se trouve sous l’emprise de l’auteur des violences- et met à la disposition des soignants différentes ressources, notamment une fiche de signalement à transmettre au procureur de la République, des informations sur le circuit juridictionnel de ce signalement et des outils pratiques permettant d’évaluer les situations de danger immédiat et  d’emprise par des questionnements et des exemples concrets. 

© Karich




Les disparités départementales de la mortalité prématurée par MCV

La lecture est réservée à nos abonnés.

Pour lire cet article, vous devez vous connecter




Dispositif anti-cadeaux : le catalogue des conventions et des avantages

La lecture est réservée à nos abonnés.

Pour lire cet article, vous devez vous connecter




Crise sanitaire : des défauts d’anticipation, d’organisation et de communication

La lecture est réservée à nos abonnés.

Pour lire cet article, vous devez vous connecter




Quelle prise en charge du Covid-19 en réanimation aujourd’hui ?

(Medscape – Vincent Richeux) Comment a évolué la prise en charge en réanimation des formes graves de Covid-19 ? Le Pr Julien Poissy (pôle de médecine intensive/réanimation, hôpital R. Salengro, CHRU de Lille) nous fait le point sur les différentes stratégies mises en place, après une description de la situation observée actuellement dans son service, où la hausse rapide des admissions en réanimation fait craindre à nouveau des difficultés.

« Les progrès dans la prise en charge des patients Covid-19 en réanimation restent assez modestes », a tout d’abord tenu à préciser le médecin réanimateur, également responsable d’unité. « Dans notre service, pendant la première vague, la mortalité était de 20 à 25% chez ces patients. Il est probable qu’elle soit assez similaire au cours de cette deuxième vague, qu’importe les moyens déployés. »

Pourtant, à la sortie de l’été, les profils des patients admis ont laissé espérer une amélioration. « On a eu l’impression, début septembre, de voir moins de formes sévères arriver en réanimation. Mais, aujourd’hui, malheureusement, en termes de gravité et de progression de la maladie, les patients sont les mêmes que ceux observés pendant la première vague. »

« Finalement, les cas les plus graves arrivent maintenant, certainement en raison de la dynamique de l’épidémie », estime le Pr Poissy, qui suggère une possible intensification de la circulation du virus chez les plus âgés. « On observe toujours une moyenne d’âge de plus de 60 ans chez les patients Covid admis en réanimation, mais on voit aussi des sujet jeunes, avec des facteurs de gravité connus », comme une surcharge pondérale. [En savoir plus]




Déplacements nocturnes des professionnels de santé : la carte professionnelle suffit

(Medscape – Stéphanie Lavaud) Le Conseil national de l’ordre des médecins (Cnom) et des syndicats de médecins appelaient en début de semaine à faciliter les déplacements professionnels des soignants pendant la période de couvre-feu, c’est à dire sans nécessité de présenter l’attestation officielle. La demande a, semble-t-il, été entendu puisque les Autorités sanitaires ont fait savoir que la carte professionnelle des professionnels de santé  pourra donc servir de seul justificatif pour les déplacements professionnels.

Faciliter la circulation des médecins entre 21h et 6h du matin

Alors que le couvre-feu est entré en vigueur dans neuf métropoles depuis le samedi 17 octobre, le Conseil national de l’Ordre des médecins et des syndicats de médecins ont demandé au gouvernement de faciliter l’indispensable circulation des médecins entre 21h et 6h du matin. [En savoir plus]




Olivier Véran : « L’hôpital est plus solide qu’au printemps » face au Covid

(Les Echos – olveig Godeluck, Étienne Lefebvre, Dominique Seux) Le ministre de la Santé annonce, dans une interview aux « Echos », une nouvelle rallonge budgétaire pour l’hôpital afin de faire face à la deuxième vague épidémique de coronavirus. Le déficit va se creuser un peu plus. « Nous assumons cet effort considérable de la Nation », affirme Olivier Véran. Un arrêté sera publié « dans les prochains jours » pour que les pharmaciens et médecins généralistes déploient les nouveaux tests antigéniques.

Des mesures ont été prises pour mobiliser les soignants à l’hôpital pendant les vacances de la Toussaint et affronter la deuxième vague. Où en est-on ?

Olivier Véran : Nous avons conscience de demander un nouvel effort très important aux soignants, nous avons besoin d’eux, nous les soutenons très concrètement. Cela passe par la majoration de 50 % des heures supplémentaires – qui augmentent par exemple de 20 à 30 euros net pour un infirmier et de 12 à 20 euros pour un aide-soignant. Cela passe par l’indemnisation des congés non pris, qui permet à un soignant mobilisé et renonçant à des jours de congé d’ici à la fin de l’année de bénéficier d’une indemnité spécifique. Cela passe par l’avancée des revalorisations du Ségur , avec la deuxième étape de hausse des salaires qui sera effective dès décembre, soit une augmentation mensuelle globale de 183 euros net, ou encore l’anticipation de la revalorisation de la prime d’engagement de service public pour les praticiens hospitaliers. Cela passe enfin par un soutien matériel : comme au printemps, nous allons proposer des facilités de transport, de garde d’enfant, d’hébergement et d’alimentation aux équipes. [Lire la suite]




Covid-19 : retour d’expérience sur la création d’un centre Covid par des généralistes

(Medscape – Serge Cannasse) Pendant la première phase de l’épidémie de Covid-19 en France, de nombreux professionnels de santé libéraux se sont organisés pour faire face à une situation exceptionnelle. Parmi leurs initiatives, la création de centres de consultations dédiés aux patients suspectés d’être infectés par le SARS-CoV-2 a été motivée par le souci de minimiser les risques de contamination aussi bien pour les autres patients que pour les professionnels de santé impliqués. L’une de ces expériences est relatée dans un numéro spécial du BEH (Bulletin épidémiologique hebdomadaire – Santé publique France).

L’implication de nombreux acteurs

Un collectif de médecins généralistes a d’abord obtenu l’accord de la municipalité de Choisy-Le-Roy (94) pour utiliser un gymnase. De plus, la mairie a mis à sa disposition du personnel volontaire pour y assurer l’entretien et la sécurité du lieu ainsi que du matériel pour qu’il fonctionne (masques, solutions hydroalcooliques, informatique, collations, etc). L’ARS (Agence régionale de santé) s’est engagée à prendre en charge les rémunérations des médecins, infirmiers, secrétaires et coordonnateur. Plusieurs bénévoles ont apporté leurs compétences (gestion, logistique, etc) et un appel aux dons a permis de récupérer des équipements supplémentaires. La Fondation de France a, quant à elle, donné un financement pour certains matériels et deux laboratoires de biologie médicale se sont impliqués dans l’initiative. Enfin les médecins, Samu et services d’urgence du secteur ont été informés de l’ouverture du centre. Au total, sa mise en place a demandé une dizaine de jours. [En savoir plus]




Les députés harmonisent la création des dossiers numériques de santé à compter de 2022

(TICsanté – Vincent Granier) – Les députés ont adopté le 6 octobre en première lecture le projet de loi d’accélération et de simplification de l’action publique (dit « Asap ») dont plusieurs mesures harmonisent la création du dossier pharmaceutique (DP), du dossier médical partagé (DMP) et de l’espace numérique de santé (ENS), sur le régime de l’opt-out, à compter du 1er janvier 2022.

