Baclocur : le baclofène d’Ethypharm à nouveau disponible

(Medscape – Stéphanie Lavaud) Après avoir été lancé le 15 juin dernier puis retiré du marché, le médicament Baclocur® (baclofène) du laboratoire Ethypharm, indiqué dans le traitement de l’alcoolo-dépendance, est à nouveau disponible pour les médecins et leurs patients.

L’histoire du baclofène n’est décidément pas un long fleuve tranquille. On se rappelle que l’annonce de son lancement le 15 juin dernier, en remplacement de la RTU, avait été brusquement interrompu par le recours en justice du collectif de patients Baclohelp qui s’inquiétait de ce que le baclofène ne puisse plus être prescrit à des doses autres que celles fixées par l’AMM établissant une limite à 80 mg par jour – un plafonnement préjudiciable pour les patients selon l’association et un nombre de médecins prescripteurs ( Lire Fédération Addiction : « reprendre le dossier baclofène de manière ouverte et dépassionnée »).

Dans un nouveau rebondissement de la saga, Ethypharm informe dans un communiqué de la remise à disposition de l a gamme Baclocur® 10, 20, 30 et 40 mg… [Lire la suite]




Les disparités départementales de la mortalité prématurée par MCV

Le Bulletin Epidémiologique Hebdomadaire (BEH) du 29 septembre dernier est consacré aux maladies cardiovasculaires et notamment aux « disparités départementales d’années potentielles de vies perdues prématurément par maladies cardiovasculaires en France » entre 2013 et 2015. Les départements les plus touchés se situent dans le nord et le nord-est ainsi que dans les départements et régions d’Outre-Mer (DROM).

Un peu de méthodologie. L’étude menée par Félicia Santos, de Santé publique France, et ses collègues étudie les « disparités départementales de mortalité prématurée (avant 65 ans) pour l’ensemble des maladies cardiovasculaires (MCV), et plus spécifiquement pour l’Accident Vasculaire Cérébral (AVC) et l’Infarctus du Myocarde (IdM), en France en prenant compte de l’âge au décès ». Elle s’appuie sur les données de la base nationale des causes médicales de décès (CépiDC) de l’INSERM et sur différents indicateurs de mortalité à l’échelle nationale. 

En 2015, la mortalité prématurée représentait 8,9 % des décès par MCV (à l’âge moyen de 55,1 ans), 8,2 % pour l’AVC (54,7 ans en moyenne) et 19,8 % pour l’IdM (55,6 ans en moyenne). Cette même année, le nombre moyen d’Années Potentielles de Vie Perdues prématurément (APVPp) était de 10,4 ans par personne et il était le même pour les MCV, les AVC et les IdM. 

Pour étudier la distribution de la mortalité prématurée par MCV, AVC ou IdM en tenant compte de l’âge au décès, les auteurs de l’étude ont calculé les taux standardisés d’APVPp à l’échelle nationale et départementale. Ils ont ainsi pu observer des disparités territoriales importantes de mortalité prématurée par MCV. Ce sont les départements situés dans « le croissant nord-est de la France métropolitaine » ainsi que les DROM qui présentent des taux d’APVPp plus importants que le niveau national moyen (voir carte). 

Plus précisément, entre 2013 et 2015 les DROM ont enregistré un taux d’APVPp d’au moins 45 % supérieur au niveau national. Dans plusieurs départements des Hauts-de-France, ce taux était supérieur d’au moins 30 %, tandis que, pour l’ouest de la région Grand Est, il était augmenté d’au moins 25 %. D’autres département étaient également concernés, parfois hors du croissant nord-est, par exemple la Seine-Maritime (+ 36,1 %), la Lozère (+ 48 %) ou encore la Nièvre (+ 68 %).

A l’inverse, des départements de l’Ile-de-France, d’Auvergne-Rhône-Alpes, de Haute-Garonne ou les Hautes-Alpes, présentaient un taux d’APVPp plus bas que le niveau national.

Des disparités plus hétérogènes pour l’IDM

Globalement, entre 2013 et 2015, l’excès de mortalité prématurée par AVC touchait les mêmes zones, le taux d’APVPp étant plus élevé dans plusieurs départements des Hauts-de-France, de l’ouest de la région Grand Est, de la Normandie, la Nièvre et les DROM : au moins + 30 % et jusqu’à + 186 % en Guyane. Mais pour l’IDM, les auteurs de l’étude estiment qu’il existe « des disparités plus hétérogènes ». Les départements des régions Hauts-de-France, Normandie, Bourgogne-Franche-Comté, l’ouest de la région Grand Est et la Corse sont en particulier touchés par un excès de mortalité prématurée par IDM. 

On trouve également des taux d’APVPp beaucoup plus élevés que les valeurs nationales dans le Cantal (+ 71 %), la Lozère (+ 122 %) et les Pyrénées-Orientales (+ 55 %) notamment, alors que dans les DROM, seule la Réunion (+ 57 %) présente une situation défavorable.

Pour expliquer cette hétérogénéité, les auteurs mettent en avant une répartition inégale des facteurs de risque cardiovasculaire – concordante avec celle des décès prématurés par MCV – mais aussi des différences locales dans l’offre, l’accès et la qualité des soins.




Négociations conventionnelles sous haute tension

L’absence de « grain à moudre » du projet d’avenant conventionnel 9, seuls 300 millions d’euros prévus par le PLFSS 2021 pour l’ensemble des professionnels de santé libéraux et la perspective de l’actuelle convention médicale prorogée jusqu’au 31 mars 2023 : la coupe est pleine pour les médecins libéraux et les chances d’une signature de l’avenant 9 fortement compromises.

Inutile de rappeler l’amertume des médecins libéraux à l’issue du Ségur de la santé. Si l’intuition qu’ils ont eu dès le départ que ce serait surtout un « Ségur de l’hôpital » n’a pas été démentie, elle a même dépassé leurs prévisions : 28 milliards d’euros sur 5 ans pour l’hôpital, pas un kopeck pour la médecine de ville ! Le ministre de la Santé ayant demandé au directeur de la CNAM, Thomas Fatome, d’ouvrir des négociations conventionnelles « dès la fin de l’été », du moins pouvaient-ils espérer qu’elles constitueraient en quelque sorte une session de rattrapage à leur endroit. Les libéraux ont commencé à déchanter dès qu’ils ont pris connaissance de la lettre de cadrage adressée par Olivier Véran à Thomas Fatome (voir notre article). Le SML demandait au ministre de « revoir sa copie », regrettant de ne pas y trouver une ambition pour les libéraux similaire à celle manifestée à l’égard de l’hôpital. 

Quant à Jean-Paul Ortiz, il avait indiqué à Olivier Véran, lors de l’université d’été de la CSMF, que le futur avenant conventionnel 9 en négociation devrait être « significatif en matière d’avancée tarifaire, en particulier pour la valorisation de l’acte médical, contrairement à ce qui est écrit dans la lettre de cadrage que vous avez adressée au nouveau directeur de la CNAM et qui nous inquiète ». Le président de la confédération avait prévenu le ministre : « Si la négociation qui va s’ouvrir ne s’élargit pas, il ne pourra pas y avoir d’accord conventionnel ».

Les deux premières réunions de négociation des 30 septembre et 14 octobre derniers n’ont pas vu poindre le moindre élargissement de l’avenant dont les objectifs restent les mêmes : 

  • définir les modalités de participation et de financement des médecins au Service d’Accès aux Soins, 
  • le futur SAS, 
  • développer la télésanté, 
  • prévoir les conditions de l’essor du numérique en santé, 
  • et prévoir divers aménagements tarifaires à la convention médicale, notamment par des incitations aux visites gériatriques à domicile et la revalorisation d’actes de consultation de certaines spécialités ayant un faible recours aux actes techniques, essentiellement la psychiatrie, la pédiatrie et la gynécologie médicale. 
  • Peu de grain à moudre dans tout cela pour les libéraux qui ont appris par ailleurs au détour d’un entretien d’Olivier Véran à notre confrère Le Quotidien du Médecin, que le ministre de la Santé n’était pas favorable à une revalorisation tarifaire de la consultation (C, 23 euros). 

