Un vaccin contre le variant sud-africain, nouveaux variants au Japon et à New York… Focus sur l’actualité internationale

(Medscape – Rédaction) En raison de l’évolution de la pandémie Covid-19, nous vous proposons désormais chaque semaine des liens vers une sélection d’actualités internationales couvertes par nos équipes éditoriales locales*.

AMERIQUES

Alors que le nombre dedécès a dépassé les 500 000  aux États-Unis cette semaine, la FDA est sur le point d’autoriser l’utilisation en urgence d’un troisième vaccin pour les adultes. Les experts de l’agence ont publié mercredi leur avis concernant le vaccin unidose de Janssen/Johnson & Johnson, concluant qu’il réduit non seulement le risque de maladie grave chez les personnes vaccinées, mais aussi le risque d’infections asymptomatiques de 74 %.

Entre-temps, Moderna a… [lire la suite]




L’impact des médicaments sur l’environnement étudié dans des rivières artificielles

(The Conversation – Alain Gefffard) Les services rendus par les écosystèmes aquatiques sont d’une importance capitale, qui conduit à une attente sociétale forte quant au maintien de leur qualité. Or ces milieux sont le réceptacle d’un grand nombre de substances contaminantes émises par les activités humaines. Les effluents issus des stations d’épuration se révèlent être une source majeure et chronique de pollution, en particulier par des molécules dites « émergentes », catégorie qui inclue les médicaments et dont les impacts sur l’environnement sont très mal connus.

Pour mieux appréhender les effets possibles de ces molécules contaminantes, un volet du projet européen de coopération INTERREG DIADeM (pour Développement d’une approche intégrée pour le diagnostic de la qualité des eaux de la Meuse) s’est attaché à étudier les effets d’un mélange de cinq molécules – le paracétamol (analgésique), l’irbesartan (antihypertenseur), le… [Lire la suite]




Le Pr Alain Fischer prend la défense du vaccin AstraZeneca

(Medscape – Aude Lecrubier) Alors que la campagne de vaccination avec le vaccin AstraZeneca a débuté depuis quelques semaines chez les soignants et cette semaine dans les cabinets des médecins de ville, une certaine réticence à utiliser ce vaccin est perceptible.

Cette réserve est probablement attribuable aux données d’efficacité rapportées dans les études de phase 3, inférieures à celles des vaccins ARNm, mais aussi aux syndromes pseudo-grippaux parfois observés chez les jeunes dans les 48 heures suivant l’injection.

Lors de la conférence de presse hebdomadaire sur la crise du Covid-19 du 25 février, le Pr Alain Fischer, président du conseil d’orientation de la stratégie vaccinale s’est positionné… [Lire la suite]




Des chercheurs français démontrent un lien entre l’exposition professionnelle aux pesticides et risque de leucémie aiguë myéloïde

(Medscape – Stéphanie Lavaud) En analysant les données scientifiques publiées sur les 75 dernières années, une étude du CHRU de Tours établit un lien formel entre exposition professionnelle aux pesticides et risque de leucémie aiguë myéloïde. Ces travaux ont été publiés dans Scientific Reports (groupe Nature) [1]. Ils sont commentés pour Medscape par le Pr Olivier Hérault, hématologue (CHRU de Tours) et dernier auteur de l’article.

Reprendre toutes les données depuis 1946

Il est désormais clair, depuis de nombreuses années, que l’exposition professionnelle à de fortes doses de pesticides augmente le risque de développer une hémopathie lymphoïde… [Lire la suite]




Un premier anticorps anti-Covid autorisé sous forme d’ATU en France

(Medscape – Aude Lecrubier) Après les Etats-Unis en novembre dernier et l’Allemagne plus récemment, un premier anticorps monoclonal anti-Covid-19, le bamlanivimab (Eli Lilly), peut désormais être administré dans des conditions très encadrées en France sous la forme d’une Autorisation Temporaire d’Utilisation (ATU) de cohorte, a informé la DGS le 24 février[1].

Cet anticorps monoclonal a une activité neutralisante dirigée contre la protéine spicule du SARS-CoV-2. En empêchant la pénétration du virus dans les cellules et ainsi en luttant contre sa réplication, il peut neutraliser le virus à la phase précoce de l’infection.

Le bamlanivimab en monothérapie, est indiqué pour le traitement des… [Lire la suite]




Surveillance des variants : Malgré les annonces, le séquençage français est toujours à la traîne

(Industrie&Technologies – Anaïs Marechal) En janvier dernier, une montée en charge de la surveillance génomique du Sars-cov-2 est annoncée pour traquer les variants d’intérêt. Dans les faits, les résultats d’enquêtes éphémères mettent plusieurs semaines à être livrés, et le nombre de séquences rendues publiques reste faible. La stratégie ne permet pas de rendre compte de la situation épidémique.

Trois mois après que le Royaume-Uni ait tiré la sonnette d’alarme, la France peine toujours à mesurer la progression des variants d’intérêt du Sars-cov-2 sur son territoire. Certes, tous les échantillons positifs sont retestés par RT-PCR de criblage. Mais ces tests ne permettent que… [Lire la suite]




Cybersécurité : l’Etat conditionne son soutien aux projets informatiques des hôpitaux

(TICsanté – Wassinia Zirar) – Les établissements de santé devront désormais consacrer « une part de 5 à 10% de leur budget informatique à la cybersécurité » pour bénéficier du soutien de l’Etat, ont annoncé le 22 février Olivier Véran et Cédric O dans un communiqué de presse diffusé en marge d’un déplacement au CH de Villefranche-sur-Saône, une semaine après la cyberattaque qui a paralysé l’établissement[Lire la suite]




Statines : un effet positif sur les complications liées aux adhérences post-opératoires ?

(Medscape – Batya Swift Yasgur) L’utilisation des statines est associée à un risque diminué de complications liées aux adhérences post-opératoires après une chirurgie abdominale, suggère une nouvelle étude observationnelle. 