Le projet de loi, présenté le 5 février en conseil des ministres, a été adopté le 5 mars en première lecture par le Sénat après avoir été amplement remanié. La commission spéciale constituée sur le texte à l’Assemblée nationale avait globalement approuvé les modifications portant sur son volet santé.

Le texte, sur lequel le gouvernement a engagé la procédure accélérée, sera prochainement examiné par une commission mixte paritaire (CMP) regroupant pour moitié députés et sénateurs. [En savoir plus]




La SFC et de la SFNV mettent en garde contre une prise en charge différée des urgences

(Medscape – Stéphanie Lavaud)  Dans un communiqué commun, les Sociétés Françaises de Cardiologie (SFC) et de Neurologie Vasculaire (SFNV) mettent en garde contre une prise en charge différée des urgences cardiovasculaires et neurovasculaires qui pourrait être à l’origine de diagnostics tardifs, et d’admission retardée dans leurs unités de soins intensifs. Leurs présidents annoncent être mobilisés pour répondre à un « double défi » : assurer la prise en charge des patients relevant d’une pathologie cardiovasculaire et neurovasculaire aiguë et celles des patients COVID-19.

Chaque minute compte

Alors que l’Agence régionale de santé d’Île-de-France a donné l’instruction, depuis mardi, « de déprogrammer une partie de l’activité, jusqu’à 30% » face à une « subite dégradation des chiffres » la semaine dernière, selon les dires d’Aurélien Rousseau, directeur général de l’ARS, les deux Sociétés savantes ont souhaité « rappeler l’importance de la prise en charge ambulatoire mais aussi hospitalière en unités de soins intensifs, des urgences relevant de leurs spécialités respectives ». Les Prs Ariel Cohen et Emmanuel Touzé insistent : « chaque minute compte lors d’un infarctus du myocarde ou d’un accident vasculaire cérébral, car les traitements médicamenteux et interventionnels doivent être mis en œuvre en urgence afin de préserver la fonction de ces organes et réduire le risque vital à court terme ». [En savoir plus]




Deuxième vague : les oncologues sont-ils prêts? 12 témoignages d’experts européens et américains

(Aude Lecrubier et l’équipe Medscape) Alors que le nombre de cas de Covid-19 progresse à nouveau de façon inquiétante dans de nombreux pays, Medscape a contacté des oncologues du monde entier (France, Allemagne, Espagne, Royaume-Uni, Brésil, Etats-Unis) pour savoir ce qu’ils ont appris de la première vague et comment ils se préparent à affronter celle-ci. Il en ressort que beaucoup ont vus les soins (dépistage et traitement) de leurs patients impactés mais que les adaptations effectuées, en termes de ré-organisation des soins, de sécurisation des parcours-patients, et surtout d’essor de la télémédecine devraient permettre de mieux gérer la deuxième vague. A condition toutefois que les soignants tiennent, en dépit d’une évidente la fatigue.

Injoignables…

Rendez-vous annulés, chirurgies reportées et diagnostics de cancer retardés… autant de contraintes pour les oncologues du monde entier, qui luttent pour rester en contact et traiter leurs patients depuis le début de la pandémie. Les médecins et leurs équipes ont dû faire face à des situations particulièrement stressantes en voyant les patients renoncer à des dépistages et à des soins alors que l’épidémie de Covid-19 se propageait. Et ce dans le monde entier, comme le montre les témoignages d’oncologues sur différents continents. [En savoir plus]




Mortalité plus élevée chez les patients souffrant de troubles mentaux hospitalisés pour Covid-19

(Medscape – Batya Swift Yasgur) Avoir un diagnostic de maladie psychiatrique préalable à une hospitalisation pour Covid-19 est lié à une augmentation significative du risque de décès, selon une étude publiée dans le JAMA Network Open le 30 septembre.

En se basant sur les données de près de 1700 patients d’un hôpital psychiatrique de New Haven (Connecticut), des chercheurs font état d’un taux 1,5 plus élevé de décès chez ceux qui avaient un diagnostic de pathologie psychiatrique préalable à leur hospitalisation pour Covid-19 par rapport à ceux qui n’avaient pas un tel diagnostic.

Impact négatif

« Soyez attentifs et gérez/traitez potentiellement une pathologie psychiatrique sous-jacente si un patient est hospitalisé pour Covid, car ce facteur de risque peut impacter l’issue pour le patient – à savoir le décès – quand il sera à l’hôpital » a déclaré à Medscape Medical News le Dr Luming Li, principale investigatrice, professeur assistant en psychiatrie et directrice médical associée à l’amélioration de la qualité (Hôpital psychiatrique de Yale New Haven, New Haven, Etats-Unis). [En savoir plus]




L’Europe face à la seconde vague du Covid-19

(Statista – Tristan Gaudiaut) Alors que l’Europe fait face à la deuxième vague de l’épidémie de Covid-19, plusieurs États membres ont durci la semaine dernière leurs mesures de restrictions. Comme le montre notre graphique, après avoir réussi à aplatir la courbe des infections à l’approche de l’été, les pays d’Europe occidentale se retrouvent de nouveau confrontés à une hausse rapide des contaminations. Selon les chiffres de l’université Johns Hopkins, le nombre de cas de Covid-19 augmente particulièrement vite en Espagne, en France et au Royaume-Uni, où le total recensé depuis le début de l’épidémie a dépassé respectivement 900 000, 800 000 et 700 000 la semaine dernière. La trajectoire des courbes en Allemagne et en Italie traduit également un rebond de l’épidémie, même si ce dernier semble avoir débuté plus tard que dans les pays précédemment cité.

Infographie: L'Europe face à la seconde vague | Statista 




Covid-19 : 10 questions essentielles sur la reprise de l’épidémie en France

(The Conversation) Pascal Crépey, épidémiologiste et biostatisticien à l’École des Hautes Études en Santé Publique, travaille sur la modélisation de la propagation des maladies infectieuses telles que la grippe. Il fait le point pour The Conversation sur la situation de l’épidémie de Covid-19 en France.

Le nombre de personnes infectées par le coronavirus SARS-CoV-2 augmente partout dans le pays, on enregistre de plus en plus d’hospitalisations liées à la Covid-19 : assiste-t-on à la deuxième vague de l’épidémie ?