Des négociations dans l’expectative

C’est donc dans la plus grande expectative que les médecins libéraux ont entamé les négociations. Et ce ne sont pas les pistes d’évolution présentées par la CNAM pour la téléconsultation et la téléexpertise qui les a rassérénés. S’ils approuvent la suppression de la condition d’une consultation physique dans les 12 mois précédents une téléconsultation, ils contestent la perspective d’un assouplissement pour l’exigence du cadre territorial de la téléconsultation, y voyant la porte ouverte à l’essor de plateformes dédiées délocalisées. « Promouvoir une téléconsultation en médecine spécialisée  faite à l’autre bout de la France n’est pas la vision de la CSMF : nous disons non à l’ubérisation des médecins ! », réplique Jean-Paul Ortiz. 

Concernant la téléexpertise, les propositions de l’Assurance-maladie ne satisfont pas davantage les médecins, c’est peu de le dire. Constatant son peu de succès – seulement 8  630 actes facturés au 1er semestre 2020, après 2 785 en 2019 – la CNAM propose de remplacer le forfait annuel (500 euros maximum par an à raison de 5 euros par TLE de niveau 1 et 10 euros par TLE de niveau 2) en une rémunération à l’acte mais… sans changer les montants actuels de rémunération par type de TLE ! Inutile de dire que pour les médecins libéraux le compte n’y est pas là non plus. La CSMF monte à nouveau aux créneaux. Si elle « réaffirme son attachement à la téléexpertise comme un outil facilitant l’accès aux spécialistes, l’accès à un avis expertal, comme un outil de coordination entre médecins », elle déplore que « la CNAM continue à vouloir rémunérer la demande de cet avis (5 euros et 10 euros) et l’avis expertal lui-même (12 euros et 20 euros selon la complexité) à des tarifs tellement ridicules qu’ils sont vécus comme une insulte par la profession ! ». Le président de MG France, Jacques Battistoni, estime lui aussi que si la téléexpertise ne marche pas actuellement, c’est qu’elle est réservée au zones sous-denses et qu’elle est insuffisamment honorée. Et la nouvelle présidente de la FMF, Corinne Le Sauder, est sur la même ligne et regrette que l’Assurance-maladie ne soit pas prête à investir dans la revalorisation de ces actes pour accompagner l’essor du dispositif. 

Dans ce contexte morose est arrivée la cerise sur le gâteau quand les médecins libéraux ont appris qu’une des dispositions du PLFSS 2021 prévoyait de proroger jusqu’au 31 mars 2023 l’actuelle convention médicale qui arrivait normalement à échéance le 24 octobre 2021. L’exécutif justifie cette mesure par l’inadaptation du calendrier conventionnel, qui se heurte aux négociations conventionnelles en cours pour décliner les mesures du Ségur de la santé mais aussi à la campagne des élections aux Unions Régionales des Professionnels de Santé (URPS) pour les médecins qui se dérouleront du 31 mars au 7 avril 2021. « Il convient donc de proroger la convention actuelle afin de permettre que la négociation de la prochaine convention médicale puisse se dérouler à l’issue de ce processus électoral », explique le gouvernement dans l’exposé des motifs du PLFSS 2021. 

Aucune revalorisation aujourd’hui

Outre que les médecins libéraux ont été informés de cette mesure par voie de presse, ils comprennent surtout qu’aucune revalorisation tarifaire potentielle n’est donc envisageable avant 2023 ! Et considèrent également qu’il leur est difficile de signer un avenant 9 en pleine campagne électorale, surtout un avenant qui traite « énormément de sujets organisationnels et très peu de revalorisations », comme le souligne Jacques
Battistoni. Même interrogation chez Corinne Le Sauder : « Qui va pouvoir signer un tel avenant en pleine campagne ? », soulignant l’absence d’enveloppe à la hauteur des attentes des médecins. 

« Ça suffit ! La coupe est pleine », pour la CSMF qui a claqué la porte et décidé « de ne plus participer aux négociations actuelles pour un avenant conventionnel car elles sont devenues inutiles et marginales ». 

Pas sûr qu’un accord sur l’avenant 9 soit trouvé pour le 25 novembre prochain comme initialement prévu… D’autant que la lecture du PLFSS 2021 n’est pas de nature à faire renaître un semblant d’optimisme chez eux, comme le souligne la confédération : « L’hôpital va bénéficier de 28 milliards d’euros sur 5 ans, et d’ores et déjà en 2021 de 4,6 milliards d’euros uniquement pour les revalorisations salariales. Quasiment rien pour les soins de ville : seuls 300 millions d’euros sont prévus dans le cadre de la “hausse des professionnels de santé libéraux”. Ceci pour l’ensemble des professionnels de santé de ville ! »




Le Conseil d’Etat annule la suspension du Baclocur, médicament contre l’alcoolisme

(Le Monde) Le Conseil d’Etat a annulé, mercredi 25 novembre, la suspension de la vente du Baclocur, décidée par la justice en juin, en tant que seul médicament à base de baclofène autorisé pour traiter l’alcoolisme. Cette décision est une nouvelle étape dans la longue controverse entre les partisans du baclofène et les autorités sanitaires, qui mettent en garde contre ses risques.

Le 15 juin, l’Agence du médicament (ANSM) avait autorisé la commercialisation du Baclocur pour lutter contre l’alcoolisme… [Lire la suite]




AstraZeneca : une bonne nouvelle de plus sur le front des vaccins anti-Covid. Et maintenant ?

(The Conversation Nicholas Wood) – AstraZeneca est la dernière entreprise pharmaceutique en date à avoir annoncé, lundi 23 septembre, l’obtention de résultats prometteurs lors d’essais cliniques destinés à tester l’efficacité d’un vaccin anti-Covid-19. Développé conjointement avec l’Université d’Oxford, le candidat vaccin de ce laboratoire est basé sur un vecteur viral dérivé d’un adénovirus de chimpanzé.

Il s’est avéré efficace à 62 % pour prévenir la Covid-19, après administration de deux doses complètes à un groupe de participants. Il est intéressant de noter que, dans un second groupe dont les participants ont reçu une demi-dose de vaccin suivie d’une dose complète, l’efficacité constatée a été de 90 %.

Cette nouvelle survient après d’autres annonces tout aussi prometteuses concernant les vaccins à ARN… [Lire la suite]




Covid-19 : gestion des déchets de tests antigéniques en exercice libéral

(Medscape – Serge Cannasse) L’arrêté du 16 octobre 2020 a donné la possibilité aux médecins, infirmiers et pharmaciens de réaliser des tests antigéniques nasopharyngés de dépistage du SARS-CoV-2 sans ordonnance médicale.

Sollicité par la DGS (Direction générale de la santé), le HCSP (Haut Conseil de la santé publique) a émis un avis sur la gestion des déchets occasionnés par la réalisation de ces tests dans un contexte d’exercice libéral.

Le présent article se borne à cet avis, mais il est fortement conseillé au lecteur de se référer au texte du Haut Conseil. D’une part, il donne de précieuses indications sur les conditions de réalisation du test : pour quelles personnes, par qui en dehors des professionnels cités, avec quelle technique de prélèvement. D’autre part, il résume les connaissances actuelles sur la transmission du virus (respiration, contact avec des surfaces contaminées).

La réalisation du test nécessite… [Lire la suite]




Un bêtabloquant en gouttes oculaires pourrait soulager les douleurs migraineuses

(Medscape – Reuters – Linda Carroll) Des gouttes oculaires contenant du timolol, un bêtabloquant, pourraient soulager la douleur dans la plupart des crises de migraine. C’est la conclusion d’une étude à petite échelle.

Dans ce petit essai croisé randomisé en aveugle et contrôlé par placebo portant sur 50 patients, l’intensité de la douleur diminuait de 4 points ou tombait à 0 après 20 minutes dans 233 crises de migraine (82%) traitées au moyen des gouttes oculaires. Ce chiffre était de 38 à peine (14%) lorsque les patients recevaient un placebo, rapporte l’équipe de recherche dans le JAMA Ophthalmology.