Les investigateurs ont étudié rétrospectivement deux cohortes de patients ayant eu une chirurgie abdominale, totalisant plus de 1,3 millions de personnes. Ils ont découvert que les statines étaient associées à une réduction allant jusqu’à 20 % des taux des complications des adhérences post-opératoires, après ajustement sur d’autres comorbidités et sur les caractéristiques du patient. L’association n’a pas été retrouvée avec d’autres médicaments hypolipidémiants ou antihypertenseurs. 

L’étude a été publiée en ligne dans JAMA Network Open… [Lire la suite]




L’ANSM interdit un spray nasal anti-Covid

(Medscape – Aude Lecrubier) Dans le contexte de la crise du Covid-19, un industriel s’apprêtait à commercialiser au 1er mars un spray nasal à base d’eau ionisée qui aurait montré une inactivation du virus SARS-CoV-2 à plus de 99 % in vitro. La commercialisation et la publicité autour de ce spray viennent d’être suspendues par l’ANSM.

« Nous avons été informés de l’intention de la société Pharma & Beauty – Centrepharma de commercialiser un produit dénommé « Spray Nasal COV-Defense » ou « spray nasal Biokami », en tant que dispositif médical de classe I. Selon les communications récentes du fabricant, ce spray virucide, à base d’eau ionisée, assure l’inactivation du virus Sars-CoV-2 à plus de 99% », indique l’ANSM.

Pourtant l’ANSM n’a « reçu aucune donnée… [Lire la suite]




British American Tobacco condamné pour publicité illicite en faveur du vapotage

Nathalie Zenou

Saisi par le Comité National Contre le Tabagisme (CNCT), le Tribunal de Nanterre a condamné British American Tobacco (BAT) pour publicités illicites en faveur des produits du vapotage. Sont notamment visés plusieurs contenus sur le site internet du fabricant promouvant des produits VYPE.

Depuis plusieurs mois, le CNCT observe certaines activités concernant ces produits : tenue de stands promotionnels au sein des lieux de vente, testing auprès de particuliers, présence active sur les réseaux sociaux et site internet. Le CNCT a ainsi constaté le caractère illicite de plusieurs contenus proposés sur ce site, notamment des slogans accrocheurs et des vidéos publicitaires vantant les produits VYPE. Le CNCT estime que certaines de ces mentions dépassent le caractère strictement descriptif du produit et sont d’ordre publicitaire, ce qu’a confirmé le juge des référés (accroches avec tutoiement, formules comme « rougir de plaisir », conseils zen laissant croire que vapoter apporte sérénité et bien-être…).

Il s’agit de la première décision judiciaire appliquant le régime de prohibition de la publicité en faveur des produits du vapotage. Elle est donc particulièrement importante car elle va permettre de construire une jurisprudence pour réguler la publicité des produits du vapotage dont le caractère illégal est encore flou, surtout sur internet. 




Covid-19 : Les pharmaciens peuvent vacciner !

Nathalie Zenou

Réclamée par les syndicats officinaux soutenus par France Assos Santé, la vaccination en officine contre le Covid-19 débutera vers le 20 février avec le vaccin Astrazeneca (AZD1222). Les pharmaciens effectueront les injections eux-mêmes, comme pour la grippe.

Les conditions de conservation et d’utilisation de l’AZD1222 sont moins contraignantes que celles des autres vaccins : il peut être stocké et conservé au réfrigérateur avant ouverture du flacon et 48 h après la première injection prélevée. Cela rend possible sa distribution par les grossistes-répartiteurs ainsi que son utilisation en ambulatoire. Un délai de 9 à 12 semaines doit être respecté entre l’injection des deux doses du vaccin.

A l’inverse, le vaccin Pfizer-BioNTech se conserve à -80°C et présente une stabilité de 5 jours à 5°C dont une durée de 12 heures dans les transports et une stabilité de 6 heures après dilution. La réception et le déstockage à -80°C des doses doivent être effectués avec des gants de protection. L’injection des deux doses par personne doit être espacée de 21 jours. Ces caractéristiques expliquent la mise en place d’un circuit logistique spécifique s’appuyant notamment sur la formation d’équipes dédiées et un réseau de relais territoriaux. Parmi eux, des officines référentes assurent sur leurs secteurs la remise des doses aux EHPAD, USLD, résidences autonomie et résidences services séniors, prioritaires pour l’administration de ce vaccin.

Le ministre des Solidarités et de la Santé a fixé pour fin février un objectif de 3,5 à 4 millions de personnes vaccinées. Elles étaient plus de 2,2 millions au 8 février dernier.




Le non confinement : un pari risqué qu’il faut tenter de gagner

Ne pas confiner le pays est un pari risqué pris par le gouvernement. Analyse

Par François Diévart

Un pari risqué

De nombreux éléments et l’analyse des effets potentiels d’un nouveau variant du SARS-CoV-2, plus transmissible, faisaient envisager que la France serait soumise à un nouveau confinement fin janvier-début février 2021. Nombreux étaient ceux qui l’envisageait même s’ils pensaient qu’il ressemblerait plus à celui de l’automne 2020 qu’à celui du printemps 2020. Et, surprise, le confinement n’a pas été annoncé, mais à sa place, un renforcement de diverses mesures de contrôle sanitaire. L’opinion est partagée sur ce choix. De nombreux scientifiques souhaitaient le confinement et, en population, un sondage montrait que 45 % des interrogés souhaitaient un confinement et que seulement 32 % approuvent le choix qui a finalement été fait.

Le pari est risqué mais, actuellement, reste gagnant. Et ce même si le nombre de personnes hospitalisées dans les services de réanimation spécifiquement pour une Covid-19 reste élevé, de l’ordre d’un peu plus de 3 000, c’est-à-dire dépassant les 60 % d’occupation des lits de réanimation, même si la tension hospitalière est forte, notamment dans certaines régions au point que certaines envisagent ou ont eu recours à certaines phases du plan blanc (déprogrammation partielle de l’activité non urgente)…

Les logiques à l’œuvre 

Prendre une décision de confinement est un choix politique prenant en compte trois logiques : la logique sanitaire, la logique économique et la logique psychologique, c’est-à-dire celle tout à la fois de l’acceptation et des conséquences psychiques des mesures prises.