Pascal Crépey : Le problème est que cette image de « vague » n’est pas clairement définie en épidémiologie. De ce fait, il s’agit d’une notion floue, qu’il faut préciser avant de pouvoir répondre à la question.

Si, pour ceux qui l’emploient, ce concept de vague équivaut à un tsunami qui submerge le système hospitalier et ravage la société, alors non, nous ne vivons pas encore un tel raz-de-marée. En revanche, si on s’appuie sur ce que l’on connaît des épidémies passées causées par des virus respiratoires, alors effectivement, on peut dire que nous vivons un début de seconde vague.

La pandémie de grippe espagnole de 1918-1919, par exemple, a donné lieu à 3 vagues successives : une première au printemps 1918, une seconde beaucoup plus mortelle à l’arrivée de l’automne, et une troisième dans son prolongement, qui a duré jusqu’au début du printemps de l’année suivante. En s’appuyant sur ce type d’expérience, on peut dire que la seconde vague débute lorsque la courbe des cas, des hospitalisations ou des morts commence à décoller. C’est le cas actuellement.

Pour l’instant, on ne peut pas présumer de la hauteur de cette vague : elle peut encore, espérons-le, ne rester qu’une vaguelette.

TC : Quelles sont les différences entre la situation actuelle et celle du mois de mars ?

PC : Paradoxalement, en mars la catastrophe sanitaire engendrée par le cluster de Mulhouse a eu un effet bénéfique : celui de sonner l’alarme (ndlr : un rassemblement évangélique à Mulhouse avait contribué à fortement dégrader la situation dans le Grand-Est). Les autorités ont réagi rapidement en décrétant le confinement, ce qui a épargné les régions où l’épidémie commençait à s’installer, comme la Bretagne ou la Nouvelle-Aquitaine. Les capacités hospitalières ont alors pu être projetées depuis ces régions vers celles qui étaient en souffrance, tandis que plus de 650 patients ont pu être transférés vers des zones moins touchées. [En savoir plus]




Servier se dote d’une direction « Digital, data et systèmes d’information »

(TICpharma – Léo Caravagna) – Le groupe Servier a annoncé mardi la création d’une nouvelle direction « Digital, data et systèmes d’information » chargée de « piloter la stratégie digitale du groupe », et la nomination à sa tête de Virginie Dominguez.

Les principaux enjeux de cette transformation sont « la refonte globale et la restructuration des infrastructures informatiques du groupe », « la mise en place d’une nouvelle gouvernance des données, avec de nouveaux outils de stockage, d’accès et d’analyse de la donnée plus performants, le développement d’une ‘plateforme data groupe’ de pointe et la mise en place d’équipes agiles travaillant sur des initiatives d’intelligence artificielle », ainsi que « le développement d’une plateforme d’automatisation des processus ». [En savoir plus]




La téléconsultation est devenue « une composante essentielle de l’offre de soins » (Cnam)

(TICsanté – Léo Caravagna) – La téléconsultation est « devenue une composante essentielle de l’offre de soins sur le territoire », a déclaré la Caisse nationale de l’assurance maladie (Cnam) dans un communiqué publié le 16 septembre, à l’occasion du 2e anniversaire de l’entrée en vigueur du remboursement de droit commun des actes de téléconsultation.

Ce remboursement est entré en vigueur le 15 septembre 2018, conformément aux dispositions prévues par l’avenant n°6 à la convention médicale et par la loi de financement de la sécurité sociale (LFSS) pour 2018.

Le nombre de téléconsultations remboursées a diminué une fois le confinement levé, mais il demeure bien à un niveau supérieur par rapport à cette période. Seulement 40.000 téléconsultations ont été remboursées en février, contre 4,5 millions en avril, 1,9 million en juin et 650.000 en août.

« En cette rentrée, [la téléconsultation] représente 3% des consultations », a indiqué la Cnam.

Doctolib a également fait part d’une forte hausse des téléconsultations en 2020 et d’une diminution après le confinement, dans un communiqué le 15 septembre. [En savoir plus]




Pas d’effet rebond des migraines après l’arrêt du clopidogrel au décours de l’occlusion d’une communication interauriculaire

(Medscape – Batya Swift Yasgur) Après fermeture percutanée d’une communication inter auriculaire (CIA), 1 patient sur 7 souffre de migraines de novo. Les résultats à un an de l’étude CANOA montrent que la double anti-agrégation plaquettaire (DAP) clopidogrel et aspirine pendant une période de 3 mois après la procédure, réduit significativement et durablement l’incidence des céphalées.

Pas résurgence significative des migraines

Les chercheurs ont recruté 171 patients sans antécédent migraineux ayant eu la fermeture d’une CIA. Au décours de l’intervention, les sujets ont été répartis en deux cohortes soit DAP soit aspirine plus placebo (monothérapie anti-agrégante) pendant 3 mois. A la fin de cette période, le clopidogrel a été cessé et l’aspirine seule poursuivie. Il n’y a pas résurgence significative des migraines entre les deux groupes 6 et 12 mois après la procédure.

« Nous avons remarqué que la majorité des crises migraineuses, qui survenaient dans les semaines suivant la procédure, avaient disparu au bout d’une année et dans la majorité des cas, elles s’étaient estompées ou spontanément résolues chez la majorité des patients » déclare à theheart .org/Medscape Cardiology l’auteur senior, Josep Rodés-Cabau (director, Catheterization and Interventional Laboratories, Quebec Heart and Lung Institute, Quebec City, Canada).

« Il n’y a pas eu d’effet rebond significatif des crises de migraines après l’arrêt du clopidogrel, ni d’effet délétère, cela nous conforte l’intérêt de l’arrêt rapide du clopidogrel chez ces patients » dit-il.

L’étude clinique pré-spécifiée randomisée a été publiée en ligne dans le numéro du 23 septembre du JAMA Cardiology. [En savoir plus]




Repositionnement : si des médicaments cardiovasculaires avaient une indication psychiatrique ?

(Medscape – Bruce Jancin) Un des sujets en vogue est le repositionnement de médicaments de cardiologie en psychiatrie. C’est ce qu’a expliqué le Dr Livia De Picker (Université d’Anvers, Belgique) lors d’une session dédiée au congrès virtuel de l’European College of Neuropsychopharmacology. La psychiatre a détaillé les résultats de plusieurs études et a conseillé les médicaments cardiovasculaires à privilégier pour les patients avec une pathologie mentale.

Il faut rappeler le besoin important en psychiatrie de traitements à la fois meilleurs et innovants disposant de nouveaux mécanismes d’action. Or de nombreux médicaments cardiovasculaires recommandés dans les guidelinessont utilisés depuis longtemps, avec un profil de sécurité bien établi et sans surprise, et leurs génériques sont disponibles. Ils pourraient être développés pour d’autres indications à un coût faible, a indiqué le Dr Livia De Picker.