« Le principal facteur qui semble s’opposer à l’utilisation des bêtabloquants oraux dans les crises de migraine aiguës est leur l’effet de premier passage extrêmement marqué et le temps nécessaire à l’obtention du pic de concentration plasmatique », expliquent les chercheurs… [Lire la suite]




Covid-19 : la vaccination, qui ne sera pas obligatoire, débutera « dès fin décembre-début janvier »

(Le Monde – AFP) Les premiers vaccins contre le Covid-19 seront disponibles en France dès la fin de l’année ou début du mois de janvier, a annoncé Emmanuel Macron, mardi 24 novembre, lors d’une allocution télévisée. Le président a pris soin de préciser que la vaccination contre le Covid-19, qui a fait plus de 50 000 morts en France, ne sera pas imposée : « Je veux être clair, je ne rendrai pas la vaccination obligatoire. »

Il a souhaité que cette nouvelle étape dans la lutte contre la pandémie se fasse « de manière claire, transparente, en partageant à chaque étape toutes les informations, ce que nous savons, comme ce que nous ne savons pas ». [Lire la suite]




Professions médicales intermédiaires : un rejet unanime

(Medscape – Philippe Anaton) La plupart des syndicats de praticiens hospitaliers viennent de signer ensemble un communiqué commun contre la dernière initiative d’Olivier Véran et n’en reviennent toujours pas et. De quoi s’agit-il ? De la réactivation d’une proposition de loi problématique, concernant, avant tout, la création de professions médicales intermédiaires. « C’était une des propositions du Ségur de la santé que nous n’avions pas ratifié, nous y étions tous opposés, explique Rachel Bocher, présidente de l’Intersyndicat national des praticiens hospitaliers (INPH). Or, il y a une dizaine de jours, à l’Assemblée nationale, le ministre de la Santé a présenté une proposition de loi ratifiant la création des professions médicales intermédiaires ». Depuis, l’ensemble des représentants des syndicats médicaux a rejeté catégoriquement cette proposition du ministre de la Santé Olivier Véran.

Créer une profession médicale intermédiaire 

De quoi s’agit-il ? D’une proposition de loi, à l’initiative de la députée LREM  Stéphanie Rist« visant à améliorer le système de santé[Lire la suite]




Insuffisance cardiaque : la dapagliflozine reçoit une AMM européenne

(Medscape – Aude Lecrubier) La dapagliflozine (FORXIGA®, AstraZeneca) a reçu une autorisation de mise sur le marché européenne pour le traitement de l’insuffisance cardiaque chronique symptomatique à fraction d’éjection réduite. Il s’agit du premier inhibiteur de SGLT2 à être autorisé dans cette indication.

Jusqu’ici, la dapagliflozine était uniquement disponible comme antidiabétique en Europe (depuis le 1eravril 2020 en France).

Une extension d’indication 

Le 15 octobre 2020, l’EMA avait adopté un avis positif recommandant l’extension d’indication de la dapagliflozine dans l’insuffisance cardiaque. La Commission Européenne a donc entériné l’avis de l’agence européenne.

La dapagliflozine a désormais plusieurs indications :

  • dans le diabète de type 2 chez l’adulte insuffisamment contrôlé en complément d’un régime alimentaire et de l’exercice… [Lire la suite]




Vaccin Covid-19 d’Oxford : des résultats « encourageants » notamment chez les plus âgés

(Medscape – Peter Russell) AstraZeneca a annoncé hier dans un communiqué les résultats préliminaires de phase 3 du candidat vaccin qu’il développe en partenariat avec l’Université d’Oxford. Ce vaccin serait efficace à 70,4% pour prévenir le Covid-19. Dans le détail, l’efficacité serait de 62% parmi les participants qui ont reçu deux doses standards de ChAdOx1 nCov-19 (aussi appelé AZD1222) à un mois d’intervalle, mais elle monterait à 90% au sein d’un sous-groupe qui a reçu une demi-dose puis 1 dose standard 1 mois après.

Ces résultats de phase 3 n’ont toutefois pas encore été publiés. Leur divulgation préliminaire s’inscrit dans la course actuelle, alors que Pfizer-BioTech et Moderna ont indiqué que leurs vaccins à base d’ARN messagers étaient protecteurs à environ 95%.

En revanche, le candidat vaccin ChAdOx1 nCov-19 a fait l’objet d’une publication la semaine dernière dans le Lancet montrant une réponse immunitaire encourageante chez les adultes les plus âgés… [Lire la suite]




Covid-19 : AstraZeneca et Janssen lancent le projet Inno’Vaccins en France

 (TICpharma) – Sous l’égide de son « hub » innovation, la filiale française d’AstraZeneca s’installe à Station F et lance avec le laboratoire Janssen France le projet « Inno’Vaccins », destiné à « développer des innovations pour lever les freins potentiels à la vaccination, notamment contre le Covid-19 », a expliqué le 18 novembre à TICpharma, Olivier Nataf, président d’AstraZeneca France. [Lire la suite]




Amazon se lance dans la livraison de médicaments sur ordonnance aux Etats-Unis

(TICpharma – Raphaël Moreaux) – Amazon a annoncé le 17 novembre l’ouverture dans 45 Etats américains du service de vente en ligne et de livraison de médicaments sur ordonnance Amazon Pharmacy, proposant notamment aux membres Amazon Prime de profiter de rabais sur les produits.

L’arrivée d’Amazon sur le marché de la vente et de la livraison de médicaments avait été préparée, dès juin 2018, par le rachat par le distributeur américain de médicaments Pillpack, rappelle-t-on.

Depuis, le géant de la vente en ligne a dû acquérir dans chaque Etat américain les licences nécessaires pour pouvoir distribuer des produits pharmaceutiques, lui permettant d’ouvrir son service… [Lire la suite]




L’OMS met en garde contre la résistance antimicrobienne

(Le Monde – AFP) Environ 700 000 personnes meurent chaque année à cause de cette résistance. Ce chiffre pourrait passer à 10 millions d’ici à 2050, selon la Fédération internationale de l’industrie du médicament.

Le phénomène mondial de la résistance antimicrobienne menace de réduire à néant un siècle de progrès médical, a mis en garde l’Organisation mondiale de la santé (OMS) vendredi 20 novembre.

La résistance aux antimicrobiens survient lorsque les bactéries, les virus, les champignons et les parasites résistent aux effets des médicaments, dont les antibiotiques, ce qui rend les infections courantes plus difficiles à traiter et augmente le risque de propagation des maladies, de formes graves des infections et de mort… [Lire la suite]




FA : moins de démence grâce à l’ablation par cathétérisme

(Medscape – Linda Carroll) Les résultats d’une étude récente suggèrent que le risque de démence est relativement abaissé chez les patients souffrant d’une fibrillation auriculaire lorsqu’ils sont traités avec succès par ablation.

Les dossiers médicaux de près de 27.000 patients FA montrent que ceux qui ont été traités avec succès par ablation présentaient 44% moins de risques de développer une démence, en comparaison avec ceux qui avaient bénéficié d’un traitement médical, d’après l’article publié par l’European Heart Journal[1] .

« Nous avons constaté qu’une ablation réussie était associée à cette réduction significative du risque en comparaison avec la pharmacothérapie. En revanche,… [Lire la suite]




Maladies inflammatoires chroniques : un risque CV variable d’une pathologie à l’autre

(Medscape – Vincent Richeux, Bruce Jancin) Les maladies inflammatoires chroniques sont associées à un risque cardiovasculaire d’origine ischémique très variable d’une pathologie à l’autre. C’est ce que rapporte une large étude observationnelle américaine, dont les résultats ont été présentés lors du congrès virtuel de l’American Heart Association (AHA 2020). Le risque de développer une maladie coronarienne est particulièrement élevé chez les patients atteints de lupus érythémateux disséminé, qu’importe le niveau de l’inflammation.

La polyarthrite rhumatoïde, le psoriasis et l’infection par le VIH sont considérées, dans les recommandations de l’AHA et de l’American College of Cardiology (ACC) comme les maladies inflammatoires à risque d’athérosclérose, a rappelé le Dr Arjun Sinha (Northwestern University, Chicago, Etats-Unis), lors de sa présentation. Le lupus érythémateux n’y est pas cité, alors que le risque d’infarctus du myocarde associé apparait presque cinq fois plus élevé dans cette nouvelle étude.