Au printemps 2020, face à une incertitude majeure et quasiment dans l’urgence (comme la Chine l’avait fait le 22 janvier pour plusieurs villes ou provinces), un confinement national avait été décrété : situation inédite avec de premiers effets sanitaires, économiques et psychologiques importants qui ont rapidement pu être analysés.

A l’automne, le deuxième confinement a été moins rude sur le plan économique, mais a dû aussi être mis en place rapidement, c’est-à-dire dès que l’emballement exponentiel des cas montrât que la situation n’était plus maitrisable. Nouveau choc économique mais moindre.

Lors du premier confinement, le PIB a ainsi pu chuter jusqu’à 31 %, mais la chute n’a pas dépassé 12 % lors du deuxième confinement.  Surtout, nouveau choc psychologique, d’autant plus que ce deuxième confinement complétait de nombreuses mesures sanitaires jugées attentatoires à diverses libertés individuelles et que, pour beaucoup, un premier confinement avait été envisagé comme la solution simple et finale à l’épidémie.

Le deuxième confinement annonçait qu’il allait donc falloir vivre avec le virus sans savoir pour combien de temps. En parallèle, nouveau choc sanitaire. Ainsi, si lors du premier confinement il y avait eu 30 000 décès dont 81 % étaient survenus chez les plus de 70 ans, lors du deuxième confinement, il y a eu 35 000 décès dont 89 % sont survenus chez les plus de 70 ans.

En janvier 2021, certains signes pouvaient inquiéter :

  • pas de décroissance de l’épidémie en-dessous de 20 000 cas par jour,
  • faible couverture vaccinale, apparition et progression d’un nouveau variant plus contagieux…

D’autres signes pouvaient aussi être pris en compte :

  • couverture vaccinale essentiellement centrée sur les sujets les plus à risque,
  • effondrement des consultations hospitalières en urgence pour une grippe ou une gastro-entérite,
  • lassitude globale et tensions psychologiques de nombreuses personnes soumises aux contraintes économiques et sociales de la crise sanitaire,
  • relative stagnation du taux d’incidence des cas,
  • contestations violentes dans certains pays des mesures sanitaires prises, même si cette contestation n’était le fait que de minorités mais avec parfois des appels à la désobéissance civile…

Et, en parallèle, une forte tension hospitalière, centrée sur les personnes les plus âgées. Ainsi, début février 2021, sur les 27 500 personnes hospitalisées pour Covid-19, l’âge médian était de 73 ans, 60 % étaient âgées d’au moins 75 ans, 21 % de 65 à 74 ans, 15 % de 45 à 64 ans, 3 % de 15 à 44 ans et moins de 1 % de 0 à 14 ans. On comprend pourquoi les personnes les plus âgées sont et doivent rester la cible principale actuelle de la vaccination.

Tentons de gagner le pari

Face à toutes ses données, face aux opinions et avis contradictoires, le politique a donc assumé son rôle, il a tranché : pas de confinement actuellement. Tout en n’excluant pas, au vu de l’évolution de l’épidémie, d’y avoir recours, même de façon géographiquement limitée.

Alors comment faire pour éviter le confinement ? Le message est toujours le même :

  • respecter les gestes barrières même si l’on est vacciné et même si l’on a déjà eu la Covid-19,
  • tracer et isoler les cas contacts, se faire vacciner et promouvoir la vaccination,
  • être constructif et non systématiquement critique afin de, progressivement, petit à petit mais espérons-le sûrement, faire reculer l’épidémie.




CPTS : peu de contrats signés malgré des projets nombreux

Nathalie Zenou

Créées par la loi de Modernisation du Système de Santé de janvier 2016 pour transformer les logiques de prise en charge des patients et des populations, les Communautés Professionnelles Territoriales de Santé (CPTS) ont vu leur rôle renforcé par « Ma Santé 2022 ».

Les CPTS sont en effet chargées d’associer sur un territoire donné, tous les professionnels de santé, hospitaliers, ambulatoires et médico-sociaux, pour garantir l’accès de la population à un médecin traitant, organiser une réponse aux demandes de soins non programmés, proposer plus d’actions de prévention, favoriser le maintien à domicile des personnes âgées et mieux coopérer entre médecins de toutes spécialités, notamment pour le suivi des patients chroniques. Le président Macron avait fixé pour 2022 un objectif de 1 000 CPTS sur l’ensemble du territoire.

A ce jour, 322 CPTS sont en phase de pré-projet, 168 ont validé la lettre d’intention et construisent ainsi leur projet de santé, 29 CPTS ont validé leur projet et négocient l’Accord Conventionnel Interprofessionnel (ACI). Au total, 99 contrats ACI-CPTS ont été signés. En 2020, ce sont 200 nouveaux projets qui ont vu le jour.

A date, 8 000 professionnels de santé exercent d’ores et déjà dans le cadre d’une CPTS, dont plus d’un tiers de médecins (36 %). 

En décembre 2020, Claude Leicher, Président de la Fédération des CPTS, rappelait qu’ « système de santé doit s’appuyer sur la prise en charge ambulatoire systématique en première ligne. […] Les hôpitaux doivent se recentrer sur les cas complexes et graves. […] La première ligne doit être soutenue, valorisée et équipée de moyens nécessaires. »




Politique vaccinale européenne : couacs et avancées inédites

L’Union européenne a fait en sorte que tous ses Etats membres puissent disposer du vaccin contre le SARS-CoV-2, une mesure inédite. Analyse

François Diévart

Certes, il y a des couacs…

Quel que soit le média qu’ils utilisent, de nombreux commentateurs semblent n’avoir que la critique non constructive pour raison d’exister, un vrai fonds de commerce.

Quand la critique est nationale, ils mettent en avant le retard de la France à vacciner, le manque de doses, l’avance de la Grande-Bretagne, les difficultés à obtenir un rendez-vous…

Quand la critique est européenne, Quand la critique est européenne, ils mettent en avant le fait que la procédure centralisée européenne n’a pas été absolument parfaite avec parfois des accords trop tardifs, un investissement financier qui aurait pu, pour certains être plus important et pour d’autres moins important, un manque de doses de vaccins, un manque de transparence dans certaines procédures.