L’idée de repositionner en psychiatrie des médicaments développés à l’origine pour des indications non-psychiatriques n’est pas nouvelle, a-t-elle ajouté, citant l’exemple du lithium dans la goutte, du valproate pour l’épilepsie ou de la kétamine en anesthésie.

Un effet positif des statines démontré

Un essai randomisé de haute qualité a prouvé l’effet psychiatrique positif des statines, pour lesquelles une méta-analyse de six études cliniques contre placebo chez 339 patients schizophrènes a montré que l’agent hypolipémiant avait des effets à la fois sur les symptômes positifs et négatifs de la maladie psychiatriques. Mais les données restent insuffisantes. [En savoir plus]




Covid-19 et médicaments : où en est-on ?

(Medscape Stéphanie Lavaud) – Alors qu’une deuxième vague de Covid-19 atteint la France, nous sommes mieux armés pour y faire face à plusieurs points de vue, et notamment en termes de réponses thérapeutiques.

Si aucun médicament n’a eu d’effet miraculeux, une meilleure compréhension des mécanismes infectieux et des symptômes ainsi que des études cliniques ont permis de définir quels traitements étaient efficaces. Le Pr Patrick Couvreur, professeur émérite à l’Université Paris-Saclay, président de l’Académie nationale de pharmacie, membre de l’Académie des sciences est revenu, il y a quelques jours, lors de la deuxième séance exceptionnelle Covid-19 de cette même académie, sur les traitements validés parmi ceux qui ont été utilisés/testés lors de la première vague.

Eléments de physiopathologie et les 3 piliers thérapeutiques

Dans un premier temps du processus infectieux, le SARS-CoV-2 reconnait un récepteur appelé ACE2 (enzyme de conversion de l’angiotensine 2), il est ensuite internalisé pour se retrouver dans une vacuole d’endocytose, avant de relarguer le génome viral au niveau du cytoplasme cellulaire. Ce génome est alors traduit en protéines virales (spicules, membranes, enveloppes de virus) et répliqué. Ensuite, sous l’action de différentes enzymes qui assemblent les différentes protéines virales, le virus se reconstitue, entrainant la formation d’un virion mature prêt à être exocyté et a infecté d’autres cellules.

En plus, de l’infection cellulaire, des événements ont lieu au niveau tissulaire sous la forme d’un orage cytokinique. La rupture de la barrière épithélio-endothéliale permet à des exsudats de composants de la barrière plasmatique de se retrouver au niveau de la cavité alvéolaire du poumon, s’accompagnant d’une invasion macrophagique avec une aggravation des lésions pulmonaires. [En savoir plus]




Epidémie de Covid-19 : Vous êtes malade ou « cas contact », que faire ?

Chère consœur, Cher confrère,

Le printemps a été compliqué, l’automne l’est déjà et l’hiver promet de l’être encore plus.

Au-delà du rappel de l’importance du respect des mesures barrières dans vos vies professionnelles et personnelles, le Syndicat reste à vos côtés et met à votre disposition informations, conseils et cas pratiques.

Stock de masques (et de sécurité)

Notre circulaire de rentrée l’avait anticipé. Le 4 octobre dernier a pris fin le dispositif de distribution de masques gratuits pour les professionnels de santé libéraux.

Depuis, il vous appartient de vous approvisionner pour avoir au moins 3 semaines de stock de matériels de protection : masques chirurgicaux et FFP2 principalement et, selon votre activité, les autres EPI – gants, blouses, charlottes, tabliers, lunettes.

Pour plus d’information ici

Hygiène et pratique cardiologique

Le virus circule partout. Sensibilisez-vous à l’hygiène et à l’organisation de vos consultations en période épidémique en consultant notre Guide sur l’hygiène au cabinet en période d’épidémie (rubrique Covid-19/recommandations).

Ce guide de bonne conduite a été élaboré au printemps dernier, en pleine crise Covid, en association avec les principaux acteurs de la cardiologie libérale, hospitalière et universitaire.

Je suis cardiologue, que faire si… ?

Je présente des symptômes

  • Je me fais tester en urgence.
  • Je m’isole en attendant le résultat du test.
  • Je ne reprends pas le travail tant que je suis symptomatique.
  • Je peux reprendre mon activité au moins 48 h après la fin des symptômes.

Si j’ai besoin d’un arrêt de travail, il pourra être établi par un médecin ou par moi-même. L’Assurance Maladie prend en charge de manière dérogatoire les médecins libéraux à hauteur de 112 euros par jour.

L’arrêt de travail est à adresser à l’Assurance Maladie ainsi qu’à la CARMF [Accéder].

[En savoir plus]

Je suis « cas contact »

Le professionnel de santé identifié comme contact à risque avec difficulté à respecter les gestes barrières doit être mis en éviction au même titre que la population générale.

Dans le cas où un cardiologue non remplaçable serait porteur du SARS-CoV-2 et asymptomatique, la possibilité dégradée d’un maintien en poste avec un renforcement des mesures de précaution et d’hygiène est envisageable (afin que la balance bénéfice/risque ne soit pas défavorable).

Rappel – Qu’est-ce qu’un « cas contact » ? [voir]

Un membre de mon personnel présente des symptômes

Comme tout employeur, je dois veiller à protéger tous mes salariés, présentant ou non des symptômes (fièvre et signes respiratoires, toux ou essoufflement) :

  • Je renvoie le salarié à son domicile.
  • Je l’invite à contacter son médecin traitant.
  • J’informe les collaborateurs qui ont été en contact étroit avec le salarié.
  • Je fais nettoyer immédiatement les espaces de travail du salarié concerné.

Pour plus de précisions, consulter les recommandations officielles [voir]

Un membre de mon personnel est « cas contact »

Un membre de votre personnel identifié comme cas contact doit s’isoler pendant 7 jours et peut demander un arrêt de travail en ligne sur le site declare.ameli.fr, notamment lorsqu’il ne peut pas télétravailler.

Après avoir effectué la demande [voir] l’intéressé peut bénéficier d’un arrêt de 7 jours débutant à la date à laquelle l’Assurance Maladie l’a informé qu’il était cas contact. S’il s’est isolé avant cette date, l’arrêt pourra être rétroactif dans la limite de 4 jours. Si les résultats du test ne sont pas connus à la fin de l’arrêt initial, l’intéressé peut demander une prolongation de l’arrêt dans la limite de 7 jours supplémentaires.