Pour évaluer le risque d’athérosclérose et de maladie cardiovasculaire de type ischémique chez les patients atteints… [Lire la suite]




Covid-19 : l’actualité internationale marquante de la semaine

(Medscape) En raison de l’évolution de la pandémie COVID-19, nous vous proposons désormais chaque semaine une sélection d’actualités internationales couvertes par nos équipes éditoriales locales*.

Général

Alors que nous assistons à une surenchère d’annonces sur l’efficacité à court terme des vaccins, de nombreux pays passent déjà commande.

Europe

Les premiers résultats très positifs avec les nouveaux vaccins à ARNm Corona ont suscité beaucoup d’enthousiasme en Allemagne ― comme ailleurs dans le monde. L’édition allemande de Medscape a donc demandé à ses lecteurs s’ils étaient prêts à se faire vacciner, quelles personnes devraient selon eux être les premières à recevoir le vaccin et ce qu’ils pensaient de la sécurité, concernant notamment le développement et les tests très rapides du vaccin. Plus de 1 000 médecins allemands ont répondu: 42% se feraient vacciner le plus tôt possible, 39% préfèreraient attendre un peu et 19% ne se feraient pas vacciner. Deux tiers (64%) craignent que le vaccin ait été développé trop rapidement et que l’innocuité ne soit pas garantie. [Lire la suite]




L’OMS déconseille l’utilisation du remdesivir

(Medscape – Aude Lecrubier) L’OMS déconseille l’utilisation du remdesivir chez les patients hospitalisés, quelle que soit la gravité de la maladie, « car il n’y a actuellement aucune preuve que le remdesivir améliore la survie ou d’autres paramètres chez ces patients », a indiqué l’agence dans un communiqué également publié dans le BMJ.

Cette recommandation conditionnelle a été émise par un groupe international de 28 experts, 4 patients partenaires et un spécialiste de l’éthique.

L’analyse des données concernant le remdesivir a commencé le 15 octobre, lorsque les résultats intermédiaires de l’essai SOLIDARITY de l’OMS ont été publiés. Le groupe a colligé les résultats de cet essai, ainsi que de 3 autres essais contrôlés randomisés. Au total, ce sont les données de plus de 7 000 patients dans les 4 essais qui ont été prises en compte. [Lire la suite]




Réévaluation du service médical rendu des IPP : la HAS rend son verdict

(Medscape – Aude Lecrubler) Face à une prescription massive et inappropriée des inhibiteurs de la pompe à protons (IPP), des traitements qui ne sont pas sans risque à long terme, la Haute Autorité de Santé (HAS) a été amenée à reévaluer leur service médical rendu (SMR) et leur place dans la stratégie thérapeutique.

Cette démarche demandée par le ministère des Solidarités et de la Santé fait suite à une enquête de l’ANSM qui a montré qu’en 2015, 16 millions de français avaient reçu des IPP et que ces traitements étaient souvent prescrits de manière trop systématique ou sur des durées trop longues.

Selon l’Assurance Maladie, ce mésusage concernerait entre 40 et 80% des patients et l’ANSM a montré que près de 80% des patients ayant débuté un traitement en association systématique avec un anti-inflammatoire non stéroïdien (AINS) n’avaient aucun facteur de risque pouvant justifier cette co-prescription « préventive » du risque d’ulcère gastroduodénal, rappelle-la HAS dans un communiqué.

Le verdict de la HAS

Quelques années plus tard, le verdict de la HAS est sans grande surprise : « Les IPP restent utiles mais doivent être… [Lire la suite]




Vaccins Pfizer, Moderna, Sanofi, Spoutnik : au-delà des effets d’annonce, que faut-il retenir ?

(TheConversation – Marie-Paule Kieny) Ces derniers jours, les communiqués de presse affluent des entreprises en course pour développer des vaccins contre la Covid-19. C’est d’abord l’alliance Pfizer et BioNTech qui annonçait avoir mis au point un vaccin efficace à 90 %. Puis, Moderna a communiqué que son vaccin est encore plus efficace avec 94,5 %. Le vaccin développé par la Russie : Spoutnik V n’est pas en reste, avec un taux de 92 %de protection. Depuis, BioNTech/Pfizer a annoncé les résultats finaux de leur étude de phase 3, avec des résultats portant à 95 % l’efficacité de leur vaccin.

L’entreprise française Sanofi-Pasteur, quant à elle, est un peu en retard sur ses concurrents, encore au stade des essais précliniques, mais semble suffisamment confiante pour lancer une production massive.

Pour faire le point, nous interrogeons Marie-Paule Kieny, vaccinologue. Directrice de recherche à l’Inserm, elle est présidente du comité Vaccin Covid-19 mis en place par les ministères de la Recherche et de la Santé pour évaluer les candidats-vaccin… [Lire la suite]




L’Union européenne, parmi les plus gros acheteurs de doses de vaccin contre le Covid-19

(Le Monde – Pierre Breteau) Les Vingt-Sept ont précommandé 1,4 milliard de doses de vaccins pour leurs 447 millions d’habitants, soit un peu plus de 3,1 doses par Européen. Ce qui place l’Union européenne entre les Etats-Unis (3 doses par habitants) et l’Australie (5,3 doses par habitant) en ce qui concerne les commandes, selon les données compilées par le Duke Global Health Innovation Center – mais dans lesquelles la Chine n’est pas répertoriée. Par ailleurs, l’initiative Covax, pilotée par l’Organisation mondiale de la santé, a commandé 1,6 milliard de doses ; elle doit permettre l’accès à la vaccination aux pays les moins développés.

En tête du classement, de très loin, le Canada a commandé 358 millions de doses pour ses 37,6 millions d’habitants, soit un peu plus de 9,5 doses par habitant.

Des vaccins monopolisés par les pays les plus riches

Ces chiffres montrent que les pays les plus riches ont d’ores et déjà réservé plus de 3 milliards de doses auprès de divers laboratoires pharmaceutiques investis dans la course aux vaccins… [Lire la suite]




Vaccins contre le SARS-CoV-2 : où en est la recherche clinique ?

(Medscape – Caroline Guignot) Ces derniers jours, l’actualité sur les vaccins anti-SARS-CoV-2 s’est accélérée avec la communication sur les résultats intermédiaires de l’essai de phase 3 sur le vaccin à ARNm BNT162b2 de Pfizer/BioNTech, la communication de l’institut de recherche russe sur le vaccin Sputnik V de Gamaleya, et encore plus récemment l’annonce de résultats intermédiaires encourageants par la biotech américaine Moderna pour son vaccin mRNA-1273.

Rappelons qu’aujourd’hui, onze vaccins anti-SARS-CoV-2 ont atteint le stade d’étude de phase 3 à travers le monde : 

  • quatre utilisant un virus vivant inactivé (BBPI-CovV et WIBP de Sinopharm, CoronaVac de SinoVac, Covaxin de Bharat Biotech),
  • quatre utilisant un vecteur viral non réplicatif (ChAdOx1-s d’AstraZeneca,  Ad5-nCoV de CanSino, Ad26CoV2.s de Janssen et Gam-COVID-Vac ou Sputnik V de Gamelaya)
  • un vaccin basé sur une sous-unité protéique (NVX-CoV2373 de Novavax)
  • deux vaccins à ARNm (mRNA-1273 de Moderna et BNT162b2 de Pfizer/BioNTech)

L’espoir des vaccins à ARNm

Ces derniers jours, le vaccins BNT162b2, basé sur un ARNm qui code pour la protéine Spike du SARS-CoV-2 a fait la une des médias : les résultats de l’analyse intermédiaire communiqués le 9 novembre dernier font en effet état d’une efficacité de 90% vis-à-vis du risque de développer la maladie chez les personnes vaccinées par BNT162b2 (l’un des 4 vaccins expérimentaux développé par ces laboratoires) par rapport à ceux ayant reçu un placebo.