… mais, il y a eu des avancées inédites

Ces esprits professionnellement critiques minent la confiance des populations dans le progrès et dans l’espoir d’apercevoir la fin de l’épidémie. Ils oublient cependant de nombreux éléments. Ainsi…

  • Ils oublient qu’il vaut mieux critiquer quelques couacs mais disposer d’un vaccin que de ne pas en disposer et continuer à parler de choses sans intérêts.
  • Ils oublient de rappeler que jamais le monde n’a pu disposer en si peu de temps d’un vaccin efficace.
  • Ils oublient que, plus encore, jamais le monde n’a pu disposer aussi rapidement d’un vaccin au point que déjà plus de 100 millions de personnes ont été vaccinées dans le monde début février. Et pour cela plusieurs paris risqués ont été pris : chevauchement des phases 1, 2 et 3 de l’évaluation des vaccins, mise en route des unités de production des vaccins sans même savoir s’ils seraient efficaces afin de disposer de nombreuses doses dès les premières évaluations disponibles si elles montrent une efficacité, mais au risque de « tout jeter » en cas d’inefficacité. 
  • Ils oublient que l’Union européenne a dépensé plusieurs milliards pour permettre cette stratégie lui conférant des droits sur les vaccins produits dans l’Union européenne.
  • Ils oublient que l’exécutif européen a négocié les contrats avec les développeurs des vaccins au nom des 27 États membres, évitant la compétition entre ces États (le bon vieux : « que le meilleur gagne ») et ce, afin de sécuriser 2,2 milliards de doses de vaccins pour l’ensemble des 27 Etats, soit 450 millions de personnes. Il s’agit ici d’une avancée notable car, jusqu’à présent, s’il existe bien diverses instances de régulation sanitaire européenne (comme par exemple l’Agence européenne du médicament), au-delà de certaines directives supranationales, les politiques sanitaires relevaient et relèvent encore de décisions nationales. Dans l’intérêt commun l’Europe a donc su aller au-delà de ce principe et ne pas laisser s’installer une compétition probablement plus nocive qu’utile entre les pays européens.

On peut donc critiquer, assis, sans masque et sur un plateau télé ou caché anonymement sur les réseaux sociaux, mais qu’ont fait les critiques pour améliorer la procédure ?

Sans la procédure européenne

Sans cette procédure européenne, que n’a pas respecté l’Angleterre, les vaccins auraient été distribués aux plus offrants, sans parler d’éventuelles corruptions, et dans tous les cas avec surement un manque de transparence encore plus grand. Des trafics en tout genre seraient dénoncés quotidiennement par les mêmes critiques. Il n’aurait pas été possible de brandir un accord liant un distributeur et l’Europe lorsqu’une discrimination en matière de distribution des doses a été relevée. Il n’est absolument pas sûr que la France aurait eu un nombre de doses suffisant…  

Alors les critiques ont bien évidemment le droit et le devoir d’exprimer leur opinion, qui n’est d’ailleurs que leur opinion, mais qu’ils nous expliquent en contrepartie ce qu’il aurait fallu faire, et quels sont les avantages et risques des éventuelles propositions qu’ils seraient capables de produire, le cas échéant.




Covid-19 : les salariés de 50 à 64 ans atteints de comorbidité pourront se faire vacciner à partir de jeudi en entreprise

(Le Monde – Anne Rodier) Alors que la vaccination contre le Covid-19 en entreprise n’était pas envisagée avant le printemps, avec l’ensemble de la population, le ministère du travail accélère le calendrier. La direction générale du travail (DGT) a informé les médecins du travail qu’ils pourraient, dès le jeudi 25 février, lancer la campagne au moyen du vaccin d’AstraZeneca pour une première catégorie de personnel : les salariés de 50 à 64 ans « atteints de comorbidité » (hypertension compliquée, diabète non équilibré, obésité, cancers sous traitement, etc.). Cette tranche d’âge compte au total près de 8 millions de salariés, selon l’Insee.

La vaccination ne peut s’organiser que sur la base du volontariat et dans le strict respect de la confidentialité… [Lire la suite]




Pourquoi les variants du SARS-CoV-2 émergent-ils maintenant ?

(the Conversation – Benjamin Roche) Ces derniers mois, trois variants principaux du coronavirus SARS-CoV-2 ont été détectés : le VOC 202012/01 en Grande-Bretagne au mois de septembre, le 501 Y.V2 en Afrique du Sud au mois d’octobre, et le P.1 au Brésil ainsi qu’au Japon, au mois de janvier 2021.

Si l’émergence de variants viraux est un processus parfaitement normal durant une épidémie, nous ne savons pas exactement pourquoi ces variants sont apparus de façon concomitante dans différentes régions du monde. Faisons le point sur les hypothèses actuellement formulées.

L’émergence des variants, un mécanisme naturel

Comme tous les virus, le coronavirus SARS-CoV-2 mute en permanence : en se multipliant, il recopie son matériel génétique et, ce faisant, commet parfois des erreurs, ou mutations. Son génome est donc sans cesse modifié, ce qui peut avoir trois sortes de conséquences.

Certaines de ces mutations, qui surviennent spontanément, sont délétères… [Lire la suite]




Réduire la pollution : le monde de la cardiologie appelle à réagir

(Medscape – Stéphanie Lavaud) La pandémie de Covid-19 ne doit pas faire oublier que la pollution atmosphérique est un facteur de risque très important de décès, notamment cardiovasculaires. C’est ce qu’ont tenu à rappeler quatre organisations mondiales majeures du monde de la cardiologie – la World Heart Federation (WHF), l’American College of Cardiology (ACC), l’American Heart Association (AHA) et l’European Society of Cardiology (ESC) – en publiant, en pleine épidémie, alors que tous les yeux sont rivés sur le coronavirus, une déclaration commune pour demander instamment à la communauté médicale et aux autorités de santé d’atténuer l’impact de la pollution atmosphérique sur la santé des populations [1].