Je dois garder mes enfants

Le dispositif dérogatoire d’indemnisation des arrêts de travail pour garde d’enfant pour les professionnels de santé libéraux a été réactivé depuis le 1er septembre. [voir]

J’ai un problème de santé qui me rend vulnérable

Les modalités de prise en charge des personnes vulnérables plus particulièrement exposées au Covid-19 ont évolué au 1er septembre. Important : les professionnels de santé qui partagent leur domicile avec un proche considéré comme vulnérable ne peuvent plus bénéficier d’un arrêt de travail dérogatoire indemnisé. [voir]

Votre Syndicat est présent tout au long de cette épidémie. Il s’appuie sur les recommandations gouvernementales, et s’associe aux conseils des principaux acteurs de la médecine libérale. Il peut y avoir, en fonction des régions, quelques disparités quant à ces règles : en cas de doute sur une conduite à tenir, rapprochez-vous de vos interlocuteurs locaux (ARS, URPS).

Vous estimez que notre travail est utile, vous voulez faire un geste militant : adhérez ou renouvelez votre adhésion au Syndicat National des Cardiologues [Accédez]

Poursuivons nos efforts. Protégez-vous et protégeons-nous.

Bien confraternellement.

Docteur Marc Villacèque. Président du Syndicat National des Cardiologues




La circulation du coronavirus s’emballe en région parisienne

(Les Echos – Solveig Godeluck) L’épidémie progresse toujours sur le territoire français. En île-de-France, l’agence régionale de santé a demandé aux établissements de santé de déprogrammer la moitié des opérations pour faire de la place aux patients malades du Covid-19.

Il prospère comme s’il n’était pas traqué. En île-de-France, le coronavirus semble se moquer de la fermeture des bars et des salles de sport, des facs à moitié vides et de l’interdiction des rassemblements de plus de 10 personnes mis en place il y a une dizaine de jours .

Au 11 octobre, le taux d’incidence a encore grimpé et atteint 295 cas pour 100.000 habitants par semaine, soit une hausse de 47 % en une semaine. Dans Paris intramuros, l’incidence est même de 433 pour 100.000. 

Le tassement observé ces trois derniers jours n’est pas encore certain – les données doivent être consolidées. Sur la semaine dernière, la tendance était à l’accélération, avec 5.000 contaminations par jour dans la région. Et cette accélération découle bien de l’augmentation réelle du nombre de cas positifs, pas d’une hausse du taux de dépistage. [En savoir plus]




Le nombre de signalements de cas positifs dans StopCovid accélère lentement

(TICpharma – Léo Caravagna) Le nombre de personnes positives au Covid-19 se signalant dans l’application de traçage des cas contacts StopCovid continue d’augmenter, a-t-on appris lors d’une audition du secrétaire d’Etat chargé de la transition numérique et des communications électroniques, Cédric O, dans le cadre de la commission d’enquête Covid-19 du Sénat le 8 octobre.

“A ce jour”, 7.969 personnes ont signalé leur positivité au Covid-19 dans StopCovid, a indiqué Cédric O. “L’utilisation de l’application suit la dynamique de l’épidémie”, a-t-il affirmé.

Le 22 septembre, ce nombre était aux alentours de 5.100, avait indiqué Bruno Sportisse, le PDG de l’Inria (Institut national de recherche en sciences et technologies du numérique), devant la même commission.

Fin août, 1.369 personnes avaient fait de même… [En savoir plus]




Coronavirus SARS-CoV-2 : ce que l’on sait, ce que l’on ignore encore

(The Conversation – Lionel Cavicchioli) Origine du SARS-CoV-2, survie dans l’environnement, molécules virales ciblées par les traitements en cours de développement, comparaison avec les autres coronavirus pathogènes… 

Alors que la seconde vague semble bel et bien là, qu’ont appris les chercheurs au cours des derniers mois ?

D’où provient le coronavirus SARS-CoV-2 ?

Depuis le printemps dernier, plusieurs équipes de recherches tentent d’identifier l’origine du SARS-CoV-2. Tous les scientifiques s’accordent pour dire que la Covid-19 est une maladie zoonotique, autrement dit qu’elle est due à un microbe qui serait passé de l’animal à l’être humain. En l’occurrence, le microbe incriminé est un virus, et plus précisément un coronavirus qui dériverait d’un coronavirus de chauve-souris.

Reste à déterminer précisément comment on est passé d’un virus de chauve-souris à un virus capable d’infecter l’être humain. Il semblerait qu’un autre animal ait pu jouer le rôle d’intermédiaire entre la chauve-souris et notre espèce. La comparaison du matériel génétique du SARS-CoV-2 révèle en effet qu’il pourrait être apparenté à un coronavirus infectant le pangolin.

En compilant l’ensemble des études, trois scénarios possibles se dessinent :

  • Le coronavirus initial de la chauve-souris serait passé au pangolin où il aurait pu acquérir la capacité d’infecter l’être humain puis du pangolin à notre espèce humaine ;
  • Le passage au pangolin et à l’être humain depuis la chauve-souris aurait été concomitant, et des infections entre pangolin et humain auraient aussi pu se produire ;
  • Le passage aurait pu être direct entre la chauve-souris et l’humain. [En savoir plus]




Des soignants fatigués et en colère qui redoutent la deuxième vague

(Medscape – Marine Cygler) Alors que la situation devient de plus en plus tendue sur le front du Covid, les soignants de l’hôpital public sont fatigués, et en colère. Eux qui avaient cru à un « après » nourri des enseignements de la vague printanière de Covid-19 se retrouvent une nouvelle fois frappés durement par la pandémie avec cette fois l’impression que le pouvoir politique ne les comprend pas. Près d’un an après les premières manifestations pour sauver l’hôpital public, et après les démissions en masse du début 2020, le Collectif Inter-hôpitaux (CIH) tire une nouvelle fois la sonnette d’alarme car l’épidémie de coronavirus aggrave encore la situation [1]. Il appelle d’ailleurs à participer à la mobilisation intersyndicale de tous le jeudi 15 octobre. 

« Les soignants sont anxieux, ils ont peur de revivre ce qu’ils ont déjà vu au printemps. Mais ils sont aussi en colère car le plan massif pour l’hôpital promis pendant la crise – le fameux « quoi qu’il en coûte » du Président de la République – n’est pas à la hauteur » résume le Dr Olivier Milleron (cardiologue, hôpital Bichat, Paris), porte-parole du CIH. « Nous avons un sentiment de trahison et la situation est aujourd’hui la même qu’en mars… mais en pire » lance-t-il… [En savoir plus]




Vaccination antigrippale 2020-2021 : une stratégie qui diffère de nos voisins anglais

(Medscape – Aude Lecrubier) La campagne de vaccination antigrippale a débuté ce mardi 13 octobre 2020, alors que pour la première fois, le premier ministre, Jean Castex, a prononcé les mots tant redoutés de « seconde vague forte» en parlant de la situation épidémique de Covid-19 en France hier sur Franceinfo .

Au programme, pas d’élargissement de la vaccination à de nouvelles populations cibles en raison du contexte de la Covid-19 comme l’a fait, à l’inverse, l’Angleterre.

Atteindre environ 30 millions de personnes

Cette année, le gouvernement britannique a, en effet, significativement étendu le programme de vaccination contre la grippe pour atteindre environ 30 millions de personnes – soit près de la moitié de la population.