L’essai de phase 3 dont ils sont issus a été lancé fin juillet et a recruté plus de… [Lire la suite]




Médecins exerçant en établissement, étudiants infirmiers : de nouvelles aides financières

(Medscape – Philippe Anaton) Les dispositifs d’aides financières pour les médecins exerçant en établissement de santé et subissant une perte d’activité ont été en partie réactivés. Alors que de leur côté, les étudiants infirmiers mobilisés contre la crise Covid vont bénéficier d’une prime hebdomadaire exceptionnelle.

Compenser une nouvelle baisse d’activité

Avec la deuxième vague de Covid-19, et le début d’un deuxième confinement le 30 octobre, les médecins libéraux exerçant en établissement sont de nouveau confrontés à une baisse de leur activité, due à des déprogrammations massives des opérations non urgentes.

« Le Ministre des Solidarités et de la santé et l’Assurance Maladie ont donc souhaité remettre en place un dispositif exceptionnel d’accompagnement économique des médecins confrontés à cette situation », indique un communiqué de l’Assurance maladie[1]. Ce dispositif couvrira la période du 15 octobre au 30 novembre 2020 et reprend les principes du dispositif d’indemnisation ouvert lors du premier confinement, avec une indemnisation calculée a posteriori – dès lors que toutes les informations seront disponibles – et la possibilité de demander une avance dès le mois de décembre 2020.

Il est ouvert à tous les médecins dont l’activité est impactée par les déprogrammations de soins non urgents en établissement de santé… [Lire la suite]




Covid-19 : première greffe des poumons chez un patient gravement atteint

(Medscape – Vincent Richeux) L’hôpital Foch, situé à Suresnes (Haut-de-Seine), a annoncé avoir réalisé la première greffe pulmonaire sur un patient Covid-19 en France. Alors qu’il ne présentait pas de comorbidités, le malade a développé une « forme gravissime » d’insuffisance respiratoire aiguë ayant conduit à « une destruction quasi complète » de ses deux poumons, précise l’établissement de santé privé dans un communiqué [1].

« Nous travaillons actuellement à définir le profil des patients Covid-19 pouvant bénéficier de ce traitement, qui reste exceptionnel », a indiqué le Pr Édouard Sage du service de chirurgie thoracique et de transplantation pulmonaire de l’hôpital Foch, auprès de Medscape édition française. Le chirurgien s’attend également à voir, à plus ou moins long terme, des anciens patients guéris du Covid-19 avoir besoin d’une greffe après aggravation d’une fibrose pulmonaire.

Un profil type très particulier 

Agé de 58 ans, le premier patient à avoir reçu en France une double greffe des poumons a eu « une aggravation foudroyante de son infection à Covid-19 », a-t-il précisé. Après avoir été infecté par le SARS-CoV2, « il a reçu des doses croissantes d’oxygène, a été intubé, puis mis sous ventilation, avant de bénéficier d’une oxygénation par membrane extracorporelle (ECMO). »… [Lire la suite]




Covid-19 : la réalité de la réanimation par ceux qui la font

(Medscape – Marine Cygler) Ils se sont tus jusqu’à présent, mais sont en première ligne pour la prise charge des patients atteints par une forme sévère de Covid, et constatent ces dernières semaines un afflux de malades qui les inquiètent. Ils assistent aussi aux sorties médiatiques de personnalités publiques, médecins mais aussi comédiens, hommes et femmes politiques…, qui diffusent auprès de la population des arguments générant beaucoup de confusion dans l’esprit des gens, certains reprenant même des thèses complotistes. C’est pourquoi, anesthésistes réanimateurs ont décidé de réagir par l’intermédiaire de leur Conseil National Professionnel et de l’ensemble de ses composantes.

Interrogés par Medscape édition française, deux d’entre eux, le Dr Franck Verdonk (anesthésiste réanimateur, Hôpital Saint-Antoine, Paris), vice-Président du CNP Anesthésie-Réanimation, et le Pr Marc Leone (chef de service d’anesthésie réanimation, Hôpital Nord, Marseille) s’expriment sur notre site. Leur but : rappeler la réalité du terrain et « éclaircir le contexte dans lequel s’inscrit cette pandémie », « loin de toute idéologie » précisent-ils.

« Loin de toute idéologie »

« Notre idée était de factualiser les choses, chiffres à l’appui. C’est difficile d’entendre des propos totalement faux, … [Lire la suite]




Insuffisance cardiaque : résultats modestes avec l’omecamtiv mecarbil

(Medscape – Vincent Richeux) Premier médicament d’une nouvelle classe de myotropes, l’omecamtiv mecarbil a permis une baisse légère mais significative de la mortalité et des évènements cardiovasculaire dans le traitement de l’insuffisance cardiaque avec fraction d ‘éjection réduite (HFrEF), selon l’étude de phase 3 GALACTIC-HF. Les résultats ont été présentés lors du congrès virtuel de l’American Heart Association (AHA) et publiés simultanément dans le NEJM.

Cette étude montre pour la première fois le bénéfice d’un médicament agissant sur la contraction musculaire dans le traitement de l’insuffisance cardiaque, en passant par une activation de la myosine cardiaque. Les résultats révèlent un effet qui semble davantage intéressant chez les patients présentant les fractions d’éjection les plus basses.

Quatre classes thérapeutiques sont déjà à disposition dans cette indication… [Lire la suite]




L’essai SAMSON attribue la plupart des effets indésirables des statines à un effet nocebo

(Medscape – Aude Lecrubier, Steve Stiles) Les effets indésirables souvent intolérables des statines, comme la faiblesse musculaire ou la douleur, seraient presque entièrement dus à un effet nocebo, selon le nouvel essai randomisé SAMSON (Self-Assessment Method for Statin Side-effects or Nocebo), présenté au congrès virtuel 2020 de l’American Heart Association (AHA) et publié simultanément dans le New England Journal of Medicine.

Les nombreux patients qui signalent ces symptômes lorsqu’ils prennent des statines les ressentent probablement, mais ils sont le résultat de la prise des comprimés plutôt que d’effets pharmacologiques, concluent les chercheurs sur la base de leur essai sur 60 patients.

« SAMSON ne laisse aucun doute sur le fait que les patients ressentent vraiment des effets indésirables des comprimés de statines, mais ce que cela nous montre, c’est que 90% de ce fardeau symptomatique est aussi provoqué par les comprimés de placebo », a indiqué l’auteur principal de l’essai, le Pr James P. Howard (Imperial College London , Royaume-Uni), lors de la présentation des résultats.

Certains appellent toutefois à interpréter ces résultats … [Lire la suite]




L’alcoolisation de la veine de Marshall, traitement adjuvant de la FA persistante

(Medscape – Megan Brooks) Les résultats de l’étude VENUS, montrant le bénéfice d’injections d’alcool dans la veine de Marshall simultanément à l’ablation par cathéter de la fibrillation auriculaire (FA) persistante, viennent d’être publiés.

Ces données initialement présentées au congrès virtuel de l’American College of Cardiology (sessions scientifiques) et World Congress of Cardiology sont publiées dans le JAMA du 27 octobre.

Quel rationnel ?

Le résultat de l’ablation par cathéter de la FA persistante est limité, la répétition des procédures est souvent nécessaire. Le tissu nerveux de la veine de Marshall est un déclencheur de FA, il peut être inhibé par infusion rétrograde d’alcool (voir encadré).

Combiner l’ablation par cathéter et infusion d’alcool dans la veine de Marshall est une technique de plus en plus utilisée aux Etats Unis, capable d’augmenter les chances de maintien en rythme sinusal… [Lire la suite]




Covid-19 : la course au vaccin

(Les Echos – Tom Février, Hortense Goulard, Jules Grandin & Enrique Moreira) Dans le monde entier, des laboratoires ont commencé à développer des vaccins contre le coronavirus. Ces derniers, qui sont souvent le fruit d’une coopération internationale, sont à différents stades de développement. Les plus avancés d’entre eux sont testés à grande échelle sur des êtres humains et pourraient être approuvés par les autorités sanitaires dès le début de l’année prochaine. [Lire les graphiques]




Covid : Moderna annonce un vaccin encore plus efficace que celui de Pfizer

(Les Echos – Enrique Moreira) Moderna entend reprendre la pole position à Pfizer dans la course au vaccin contre la Covid-19. Une semaine tout juste après les annonces prometteuses du géant américain quant à l’efficacité de son traitement développé avec BioNtech, la biotech américaine dirigée par le marseillais Stéphane Bancelcontre-attaque et publie des résultats préliminaires encore plus fracassants.