Un appel à l’action des cardiologues

« Avant même la pandémie de Covid-19, la pollution de l’air était déjà un sujet d’inquiétude croissant en raison de son impact sur la santé des gens, bien qu’elle ait été souvent négligée en tant que… [Lire la suite]




L’USPSTF renouvelle ses recommandations contre le dépistage des sténoses carotidiennes

(Medscape – Dr Jean-Pierre Usdin) Dans ses dernières recommandations, l’Agence américaine de prévention (US Preventive Services Tasks Force ou USPSTF) s’oppose une nouvelle fois au dépistage d’une sténose carotidienne dans la population des adultes asymptomatiques (recommandation de niveau D), confirmant ainsi ses précédentes recommandations de 2014 [1,2].

Le groupe de travail précise que cette décision est basée, d’une part, sur la preuve que les dangers du dépistage dans une population adulte de patients asymptomatiques sont supérieurs aux bénéfices et, d’autre part, sur le manque de certitudes récentes l’autorisant à modifier la précédente recommandation.

Derrière cette décision, plusieurs considérations… [Lire la suite]




Covid-19 : la FDA émet une autorisation d’utilisation d’urgence pour un cocktail d’anticorps

(Medscape – Miriam Davis) L’Agence des produits alimentaires et médicamenteux des États-Unis (Food and Drug Administration, FDA) a émis une autorisation d’utilisation d’urgence (Emergency Use Authorization, EUA) pour un cocktail d’anticorps monoclonaux contre la forme légère à modérée de la maladie à coronavirus 2019 (Covid-19) à haut risque de progression de la maladie vers une forme sévère et/ou une hospitalisation chez des patients diagnostiqués récemment[1]Dans cette population, l’association de bamlanivimab et d’étésévimab a réduit le taux d’hospitalisation/de décès de 70 %.

Ce traitement est l’un des premiers pour les patients ambulatoires atteints d’une forme légère à modérée du Covid-19.

Le bamlanivimab et l’étésévimab sont des anticorps neutralisants dirigés contre la… [Lire la suite]




Covid-19 : les progrès de la vaccination à travers le monde

(Statista) En se basant sur le nombre de doses administrées rapporté à la taille de la population, les données compilées par Our World in Data permettent de comparer les progrès des campagnes de vaccination à travers le monde. Ces statistiques cumulent les premières et secondes injections et ne correspondent pas tout à fait à la part des citoyens entièrement vaccinés. 

Avec plus de 82 doses administrées pour 100 habitants, Israël est toujours de loin le pays le plus avancé au monde. Le pays a entamé, dimanche 21 février, la réouverture de son économie et de ses commerces, alors que la moitié de sa population (49,1 %) a déjà reçu au moins une première dose. Selon le gouvernement israélien, le risque de contamination au Covid-19 a diminué de plus de 95 % chez les personnes qui avaient reçu les deux injections (soit le tiers de la population). 

Parmi les pays avec les taux les plus élevés, on retrouve ensuite les Émirats arabes unis et le Royaume-Uni, avec un total respectif de 55 et 26 doses administrées pour 100 de leurs citoyens. Le détail n’est pas disponible pour les EAU, mais dans le cas du Royaume-Uni, ils s’agissaient essentiellement de premières doses. Les États-Unis se classent quant à eux quatrième avec un ratio de 18 injections pour 100 habitants. 

Pour rappel, les chercheurs estiment que 60 à 70 % de la population devrait être vaccinée afin d’atteindre l’immunité collective. Mais les premiers bénéfices, c’est à dire une limitation de la propagation du virus, pourraient apparaître à partir de 15 à 30 %, selon l’épidémiologiste Yves Coppieters. En France, le ratio de doses administrées se situait à 5,6 pour 100 habitants le 20 février (3,8 % pour les premières doses).

Infographie: Covid-19 : les progrès de la vaccination à travers le monde | Statista Vous trouverez plus d’infographie sur Statista




Covid-19 : pour une vaccination mondiale

(Le Monde – Editorial) Les pays du G7 affirment avoir renoué avec le multilatéralisme. Ils doivent tout mettre en œuvre pour assurer une répartition équitable des vaccins dans le monde.

C’est officiel : la page Trump est tournée. Après quatre ans de divisions entre l’Europe et les Etats-Unis, les dirigeants des sept pays du G7 ont renoué, vendredi 19 février, avec le multilatéralisme et la volonté de travailler ensemble. Après avoir participé à son premier sommet du G7, en visioconférence, le président américain, Joe Biden, a proclamé « le retour de l’Amérique » et celui de l’Alliance transatlantique à l’occasion d’un autre forum virtuel, public celui-là, la conférence de Munich sur la sécurité… [Lire la suite]




Le contrat de début d’exercice : les seuils et plafonds de rémunération

(Medscape – Jean-Bernard Gervais) Décembre dernier a vu la publication d’un décret substituant les 4 contrats d’aide à l’installation pré-existants en un contrat unique. Celui-ci s’adresse aux médecins exerçant dans les territoires sous-dotés en matière de démographie médicale. Un nouvel arrêté précise les détails de la rémunération des médecins signataires de ce tout nouveau contrat.

1 au lieu de 4

En décembre dernier, un décret est rentré dans le détail de ce nouveau dispositif : « ce nouveau contrat se substitue aux quatre contrats d’aide à l’installation préexistant : praticien territorial de médecine générale (PTMG), praticien territorial de médecine ambulatoire (PTMA), praticien isolé à activité… [Lire la suite]




Covid-19 : atteintes hépatiques et décès, une corrélation ?

(Medscape – Nathalie Barrès) L’étude rétrospective d’une vaste cohorte, menée dans trois centres de soins d’un même hôpital à Wuhan, en Chine, a permis d’évaluer les liens entre anomalies de la fonction hépatique et pronostic des sujets hospitalisés pour Covid-19 [1]

Très tôt depuis le début de l’épidémie, il a été constaté des perturbations du bilan hépatique chez les sujets infectés par le SARS-CoV-2, ainsi que des atteintes hépatiques chez les plus sévèrement atteints. Une étude vient de mettre en évidence que l’augmentation précoce des taux d’ASAT et de bilirubine directe post-hospitalisation constituait un facteur de mauvais pronostic.