Pour la première fois, les anglais âgés de 50 à 64 ans auront le droit de se faire vacciner gratuitement contre la grippe. Et la vaccination sera également disponible pour les enfants à partir de 11 ans.

La position de la France ne s’est donc pas alignée sur celle de son voisin outre-Manche alors même que la demande de la population pourrait s’avérer forte. [En savoir plus]




Co-infection Covid-19 et grippe : un risque de décès plus que doublé ?

(Medscape – Aude Lecrubier) Alors que la campagne de vaccination contre la grippe est lancée en France, ce mardi 13 octobre 2020, dans un contexte d’épidémie de Covid en recrudescence, une étude anglaise suggère que les personnes infectées à la fois par la grippe et le SARS-CoV-2 seraient plus de deux fois plus à risque de décéder que les personnes infectées par le nouveau coronavirus seul.

Ces données préliminaires ont été fournies par l’agence anglaise de santé publique Public Health England (PHE) et rapportées par le BMJ.

L’analyse de 58 cas de co-infections de janvier à avril 2020 a également révélé que les personnes atteintes des deux virus étaient plus à risque de contracter une maladie grave. La plupart des cas de co-infections concernaient des personnes âgées et plus de la moitié d’entre elles sont décédées.

Les données, publiées en preprint sur medRxiv1, sont sorties alors que le PHE a lancé un programme élargi de vaccination contre la grippe pour l’Angleterre qui ciblera 30 millions de personnes cet hiver. [En savoir plus]




Inauguration en grande pompe du guichet national de l’innovation et des usages en e-santé (G-Nius)

(TICpharma – Wassinia Zirar) – Inscrit dans la feuille de route du numérique en santé, le « Lab e-santé », rebaptisé « guichet national de l’innovation et des usages en e-santé » (G_Nius), a officiellement été lancé le jeudi 8 octobre par les responsables de la délégation ministérielle du numérique en santé (DNS), Dominique Pon et Laura Létourneau, en présence de Cédric O, secrétaire d’Etat chargé de la transition numérique et des communications électroniques.

« Les acteurs publics en charge du numérique en santé ont trouvé via G_Nius une manière de communiquer en transverse, décloisonnée, qui est inédite sur l’ensemble des secteurs d’activité en France », s’est félicité le secrétaire d’Etat Cédric O, notant « une démarche d’intelligence collective » engagée aux côtés des industriels et des start-up.

Il s’est exprimé jeudi en fin de journée, à l’occasion de la signature de la charte de création de la plateforme, lors d’une conférence en grande pompe organisée par la DNS en présence d’une multitude de représentants des acteurs publics et privés du système de santé et du numérique.

« Le gain de temps apporté par G_Nius peut contribuer à accélérer l’accès au marché des innovations au bénéfice des citoyens et des professionnels de santé du social et du médico-social », a-t-il relevé.

Le service, accessible via gnius.esante.gouv.fr, permet aux « innovateurs » (start-up, entreprises, chercheurs, professionnels de santé…) de passer par le même guichet dont le rôle serait d’identifier, de faire émerger et de diffuser de nouveaux concepts, technologies, solutions et usages en matière d’e-santé, et d’aiguiller les acteurs du marché dans l’ensemble des dispositifs existants.

Cette porte d’entrée commune des actions publiques en santé donne accès à des informations, outils, services portés par l’ensemble de l’écosystème national et régional (expérimentations en cours, appels à projets, contenus pédagogiques, événements…).

L’action de G_Nius auprès des innovateurs s’articule autour de trois grands objectifs:

  • connaître la réglementation applicable
  • comprendre l’écosystème
  • repérer les sources de financement.

[En savoir plus]




Point de vue : « Les traitements délirants qu’a reçus Trump… »

(Medscape – Pr Ph Gabriel Steg) Aujourd’hui, je voudrais encore vous parler des essais cliniques randomisés. Nous sommes à un moment où, dans le cadre de la pandémie COVID-19, les essais randomisés font l’objet de critiques, de défiance, et il y a même une théorisation du fait que les essais randomisés contre placebo ne seraient pas éthiques.

Et il me semble qu’il y a une information récente qui illustre de façon particulièrement intéressante la valeur des essais cliniques randomisés : c’est le séjour du président Donald Trump à l’hôpital militaire Walter Reed, aux États-Unis, où il a été pris en charge pour l’infection COVID-19 dont il a été atteint.

Alors, comme vous le savez, il a reçu beaucoup de médicaments, des médicaments qui ont été administrés par son médecin personnel, qui n’est pas un diplômé de faculté de médecine, qui est un ostéopathe — aux États-Unis, les ostéopathes exercent comme des médecins, c’est un facteur intéressant — et son ostéopathe lui a administré un cocktail de médicaments qui sont de la vitamine D, du zinc, de la famotidine, un médicament utilisé dans le traitement d’ulcères — trois médicaments qui n’ont aucun intérêt démontré dans les infections virales en général et dans l’infection à COVID-19 en particulier.

Et puis, ensuite, lors de son séjour à l’hôpital militaire Walter Reed, il a reçu un médicament expérimental, qui est un cocktail d’anticorps, un cocktail d’immunoglobulines produit par le laboratoire Regeneron qui, pour l’instant, n’a pas encore fait l’objet d’essais cliniques sur le COVID-19. Il a été testé dans un essai très préliminaire où on a regardé la charge virale et l’évolution de la charge virale sous l’effet de deux doses de ce traitement chez des patients qui avaient été en contact avec le virus et qui avaient ou qui n’avaient pas des anticorps. Et les résultats préliminaires indiquent que peut-être ça pourrait faire baisser la charge virale. Mais cet essai n’a pas été publié dans la littérature revue par les pairs, comme on dit, il n’a pas encore été l’objet d’une évaluation dans la littérature scientifique. [En savoir plus]




Gestion des épidémies hivernales dans le contexte Covid : nouvelles recommandations du HCSP

(Medscape – Aude Lecrubier) Le Haut conseil de la santé publique (HCSP) vient d’émettre un avis sur la gestion des épidémies hivernales classiques comme la grippe, le rhume, la bronchiolite ou la gastro-entérite dans un contexte d’épidémie croissante de Covid-19.

A la demande de la Direction générale de la santé (DGS), l’avis des experts du HCSP répond spécifiquement à la question de la place des tests de diagnostic pendant la période automno-hivernale où les épidémies de virus hivernaux (grippe, rhume, bronchiolite, gastro-entérite) vont s’ajouter à l’épidémie de Covid-19.

Etant donné le faible pouvoir discriminant de l’examen clinique pour différencier le Covid-19 des infections par les virus hivernaux, la place des tests diagnostics n’en est que renforcée. Le HCSP recommande donc leur utilisation dans des populations cibles.