Moderna affirme en effet que son candidat vaccin à base d’ARN Messager est efficace à 94,5 %. C’est mieux que les résultats présentés par Pfizer. Ces résultats, eux aussi préliminaires, proviennent de son essai clinique de phase III, « comprenant plus de 30.000 personnes » et réalisé aux Etats-Unis, « en association avec l’Institut américain de la santé (NIH) et la Barda (l’autorité américaine pour la R & D avancée dans le domaine biomédical, NDLR) », précise le communiqué.

Aucun cas de Covid sévère observé

Ces résultats à confirmer interviennent après le suivi de 95 cas de patients de l’essai clinique infectés par la Covid-19. Parmi eux, 90 l’ont été dans le groupe sous placebo et seulement… [Lire la suite]




Covid-19 : des interrogations persistantes autour de la réponse immunitaire

(Medscape – Vincent Richeux) Alors que le laboratoire Pfizer vient d’annoncer une efficacité à 90% de son vaccin anti-SARS-CoV2, des questions persistent sur la qualité de la réponse immunitaire après contamination par le virus. Pour y voir plus clair, nous avons interrogé le Pr Jean-Daniel Lelièvre, responsable du service d’immunologie clinique et maladie infectieuses de l’hôpital Henri-Mondor (AP-HP, Créteil). L’occasion d’évoquer le risque de mutation du coronavirus qui pourrait menacer l’efficacité des futurs vaccins.

La durée de l’immunisation après un premier contact avec le virus reste une question primordiale dans l’évaluation de la réponse immunitaire. De récents travaux ont révélé des résultats encourageants en montrant que des anticorps neutralisants persistent cinq mois après l’infection, soit un délai similaire à ce qui est observé avec d’autres coronavirus. Mais, au même moment, une large étude a suggéré que, pour beaucoup de patients, ces anticorps disparaissent en quelques semaines.

Selon le Pr Lelièvre, ces différences s’expliquent par des processus distincts dans l’activation des lymphocytes B, qui se retrouvent pour tout type d’infection, mais qui s’avèrent être également en jeu dans l’apparition de formes plus ou moins sévères de Covid-19. Une autre étude a, par ailleurs, confirmé… [Lire la suite]




Une troisième artère dans nos avant-bras grâce au processus évolutif

(Medscape – Stéphanie Lavaud) L’humain augmenté est en route. Trois chercheurs australiens viennent d’en apporter la preuve en rapportant la présence de plus en plus fréquente dans chacun de nos avant-bras de – non pas deux –, mais bien trois artères. Ce troisième vaisseau sanguin n’est pas une création de novo mais un résidu du développement fœtal, désormais partagé par un tiers de la population étudiée par les chercheurs australiens. Reste à savoir si ce supplément de circulation sanguine confère un avantage. Cette observation du Dr Teghan Lucas de l’Université de Flinders, ainsi que du Pr Maciej Henneberg et du Dr Jaliya Kumaratilake de l’Université d’Adélaïde a été publiée dans  the Journal of Anatomy.

Un rythme accéléré

L’artère médiane est le vaisseau principal qui alimente le bras du fœtus pendant la gestation utérine, mais elle disparait, au fur et à mesure de la croissance de l’enfant, au profit de deux artères, l’artère radiale et l’artère ulnaire.

Ce processus qui prévalait jusqu’à présent, est en train de changer de telle façon que désormais un humain peut présenter à l’âge adulte, non plus deux, mais trois artères. Ce que disent ces trois chercheurs, c’est que cette tendance, apparue à la fin du XIXe siècle, est en train de devenir la norme et s’imposer à tous en 2100 car le rythme évolutif s’est fortement accéléré… [Lire la suite]




L’association Les entreprises de télémédecine appelle à sortir du cadre dérogatoire pour « construire la filière de télémédecine »

(TICsanté – Wassinia Zirar) – L’association Les entreprises de télémédecine (LET) a adressé lundi 9 novembre un courrier au ministre des solidarités et de la santé, Olivier Véran, pour lui demander de faire sortir la pratique du cadre dérogatoire « afin de construire une véritable filière industrielle et accorder aux sociétés de télémédecine un statut d’acteurs de soins à part entière », a confié le 9 novembre à TICsanté son président, François Lescure… [Lire la suite]




Le vaccin contre le Covid-19 de Pfizer « ne semble pas adapté à une vaccination de masse »

(Le Monde) Alors que le nombre de morts du Covid-19 s’élève à plus de 1,25 million de personnes dans le monde et que les couvre-feux et autres reconfinements se multiplient à travers la planète, le géant américain Pfizer et son partenaire allemand BioNTech ont annoncé lundi 9 novembre que leur candidat-vaccin était efficace à plus de 90 %. Mercredi, la Russie a annoncé 92 % d’efficacité pour son vaccin expérimental Spoutnik V.

Dans son dernier point, le 3 novembre, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) recense 47 « candidats vaccins » évalués dans des essais cliniques sur l’homme à travers le monde.

En quoi ces annonces sont-elles prometteuses ?… [Lire la suite]




Le site arretmaladie.fr mis à l’arrêt et condamné

(Medscape – Philippe Anaton) Une condamnation et deux fermetures de site. C’est ainsi que s’achève l’aventure d’arretmaladie.fr, qui proposait des arrêts maladie entre un à trois jours. Il entraine dans son sillage docteursecu.fr, qui fait appel de la décision de justice.

Mise en demeure par l’assurance maladie et le Cnom

Lancé par un entrepreneur allemand, Can Ansay, arretmaladie.fr avait défrayé la chronique en proposant la délivrance d’arrêt maladie sur mesure, entre un à trois jours, grâce à une téléconsultation (Va-t-on interdire le site arretmaladie.fr ?). Dans son communiqué du 5 janvier dernier, docteursecu.fr, partenaire dans un premier temps d’arretmaladie.fr, indiquait que ce site avait pour but de « sensibiliser les patients à l’usage de la télémédecine en France ». Après avoir rempli un formulaire sur arretmaladie.fr, l’internaute était redirigé vers le site docteursecu.fr, lequel proposait une téléconsultation.

Consultations « erratiques » et prescriptions « complaisantes »

Face au scandale qu’avait suscité cette initiative, le site docteursecu.fr s’est très vite retiré de cette expérimentation… [Lire la suite]




Obésité : facteur de risque à part entière d’une forme sévère de Covid

(Medscape – Mariène Busko) Une vaste étude internationale chez des patients Covid + en soins intensifs, conduite par des chercheurs lillois, a montré que le risque de pneumopathie sévère, nécessitant une ventilation mécanique, augmentait avec l’indice de masse corporelle (IMC). Et ce, indépendamment du statut vis-à-vis du diabète, de l’hypertension, de la dyslipidémie ou encore du tabac. Il existe même une corrélation linéaire entre l’IMC et la nécessité d’assistance respiratoire par ventilation mécanique, après ajustement pour la structure de soin, l’âge, le genre et d’autres facteurs de risques métaboliques.

Le risque de développer une pneumopathie sévère est « le plus élevé pour les personnes âgées et les hommes, mais le facteur de risque principal juste après ces deux-là est l’obésité » a expliqué le Dr François Pattou (chirurgien viscéral et digestif, CHU de Lille) qui a présenté ses résultats au congrès virtuel de l’ObesityWeek 2020. Son étude a été publiée en préprint dans The Lancet[Lire la suite]




Proposer une oxygénothérapie à domicile devient possible sous certaines conditions

(Medscape – Stéphanie Lavaud) Alors qu’Olivier Véran avait annoncé des mesures pour renforcer la coordination ville-hôpital lors de sa conférence de presse hebdomadaire sur la crise du Covid jeudi dernier, la Haute Autorité de Santé vient de publier un « réponses rapides » sur la prise en charge à domicile de patients atteints de la Covid-19 qui nécessitent une oxygénothérapie. Elle y définit les critères d’éligibilité des patients, les conditions de la mise en œuvre de l’oxygénothérapie, le suivi et la coordination nécessaires pour garantir la sécurité des soins.