Cette étude rétrospective de large envergure a inclus 2073 patients ayant été infectés par le SARS-CoV-2. Une association entre… [lire la suite]




Faire un arrêt cardiaque quand on est infecté par le Covid-19 augmente fortement le risque de décès

(Medscape – Stéphanie Lavaud) Infection par le Covid-19 et arrêt cardiaque font très mauvais ménage. C’est ce que démontre une étude de registre suédoise – la première à s’intéresser de près aux patients présentant ces deux pathologies. Les résultats, portant sur la première vague pandémique de 2020, montrent en effet que les patients infectés par le Covid-19 ayant fait un arrêt extra-hospitalier ont un risque de décès dans les 30 jours multiplié par 3,4, [IC95% : 1,31–11,64], tandis que ceux qui ont fait un arrêt dans l’établissement de soin avaient un risque de décès augmenté de 2,3 [IC95% : 1,27–4,24]. En comparant la période pandémique à la période pré-pandémique de début 2020, les auteurs observent un risque 2,3 fois plus élevé de décès dans les 30 jours, chiffre majoritairement tiré par les femmes, qui ont un risque 9 fois plus élevé de mourir après un arrêt cardiaque à l’hôpital, selon ce travail publié dans le European Heart Journal [1,2].

Pour le premier auteur, le Dr Pedram Sultanian, un doctorant de l’Université de Göteborg (Suède) : « Notre étude montre clairement qu’arrêt cardiaque et… [Lire la suite]




Dépenses de l’Assurance-maladie en 2020 : recul des consultations chez les spécialistes

Nathalie Zenou

En 2020, les remboursements de soins du régime général ont progressé de 6,5 %, dont 3,6 % pour les remboursements de soins de ville, 9,0 % pour les soins en établissements médicaux et 10,2 % pour les soins en établissements médicaux-sociaux. Toutefois, ces chiffres masquent de fortes disparités selon les différentes lignes de remboursement.

Si les remboursements de biologie médicale ont bondi de près de 46 %, un Dispositif d’Indemnisation pour Perte d’Activité (DIPA) a dû être mis en place pour compenser en partie la perte d’activité des professionnels de Santé. Il couvre les périodes du 16 mars au 30 juin 2020 (DIPA 1) et du 15 octobre au 31 décembre 2020 (DIPA 2, uniquement pour les médecins libéraux exerçant en établissement et concernés par des déprogrammations). 

De fait, les remboursements de médecine générale baissent de 6,1 % (4,1 % y compris avances DIPA). L’augmentation importante du recours aux téléconsultations n’a pas compensé la baisse des consultations en présentiel (-12,2 %).

Quant aux remboursements des soins de médecine spécialisée, ils ont reculé de 6,7 % hors DIPA et 4,2 % y compris les avances DIPA, après avoir augmenté de 2,9 % en 2019 et 3,5 % en 2018. Les actes techniques (environ 70 % des remboursements de soins des spécialistes) ont reculé de 7,3 %, les actes techniques effectués en cliniques ayant davantage chuté que ceux effectués en cabinet (-9,9 % vs -5,6 %). Les consultations en présentiel ont fortement baissé (-11,4 %, -270 M€ par rapport à 2019) et n’ont été que partiellement compensées par les téléconsultations (+ 90 M€ par rapport à 2019).




Covid : un nouveau variant inquiétant découvert au Royaume-Uni

(Les Echos – Paul Turban) C’est un nouveau risque de pandémie dans la pandémie, qui inquiète alors que les campagnes de vaccination débutent tout juste. Un nouveau variant, baptisé « B.1.525 », a été découvert par des chercheurs britanniques, et présente des caractéristiques qui le rendent inquiétantes.

Comme le souligne le Public Health England (PHE) dans un communiqué , « l’ensemble des mutations comprend la mutation E484K de la protéine Spike, qui est présente sur un certain nombre d’autres variants préoccupants », comme le sud-africain[Lire la suite]




Naissance du premier enfant par greffe d’utérus en France

(Le Monde – AFP) C’est une première en France. Une petite fille de 1,845 kg est née, vendredi 12 février, à la suite d’une greffe d’utérus dont avait bénéficié sa mère, a annoncé l’hôpital Foch de Suresnes (Hauts-de-Seine), mercredi 17 février.

« La mère et l’enfant vont bien », a assuré à l’Agence France-Presse le professeur Jean-Marc Ayoubi, chef de service de gynécologie-obstétrique et de médecine de la reproduction de l’hôpital Foch, dont l’équipe est responsable de cette prouesse.

La mère, Deborah, âgée de 36 ans, avait bénéficié en mars 2019 de la première greffe d’utérus française, réalisée par la même équipe. La donneuse n’était autre que… [Lire la suite]




Comment prendre en charge les patients avec « Covid long » ? Les réponses de la HAS

(Medscape – Fanny Le Brun) Plusieurs semaines après la maladie, un nombre important de personnes infectées par le SARS-CoV-2 présentent encore des symptômes. Pour tenter de guider les professionnels de santé face à ce problème émergent, la Haute Autorité de Santé (HAS) a publié des fiches pratiques « Réponses rapides ».

Qu’est-ce qu’un « COVID long » ?

Plus de la moitié des patients présentent encore au moins un des symptômes initiaux du COVID-19 quatre semaines après le début de la maladie, et plus de 10 % à 6 mois. On utilise parfois le terme de « COVID long », même si la HAS préfère parler de « symptômes prolongés suite… [Lire la suite]




La vaccination anti-Covid par les médecins de ville étape par étape

(Medscape – Stéphanie Lavaud) Pour pouvoir commencer à vacciner contre le Covid avec le vaccin AstraZeneca, les médecins de ville doivent se porter volontaires et se faire connaitre auprès d’une officine de pharmacie. La Direction générale de la santé et le Collège de Médecine Générale décrivent la marche à suivre [1,2].