En population générale, le HCSP recommande :

  • la recherche de SARS-CoV-2 par RT-PCR dans un prélèvement respiratoire haut, devant tout signe évocateur de Covid-19 ou en cas de contact à risque avec une personne infectée ;
  • un test diagnostique de la grippe conformément aux pratiques habituelles (collectivité à risque, infection respiratoire grave nécessitant une hospitalisation…) en privilégiant les tests moléculaires, notamment chez l’adulte ;
  • la recherche simultanée du virus grippal et du SARS-CoV-2 prioritairement chez les personnes à risque de formes graves. [En savoir plus]




Un vaccin contre le SARS-CoV-2 ne serait pas forcément la panacée

(Medscape – Michael van der Heuvel) Selon les Prs Malik Peiris et Gabriel Leung (Université de Hong Kong), « une première génération de vaccins devrait être approuvée d’ici fin 2020 ou début 2021 ». Toutefois, et à l’inverse de nombreux espoirs soulevés, les deux chercheurs rappellent dans le Lancet que pour eux, ces vaccins ne constitueraient pas forcément une solution miracle permettant de revenir à la situation que nous connaissions avant le début de la pandémie. Nombre de questions restent ouvertes qu’elles soient d’ordre l’immunologique ou relatives à la distribution de ces potentiels vaccins. Trois points notamment doivent être pris en considération :

Un vaccin pourrait-il arrêter la transmission du SARS-CoV-2 ?

En supposant un taux de reproduction s’élevant à 4, les auteurs estiment que 25 à 50 % de la population devrait être immunisée contre ce coronavirus pour espérer contenir sa propagation. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) recommande que les vaccins réduisent d’au moins 50% le risque de contracter la maladie. « Même si les futurs vaccins offraient un certain niveau de protection contre la maladie, il n’est pas sûr qu’ils réduiraient sa transmission dans la même proportion », estiment Malik Peiris et Gabriel Leung.

Les essais de vaccination réalisés sur des primates ont montré une atténuation des symptômes et de la charge virale dans leurs voies respiratoires inférieures. Le virus persistait cependant dans les voies respiratoires supérieures et continuait à se propager. Il reste à voir si, comme on l’espère, une activité immunitaire stérilisante [un phénomène grâce auquel un pathogène est éliminé du corps avant d’être capable d’infecter des cellules, NDLR] s’observera dans les voies respiratoires supérieures de l’être humain. [En savoir plus]




Décubitus ventral et patients intubés/ventilés pour Covid : que sait-on ?

(Medscape – Isabelle Catala , Marcia Frellick) Parmi les images marquantes de l’épidémie de Covid-19, les alignements de patients en décubitus ventral ont particulièrement marqué les esprits. Dix mois après le début de l’épidémie, qu’en est-il de cette pratique connue dans le traitement du syndrome de détresse respiratoire aiguë (SRDA) depuis 2013, date de publication de référence par l’équipe du Dr Claude Guérin (Hôpital de la Croix Rousse, Lyon) ?

Comme l’a expliqué le Pr Bruno Levy (Hôpitaux de Strasbourg) à l’occasion de l’e-congrès de la Société de Réanimation de Langue Française 2020 , « chez les patients en SDRA ayant un ratio PO2/FiO2 bas l’utilisation du décubitus ventral (DV) permet de diminuer la compression pulmonaire, de favoriser les échanges gazeux et le transport en oxygène du sang, d’améliorer la fonction cardiaque (en permettant un meilleur retour sanguin vers le cœur droit) et de drainer les sécrétions pulmonaires. Dans le cas de la Covid-19, cette technique est adaptée à deux des trois phénotypes de patients individualisés : ceux qui présentent des atélectasies et ceux qui souffrent de SDRA typique avec une compliance pulmonaire effondrée. Chez les patients présentant une atteinte focale avec des zones surperfusées (et parfois des signes d’embolie pulmonaire), cette technique n’a pas fait ses preuves ». [En savoir plus]




Covid : où en est la course au vaccin en une seule infographie

(Les Echos – Enrique Moreira) Depuis la flambée de la pandémie de ce nouveau coronavirus, les laboratoires du monde entier sont sur le pied de guerre pour mettre au point le plus rapidement possible un vaccin. Les industriels, quand ce n’est pas directement les pays, multiplient les annonces affirmant la bonne avancée de leurs travaux.

Tous les chiffres liés à la pandémie de coronavirus sont démentiels. Le nombre de projets de vaccins dans les laboratoires pharmaceutiques du monde entier ne fait pas exception : pas moins de 200 projets sont à l’étude, à en croire la directrice scientifique de l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

Certains laboratoires, qu’ils soient publics ou privés,petits ou grands, sont toutefois plus avancés que les autres. L’OMS ne compte en effet que 38 candidats vaccins ayant atteint le stade des essais cliniques (ce qui signifie qu’ils sont testés sur l’homme). Parmi ces candidats vaccins, l’avancement des recherches n’en est pas non plus toujours au même point. [En savoir plus]




La montre connectée Scanwatch de Withings utilisée pour la télésurveillance de patients Covid+

(TICpharma – Léo Caravagna) La nouvelle montre connectée Scanwatch de Withings, présentée le 7 septembre par la société française, a été utilisée pour une expérimentation de télésurveillance de patients Covid+, a expliqué Alexandra Yembele, cheffe de projet marketing B2B chez Withings, à TICpharma.

Cette expérimentation a été menée avec l’Assistance publique-hôpitaux de Paris (AP-HP) en avril et concernait « plus de 50 patients », a-t-elle ajouté.
Il s’agissait de patients hospitalisés « présentant un risque de développer des formes graves du Covid-19 » du fait d’antécédents cardiovasculaires.

Les résultats n’ont pas encore été publiés mais « ils sont globalement bons ».

« Les fonctions électrocardiogramme (ECG) et oxymètre ont été les plus sollicitées », a-t-elle précisé.

Withings « a obtenu une dérogation de l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) pour pouvoir utiliser la montre avant qu’elle ait obtenu son marquage CE », et ce « alors qu’elle était toujours en train d’être peaufinée ».

En partenariat avec l’Université Ludwig Maximilien de Munich, une autre expérimentation a été menée sur le même type de patients, qui étaient cette fois à domicile. Les résultats n’ont pas encore été rendus publics.

« Le cadre réglementaire français est compliqué », mais Withings a entamé une réflexion « pour intégrer le programme Etapes », a indiqué Alexandra Yembele.

Pour rappel, l’article 54 de la loi de financement de la sécurité sociale (LFSS) pour 2018 a reconduit le programme Etapes (Expérimentations de financement de la télémédecine pour l’amélioration des parcours en santé) pour une durée de quatre ans (2018-2022). Ces expérimentations portent sur cinq pathologies: l’insuffisance cardiaque, l’insuffisance rénale, l’insuffisance respiratoire, le diabète et la télésurveillance des prothèses cardiaques implantables.