La coordination avec la médecine de ville est renforcée

Enfin, la coordination entre la médecine de ville et l’hôpital semble s’améliorer. On se souvient que les médecins généralistes avaient eu le sentiment d’être mis sur la touche pendant la première vague de Covid et l’avaient fait savoir, notamment dans des écrits, en dénonçant une organisation des soins très hospitalo-centrée. Face à la reprise de l’épidémie de Covid-19 et de la très forte sollicitation des services hospitaliers, le gouvernement revoit sa copie. En cela, il répond à la demande de MG France – qui lui avait proposé dès le 28 octobre différents outils permettant aux médecins généralistes de prendre en charge à domicile [leurs] patients Covid quand cela [leur] semble possible, y compris en sortie d’hospitalisation pour raccourcir les séjours.

Et en effet, l’une de ces options thérapeutiques, l’oxygénothérapie à domicile, fait aujourd’hui l’objet d’un document de la HAS[Lire la suite]




Pénuries de médicaments : l’UFC-Que choisir en appelle à l’Etat

(Le Monde) Face aux nombreuses pénuries de médicaments et aux réponses jugées déficientes des laboratoires, l’association UFC-Que choisir réclame des mesures à l’Etat en publiant, lundi 9 novembre, une étude sur le sujet, contestée par la fédération du secteur.

Mises en lumière depuis le début de la pandémie, les pénuries et tensions d’approvisionnement de médicaments ont fortement augmenté depuis une décennie, alerte UFC-Que choisir, passant de 405 pénuries en 2016 à presque trois fois plus en 2019. En 2020, 2 400 ruptures devraient être constatées, « six fois plus qu’il y a quatre ans », note l’étude, citant l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM).

Une situation d’autant plus alarmante que ces pénuries concernent des médicaments dits d’intérêt thérapeutique majeur, « pour lesquels une interruption de traitement peut être susceptible de mettre en jeu le pronostic vital des patients ». [Lire la suite]




Scandale de la Dépakine : l’Agence du médicament mise en examen pour « homicides involontaires »

(Le Monde) L’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) a annoncé, lundi 9 novembre, avoir été mise en examen pour « blessures et homicides involontaires par négligence » dans l’affaire de la commercialisation de l’antiépileptique Dépakine. Cette déclaration fait suite à une convocation devant les juges en charge de l’instruction, précise l’agence dans un communiqué.

L’ANSM affirme prendre « toute la mesure de la souffrance des victimes et œuvre depuis plusieurs années afin de limiter l’exposition au valproate des femmes en âge d’avoir des enfants ». Elle « répondra à toute interrogation de la justice afin d’apporter sa pleine et entière contribution à la manifestation de la vérité ».

L’enquête avait été ouverte en 2016 auprès du tribunal judiciaire de Paris, à la suite d’une procédure à l’initiative de l’Association d’aide aux parents d’enfants souffrant du syndrome de l’anticonvulsivant (Apesac), représentant 4 000 personnes dont la moitié… [Lire la suite]




Coronavirus : une application serait capable de repérer l’infection en analysant la toux

(Medscape – Michael van der Heuvel) Une équipe de chercheurs du Massachusetts Institute of Technology (MIT) a développé une appli mobile qui serait capable de repérer les patients infectés par le SARS-CoV-2 grâce aux caractéristiques audio de leur toux.

Toux forcée

Le repérage des personnes infectées par le SARS-CoV-2 reste difficile lorsqu’elles sont asymptomatiques. La politique consistant à tester tout un chacun régulièrement ne semblant pas d’actualité…

Un problème sans solution ? Pas si l’on en croit une équipe de chercheurs du MIT. D’après Jordi Laguarta et ses collègues, la solution pourrait venir de l’intelligence artificielle (IA).

L’application qu’ils ont mise au point serait capable de dire si oui ou non la toux d’une personne est caractéristique de l’infection au SARS-CoV-2. Pour cela, il suffit que la personne se force à tousser et enregistre sa toux via l’appareil sur lequel il a téléchargé l’application (smartphone, ordinateur, tablette…) [Lire la suite]




Dépassements d’honoraire abusifs et refus de soins : un décret précise le régime de sanction et de conciliation

(Medscape – Philippe Anaton) Un décret vient de préciser le régime de sanction et de conciliation à l’encontre de tout professionnel de santé qui ferait obstacle à l’accès aux soins.

Il aura fallu attendre onze ans pour que l’article 54 de la loi Hôpital, patients santé et territoires soit enfin appliqué, via ce décret publié le 2 octobre dernier.

Rappelons que les professionnels de santé peuvent être sanctionnés pour :

  • la discrimination dans l’accès à la prévention et aux soins ;
  • des dépassements d’honoraires excédant le tact et la mesure ;
  • des dépassements non conformes à la convention dont dépend le professionnel de santé ;
  • ou l’absence d’information écrite relative au dépassement de seuils d’honoraires.

Commission de conciliation

Le décret publié le 2 octobre dernier rentre dans le détail de la procédure de conciliation et complexifie également… [Lire la suite]




Une région du cerveau impliquée dans la dépression, les troubles anxieux et les maladies cardiovasculaires

Des millions de personnes sont victimes de dépression et de troubles anxieuxdans le monde entier, pourtant les connaissances à propos de ces deux affections sont encore lacunaires. Nous ne comprenons par exemple pas encore complètement quelles sont les régions du cerveau impliquées dans ces pathologies, en quoi elles diffèrent chez les individus touchés, ou comment lesdites régions varient en fonction des symptômes observés. Comprendre pourquoi, et comment, ces différences se mettent en place constitue une étape essentielle sur le chemin qui mènera à la mise au point de traitements plus efficaces.

Jusqu’à présent, nous savions que l’activité du cortex préfrontal (une zone du lobe frontal du cerveau) était modifiée chez les personnes souffrant de dépression et d’anxiété. Les régions impliquées dans la cognition et la régulation des émotions sont en sous-activité, tandis que d’autres, impliquées dans la génération d’émotions et les fonctions corporelles internes sont au contraire suractives.

Parmi ces zones suractivées figure une région clé, le cortex cingulaire antérieur subgénual, que l’on pense impliqué dans les réponses émotionnelles. Cependant, une des limites des études de neuroimagerie est qu’elles ne révèlent qu’une corrélation : elles ne permettent pas de conclure que la suractivité de cette région est à l’origine des symptômes. [Lire la suite]




Des anomalies myocardiques chez certaines femmes enceintes atteintes de Covid-19 sévère

(Medscape – Maryliin Larkin) Des chercheurs américains ont noté une augmentation des biomarqueurs cardiaques chez certaines femmes enceintes souffrant de la Covid-19. La signification de ces augmentations n’est pas évidente mais les experts suggèrent d’accroitre la surveillance pendant et après la grossesse.

« Actuellement nous savons que de nombreux biomarqueurs peuvent être anormaux chez certaines femmes enceintes ayant la Covid-19, tels ceux de l’inflammation mais également les marqueurs cardiaques et ceux de la thrombose », a précisé le Dr Sarah Pachtman Shetty (Northwell Health Lenox Hill Hospital à New York City), principale investigatrice de cette nouvelle étude à Reuters Health.

Il est encore difficile de savoir si les praticiens doivent doser les marqueurs cardiaques « sans connaitre les réelles conséquences d’un taux anormal sur la santé de ces patientes » dit-elle  « Cependant cette information pourrait servir à la surveillance, notamment guider une décision pour des tests ultérieurs ou une imagerie cardiaque ». [Lire la suite]




Les soignants hospitaliers et leur famille plus à risque d’hospitalisations pour Covid-19

(Medscape – Stéphanie Lavaud) Une étude écossaise montre que les soignants hospitaliers et leurs familles ont été plus nombreux que les autres adultes en âge de travailler à être hospitalisés pour cause de Covid-19. Pour les personnels de santé hospitaliers en contact direct avec les patients, le risque d’hospitalisation était triplé. C’est la première fois que le risque pour l’entourage familial proche des soignants est évalué lui aussi. Cette étude vient d’être publiée dans le BMJ.