Des vaccins au compte-goutte

Bonne nouvelle : dès le 25 février, les médecins de ville pourront participer eux-aussi à la campagne de vaccination contre le Covid-19 avec le vaccin Astra Zeneca dont les contraintes de conservation sont plus souples que celles des vaccins à ARNm préalablement autorisés (voir encadré). Conformément aux recommandations de la Haute autorité de santé (HAS), le vaccin AstraZeneca serait utilisé, dans un premier temps, pour… [Lire la suite]




Les nouveaux iPhone peuvent désactiver les défibrillateurs implantables

(Medscape – Ted Bosworth) Les patients concernés doivent savoir que certains modèles récents de smartphones équipés d’aimants, comme l’iPhone 12, peuvent désactiver leur défibrillateur cardiaque implantable (DCI).

« Après avoir placé l’iPhone à proximité du défibrillateur, au niveau de la partie gauche du thorax, nous avons constaté un arrêt immédiat de son fonctionnement. Cet arrêt a persisté pendant toute la durée du test », explique l’équipe de chercheurs menée par le Dr Joshua Greenberg, étudiant en électrophysiologie (hôpital Henry Ford,Detroit). Leurs observations ont été rapportées dans un article publié par la revue Heart Rhythm[1].

Un problème connu mais ré-activé avec le dernier iPhone

L’American Heart Association (AHA) avait déjà alerté sur le fait que les champs magnétiques pouvaient inhiber les générateurs d’impulsions présents dans les DCI et les stimulateurs cardiaques… [Lire la suite]




Personnes ayant déjà été infectées par le SARS-CoV-2 : une dose suffit, dit la HAS

(Medscape – Fanny Le Brun) La grande majorité des personnes infectées par le SARS-CoV-2 produisent des anticorps neutralisants, ainsi qu’une réponse lymphocytaire T, les protégeant au moins temporairement. Alors que l’on manque de vaccins contre le SARS-CoV-2, faut-il vacciner ces personnes ? Si oui, quand et comment ? Dans un avis du 12 février 2021, la Haute Autorité de Santé (HAS) a précisé ses recommandations [1]. Elle préconise d’attendre au moins 3 mois (de préférence 6 mois) avant de vacciner contre le SARS-CoV-2 une personne immunocompétente ayant déjà été infectée (PCR, test antigénique ou sérologie positifs) et précise qu’une seule dose de vaccin suffit en cas d’antécédent de Covid-19, sauf en cas d’immunodépression avérée. Une sérologie prévaccinale systématique n’est pas recommandée.

Attendre au moins 3 mois, et plutôt 6 mois, avant de vacciner

D’après les connaissances actuelles, la HAS estime que les personnes immunocompétentes… [Lire la suite]




Origine du Covid-19 : l’OMS exclut l’accident de laboratoire

(Medscape – Jean-Bernard Gervais) Le 9 février dernier, la mission de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), chargée de découvrir l’origine du Covid-19, donnait sa première conférence de presse [1]. Les enquêteurs, qui comprenaient 17 experts chinois et 17 experts étrangers répartis dans trois groupes (épidémiologie, recherche animale moléculaire, et environnementale) ont enquêté de facto entre le 14 janvier et le 10 février à Wuhan. Le but étant de prévenir une nouvelle pandémie, et de lutter contre la mise en place d’un nouveau réservoir zoonotique.

A ce stade, les résultats sont décevants, ne permettant aucunement d’avancer des certitudes, et le mystère de l’origine de ce virus reste entier. Tout au plus, l’enquête semble confirmer l’hypothèse de départ, à savoir… [Lire la suite]




Le cardiologue, son patient et le vaccin contre le SARS-CoV-2 Episode 1

Nous vivons un moment historique dans une épidémie : la mise à disposition de vaccins efficaces, dans des délais inédits et de façon massive, alors qu’il n’y a toujours pas de traitement curatif. Même si un tel événement s’accompagne logiquement de nombreux problèmes que les esprits chagrins prennent plaisir à rappeler, n’oublions pas le fait essentiel : il s’agit d’un exploit. Et la critique, facile, ou les problèmes rencontrés, ne doivent pas démotiver tous les acteurs de l’immense chaine logistique de la vaccination.

En consultation, nos patients posent des questions relatives au vaccin auxquelles ils attendent des réponses simples. Que répondre à certaines d’entre elles ? Le point avec François Diévart

Docteur, dois-je me faire vacciner ?

Oui, il faut se faire vacciner

Et il faut encourager la vaccination. La HAS indiquait sur ce point que la décision partagée de vaccination repose sur un colloque singulier du patient avec le médecin et qu’elle est fondée sur les éléments suivants :

  • Evaluation de la situation clinique,
  • Information sur les bénéfices et les risques des vaccins et préférences,
  • Questionnements et craintes.

Le médecin, un référent

Si l’on pouvait s’attendre à des questions précises et critiques sur le vaccin, dans la pratique les médecins constatent que dans la majorité des cas, plutôt qu’une réponse critique, nuancée ou argumentée, les patients recherchent l’approbation de leur médecin sur un choix qu’ils semblent préférer, se faire vacciner. Face aux nombreux conseils dispensés, les personnes âgées notamment, hésitent et s’en remettent à l’avis de leur médecin.

Le vaccin, oui, mais continuons de respecter les gestes barrières

Il semble donc utile de conforter les patients par un oui franc, en indiquant que le vaccin, associé aux gestes barrières, est le meilleur moyen actuel d’arriver au terme de l’épidémie.

Adapter sa stratégie d’argumentation

Si le patient pose d’autres questions, laissons-le s’exprimer librement. Il faut alors argumenter en fonction de ses préférences, questionnements et craintes.

  • Bénéfice-risque : préciser que le risque zéro n’existe pas et rappeler que le rapport bénéfice-risque dans la situation actuelle penche nettement pour le vaccin.
  • Logistique : il est nécessaire d’atténuer les critiques vis-à-vis des problèmes de logistique et de rappeler que nous disposons enfin d’un vaccin.
  • Rendez-vous : guider les patients sur les moyens d’obtenir un rendez-vous pour se faire vacciner.

Docteur, je suis sous anticoagulant, puis-je me faire vacciner ?

Ici, il y a consensus scientifique : il est possible de vacciner une personne recevant des anticoagulants, mais sous certaines précautions.

La vaccination par voie intramusculaire (IM) n’est pas contre-indiquée chez les patients sous anticoagulants ou ayant un trouble de l’hémostase. Certaines précautions sont toutefois nécessaires.