Outre un ECG et un oxymètre, la Scanwatch embarque un moniteur de fréquence cardiaque, un podomètre, un GPS et un écran pouvant afficher des notifications envoyées par le smartphone, apprend-on dans un dossier de presse publié par Withings. [En savoir plus]




La première vague de Covid vue par les médecins hospitaliers : livres-témoignages

(Medscape – Philippe Anaton) Si les médecins libéraux n’ont pas bien vécu la période du confinement entre le 14 mars et le 11 mai et ont fait part de leur sentiment d’abandon, les médecins hospitaliers, pourtant au coeur de l’action, ont aussi témoigné, dans de récents livres, de leur désarroi.

Pr Gilles Pialoux. Nous n’étions pas prêts

Extrait : « Nul n’imagine encore que ces mêmes soignants en colère vont être héroïsés par Emmanuel Macron et applaudis à 20 heures durant des semaines par une population confinée, mais empathique. Des « héros avec une date de péremption », selon l’expression d’une des infirmières du service. »

L’ouvrage du professeur Pialoux (1) est un journal de bord à la première personne, qui témoigne de son expérience personnelle de praticien embarqué dans la prise en charge de la Covid-19. Sidéré, le Pr Pialoux raconte comment son hôpital a rapidement été débordé, comment les soignants ont été déboussolés par des directives administratives sans rapport avec la réalité de l’épidémie, comment les pénuries de matériel se sont succédées les unes après les autres. Le Pr Pialoux évoque aussi une question ô combien dérangeante pour les soignants : le traitement inéquitable des patients, eu égard au nombre limité de places en réanimation. Gilles Pialoux porte aussi un regard désabusé sur la dévaluation de la parole des experts, qui ont passé leur temps à se contredire durant cette première phase épidémique. Alors qu’une nouvelle vague démarre le Pr Pialoux pense que les hôpitaux français ne sont toujours pas prêts… [En savoir plus]

(1) professeur à l’université Paris Sorbonne, chef de service des maladies infectieuses et tropicales à l’hôpital Tenon et membre de la Société Française de Lutte contre le Sida (SFLS).




Face à un déficit historique, la Cour des comptes appelle à rendre le système de santé plus efficace

(Medscape – Stéphanie Lavaud) La Cour des comptes a présenté mercredi 7 octobre son rapport annuel sur la Sécurité sociale où elle ne peut que constater le déficit historique provoquée cette année par la crise épidémique. Pour autant, « pour sauvegarder notre système de Sécurité sociale, un maillon essentiel de cohésion et de solidarité dans notre pays, nous devons progressivement reconstruire une trajectoire de retour à l’équilibre de nos comptes sociaux » a affirmé devant la presse, Pierre Moscovici, premier président de la Cour, depuis juin [1]. Trois préconisations visent spécifiquement la branche maladie.

La dette de la Sécu s’est creusée d’environ 30 milliards

Contre évidemment toutes prévisions, celle-ci doit encaisser un surplus de dépenses occasionnées par l’épidémie de 15 milliards d’euros. Dans le même temps, la baisse, de fait, de l’activité de soins pendant le confinement a entrainé une économie involontaire de 4,5 milliards d’euros. Toujours est-il que les dépenses d’assurance maladie devraient augmenter de 7,6% par rapport à l’année précédente alors que le Parlement avait voté un objectif d’évolution de 2,45%, du jamais vu depuis la création de cet objectif en 1997. Sachant que les recettes de la Sécurité sociale se sont parallèlement effondrées de 27,3 milliards, la dette de la Sécu s’est creusée d’environ 30 milliards alors qu’elle était en passe d’être effacée. « Dans ce contexte, l’horizon d’extinction de la dette sociale a été reporté d’une décennie et demeure très incertaine » a souligné Pierre Moscovici, estimant également que « l’augmentation des recettes affectées au financement de la Sécurité sociale apparait aujourd’hui peu envisageable ».

Ainsi, même si le contexte est exceptionnel, la Cour ne peut se résoudre au laisser-aller des comptes sociaux sur le long terme. « Nous devons identifier les leviers qui permettent de remettre les comptes sur la voie de l’équilibre en agissant sur la qualité de la dépense » a ajouté le Pierre Moscovici, dans la lignée de ces prédécesseurs. S’agissant de l’Assurance maladie, les magistrats de la Cour des comptes se sont concentrés sur trois sujets en particulier.

Des GHT trop petits

Le premier est celui des groupements hospitaliers de territoires (GHT). « La réforme de la coopération hospitalière en 2016, visant à améliorer l’accès à des soins de qualité et à rechercher une gestion plus économe, doit être poursuivie » écrivent les magistrats dans le rapport au sujet des GHT dont l’utilité n’est aujourd’hui plus vraiment contestée. [En savoir plus]




Internes, praticiens, personnels de santé & EHPAD : des augmentations de salaires en pagaille

(Medscape – Philippe Anaton) Le 13 juillet dernier, trois organisations syndicales de praticiens hospitaliers signaient le Ségur de la santé, et quelques jours plus tard, les représentants des internes en faisaient de même. Auparavant, c’étaient les syndicats de personnels hospitaliers qui avalisaient les accords de Ségur, à l’exception notable de la CGT. Début septembre, le ministre de la santé décidait d’avancer au premier septembre les mesures de revalorisation salariale qui étaient prévues pour novembre.

Revalorisation salariale effective à partir de septembre 

« Après concertation des syndicats signataires, la première revalorisation salariale prévue par le #SegurDeLaSanté sera anticipée et effective à partir de septembre pour les professionnels des établissements de santé & EHPAD publics. Et c’est une bonne nouvelle », déclarait le ministre de la santé sur Twitter.

Reste que ce n’est qu’une partie des revalorisations qui sont versées en octobre avec effet rétroactif au 1er septembre. Une deuxième partie de ces revalorisations, en tous les cas pour les personnels hospitaliers, sera versé en mars 2021.

Tel que le stipule le décret du 19 septembre paru au JO du 20 septembre, cette première augmentation salariale de 90 euros (soit 24 points indiciaires) concerne « les fonctionnaires de la fonction publique hospitalière exerçant leurs fonctions au sein :

1° des établissements publics de santé, à l’exception des structures mentionnées à l’article L. 6111-3 du code de la santé publique ;

2° des groupements de coopération sanitaire mentionnés à l’article L. 6133-1 du code de la santé publique ;

3° des établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes, y compris rattachés aux établissements publics de santé, mentionnés au 3° de l’article 2 de la loi du 9 janvier 1986 susvisée ». Un deuxième complément de salaire sera versé aux mêmes fonctionnaires le 1er mars prochain 93 euros, pour aboutir à une augmentation salariale de 183 euros. [En savoir plus]