Les personnel hospitalier et leur entourage familial

A-t-on plus de risque d’être contaminé par le SARS-CoV-2 lorsque l’on travaille à l’hôpital ? Et quid de ce risque, selon que l’on est directement confronté aux patients de par sa fonction et/ou sa spécialité ou plus à distance ? Les soignants, en première ligne, avaient-il des raisons d’être particulièrement inquiets lors de la première vague pour eux-mêmes pour leurs familles, comme certains nous l’avaient rapporté au pic de l’épidémie lors de la première vague ? A priori oui si l’on en croit les témoignages des médecins, collaborateurs ou non du site qui, pour beaucoup, ont eu, plus ou moins fortement la maladie Covid. Sans aller jusqu’à l’hospitalisation, « je n’ai jamais été dans cet état » témoignait en avril un oncologue parisien atteint par le virus. [Lire la suite]




Covid-19 : Olivier Véran annonce un renforcement de la coordination avec la médecine de ville

(Medscape – Véronique Hunsinger] Lors de la conférence de presse hebdomadaire du gouvernement sur la crise du Covid, le ministre de la santé, Olivier Véran, a annoncé l’arrivée de renforts à l’hôpital et dans les EHPAD pour faire face à cette nouvelle vague décrite comme « violente ». La coordination entre la ville et l’hôpital va par ailleurs être optimisée et les médecins de ville mis à contribution. Olivier Véran et le directeur général de la santé, Jérôme Salomon, ont également insisté sur l’importance de respecter au maximum le confinement afin que celui-ci ne dure pas trop longtemps même si le système de soins est aujourd’hui mieux préparé que lors de la première vague.

1,6 million de personnes ont déjà été touchées en France

« La situation épidémiologique est grave », a martelé Jérôme Salomon, qui ne s’était plus exprimé sur la situation épidémique devant la presse depuis le déconfinement de mai. « La deuxième vague de la pandémie qui frappe toute l’Europe est brutale et se propage rapidement. La France est le pays d’Europe qui compte le plus grand nombre cas et cette deuxième vague, contrairement à la première, concerne tout le territoire, les métropoles mais également les villes et les villages et des régions qui avaient été moins touchées au printemps comme l’Auvergne-Rhône-Alpes, Paca ou l’Occitanie » a rappelé le Directeur général de la santé. Depuis le début de l’épidémie, 1,6 million de personnes ont déjà été touchées en France… [lire la suite]




La finérénone, un nouveau médicament qui ralentit la progression de la maladie rénale chez les diabétiques

Chez les patients diabétiques ayant une maladie rénale, la finérénone, un nouvel antagoniste des récepteurs des minéralocorticoïdes non stéroïdiens, a montré une diminution significative des complications rénales et également des événements cardiovasculaires dans l’étude pivot FIDELIO-DKD Trial.

La tolérance du produit est bonne selon les critères de sécurité. Le taux d’hyperkaliémie est certes plus élevé que dans le groupe placebo mais le pourcentage d’arrêts de traitement ne représente qu’une faible proportion de celui observé avec la spironolactone, un stéroïde antagoniste des récepteurs minéralocorticoïdes (ARM).

La finérénone, une molécule prometteuse

La finérénone avait déjà fait parler d’elle en 2015 dans l’insuffisance cardiaque. Cet antagoniste des récepteurs des minéralocorticoïdes (ARM) doté d’une sélectivité plus forte vis-à-vis du récepteur aux minéralocorticoïdes que la spironolactone et d’une plus grande affinité de liaison à ces récepteurs que l’éplérénone avait déjà montré des résultats prometteurs dans une étude de phase II. Lire ARTS-HF : la finérénone, nouvel espoir dans l’insuffisance cardiaque

Diminution absolue de 3,4% des complications rénales 

« Le médicament idéal ne provoquerait pas d’hyperkaliémie, mais le risque absolu que nous avons noté [lire la suite]




Les fluoroquinolones augmentent les risques d’atteintes des valves cardiaques

Les antibiotiques de la famille des fluoroquinolones administrés par voie systémique et inhalée sont associés à un risque accru de régurgitation/insuffisance des valves cardiaques, indique une lettre conjointe de l’ANSM, de l’EMA et des laboratoires fabricants, adressée aux professionnels de santé.

Selon une étude épidémiologique récente, il existe un doublement du risque de régurgitation mitrale et aortique chez les patients prenant des fluoroquinolones par voie systémique par rapport aux patients prenant d’autres antibiotiques (amoxicilline ou azithromycine).

Aussi, plusieurs cas médicalement confirmés de régurgitation/insuffisance d’une valve cardiaque ont été rapportés… [Lire la suite]




Patients multimorbides : rechercher « l’effet domino »

(Medscape – Vincent Richeux) La prise en charge de patients multimorbides représente aujourd’hui près de la moitié de l’activité d’un médecin généraliste. Quelle stratégie mettre en place pour apporter des soins satisfaisants et adaptés à la complexité de la multimorbidité ? Au cours des Journées nationales de médecine générale (JNMG 2020 ), le Dr Julien Lebreton (La Courneuve) a décrit une approche prenant en compte le contexte psychologique et social du patient, à la recherche de l’« effet domino » permettant d’agir sur plusieurs pathologies.

La multimorbidité se définie par la présence, sur une même période, d’au moins deux maladies chez un individu, sans que prédomine une pathologie principale. Elle a en général un fort impact sur la qualité de vie, en raison d’un « retentissement systématique sur les dimensions sociales, psychologiques et économiques du patient », a souligné le praticien.

Avec le vieillissement de la population et les progrès thérapeutiques, la prévalence de la multimorbidité est en hausse et devrait doubler d’ici 15 ans… [Lire la suite ]




Pénurie de vaccins contre la grippe : la polémique enfle

(Medscape – Marine Cygler) Trois semaines après le début de la campagne de vaccination contre la grippe saisonnière, rien ne va plus.  Dans nombre de pharmacies, les stocks sont épuisés. Le ministre de la Santé Olivier Véran expliquait le mardi 3 novembre que « 18% des pharmacies […] étaient à date en rupture de stock ». Un pourcentage bien plus faible que celui annoncé par l’Union syndicale des pharmaciens d’officine (USPO ) qui, après enquête auprès de ses adhérents, avance que la pénurie est bien plus large. Elle concernerait 80 à 90% des pharmacies, lesquelles ne seraient plus en mesure de répondre aux demandes des patients, y compris les populations cibles avec des bons de prise en charge. Pour l’USPO, ce sont les laboratoires qui sont les grands responsables de cette situation inquiétante.

« Manque de réactivité des labos » 

Lancée le 13 octobre dernier, la campagne de vaccination contre la grippe saisonnière a suscité un engouement inédit. Rappelons que depuis la fin de l’été les médecins et les sociétés savantes ont multiplié les déclarations sur l’importance particulière de cette vaccination pour la saison 2020-2021 qui va voir circuler de façon concomitante le virus de la grippe et le nouveau coronavirus… [Lire la suite]




Contact tracing: la Cnam en difficulté face à « la progression très brutale du nombre de patients »

(TICsanté) – La Caisse nationale de l’assurance maladie (Cnam) rencontre des difficultés croissantes pour réaliser le traçage de l’épidémie face à « la progression très brutale du nombre de patients positifs au Covid-19 et de leurs cas contacts » a-t-elle fait savoir dans un communiqué le 2 novembre.

La Cnam a réussi à joindre seulement 85 % des patients positifs et 70 % des cas contacts pendant la semaine du 23 au 29 octobre, contre respectivement 92% et 87% la semaine précédente, a-t-elle indiqué.

La semaine du 23 au 29 octobre « été marquée par un rebond très net du nombre de patients diagnostiqués positifs, presque 300.000, soit une hausse de… [Lire la suite]