En cas de prise d’AVK, l’INR doit être dans la cible thérapeutique. L’injection IM doit être faite dans le muscle deltoïde. Il faut utiliser une aiguille de petit calibre puis, une fois l’injection faite, exercer une pression ferme au point d’injection sans masser ni frotter pendant au moins 2 minutes. Il est obligatoire d’informer le patient du risque d’hématome.

En cas de trouble de l’hémostase, la vaccination par voie IM pourra être effectuée dans les mêmes conditions si l’intérêt de la vaccination l’emporte sur le risque.

Il est recommandé de ne pas injecter le vaccin par voie intraveineuse, sous-cutanée ou intradermique.

Docteur, avec ma maladie cardiaque, suis-je prioritaire pour être vacciné ?

Cela dépend de la maladie.

La stratégie vaccinale choisie par la France est celle d’une mise en place progressive de la vaccination allant des personnes les plus à risque qui sont prioritaires, aux personnes les moins à risque, dont le tour viendra.

Cette stratégie se décline en 5 phases successives et nous en sommes à la phase 2.

La phase 1 concerne les résidents d’établissements accueillant des personnes âgées, les résidents en services de longs séjours (EHPAD, USLD …) et les professionnels exerçant dans les établissements accueillant des personnes âgées (en premier lieu en EHPAD, USLD) ayant eux-mêmes un risque accru de forme grave/de décès (plus de 65 ans et/ou présence de comorbidité(s)).

La phase 2 concerne les personnes de 75 ans et plus, en commençant par les personnes les plus âgées et/ou celles ayant une ou plusieurs comorbidité(s), puis les personnes de 65-74 ans, avec en priorité celles ayant au moins une comorbidité, puis les professionnels du secteur de la santé et du médico-social âgés de 50 ans ou plus et/ou ayant une ou plusieurs comorbidité(s) quel que soit leur mode d’exercice.

Les comorbidités sont les suivantes :

  • l’obésité (IMC >30), particulièrement chez les plus jeunes ;
  • la bronchopathie chronique obstructive et l’insuffisance respiratoire ;
  • l’hypertension artérielle compliquée ;
  • l’insuffisance cardiaque ;
  • le diabète (de type 1 et de type 2) ;
  • l’insuffisance rénale chronique ;
  • les cancers et maladies hématologiques malignes actives et de moins de 3 ans ;
  • le fait d’avoir une transplantation d’organe solide ou de cellules souches hématopoïétiques ;
  • la trisomie 21.

On remarque donc qu’une maladie coronaire stable ou un syndrome coronaire aigu récent, de même qu’une valvulopathie stable, dès lors qu’il n’y a pas insuffisance cardiaque (ou diabète ou HTA compliquée) ne font pas partie des comorbidités donnant accès prioritairement à la vaccination.

Confraternellement

Marc Villacèque
Président du SNC

Serge Cohen
Président du CNCF

François Dievart
Secrétaire scientifique du CNCF




Health Data Hub: une demande d’autorisation à la Cnil « dans les prochaines semaines » (Stéphanie Combes)

(TIC Pharma – Léo Caravangna) Le Health Data Hub déposera « dans les prochaines semaines » une demande d’autorisation de sa plateforme technologique, qui devra entre autres porter sur le choix de la solution d’hébergement Microsoft Azure, auprès de la Commission nationale de l’informatique et des libertés (Cnil), a appris TICpharma le 11 février auprès de la directrice du Hub, Stéphanie Combes… [Lire la suite]




Insuffisance cardiaque à fraction d’éjection préservée : où en est-on ?

(Medscape – Dr Jean-Pierre Usdin) D’un diagnostic difficile et en mal de recommandations thérapeutiques, l’insuffisance cardiaque (IC) à fraction d’éjection préservée (IC FEP) a fait l’objet d’une session Live et d’une plage d’Actualités lors des dernières Journées européennes de la Société Française de Cardiologie (eJESFC).

Quels moyens pour en faire le diagnostic, quels en sont mécanismes sous-jacents, quels facteurs associés, comment la traiter ? Telles étaient les questions clés de la séance en  Live [1] présidée par les Pr D Logeart (Paris) et Ariel Cohen (Paris ), président de la SFC.

Deux nouveaux algorithmes diagnostiques

Comment faire le diagnostic de cette maladie aux symptômes peu spécifiques ? En 2018, l’équipe de la Mayo Clinic a établi un score diagnostique… [Lire la suite]




Covid-19 : 7 maladies chroniques particulièrement à risque de forme grave

(Medscape – Fanny Le Brun, avec Aude Lecrubier) Une étude réalisée à partir du Système National des Données de Santé (SNDS) a permis une analyse quasi-exhaustive des données de la population française afin d’identifier les maladies chroniques et les facteurs (âge, genre…) susceptibles de représenter un surrisque d’hospitalisation ou de décès en cas de Covid-19 [1].

Cette analyse a été faite sur la première vague de l’épidémie, du 15 février au 15 juin 2020, pendant laquelle un peu plus de 87.800 personnes ont été hospitalisées pour Covid-19, dont 15 660 en sont décédées à l’hôpital.

Elle a été réalisée par le Groupement d’intérêt scientifique (GIS) EPI-PHARE de l’ANSM-CNAM.

Les résultats de cette étude confirment que… [Lire la suite]




La très grande majorité des Français satisfaits de leurs soignants

(Medscape – Serge Cannasse) L’enquête d’opinion Baromètre Santé, réalisée chaque année auprès d’un échantillon représentatif de la France métropolitaine, s’attache tous les deux ans aux questions de santé [1]. Un travail récent analyse les résultats regroupés des années 2015, 2017 et 2019.

Un état de santé perçu variant selon l’âge et le niveau de vie

Il en ressort que 73 % des Français se déclarent en bonne santé, dont 26% en très bonne santé, alors que 6 % estiment leur santé mauvaise ou très mauvaise. Ces appréciations varient d’abord avec l’âge et le niveau de vie… [Lire la suite]




Les nanotechnologies contre la Covid-19

(TheConversation – Régis Barille) Dans le contexte actuel de crise sanitaire, les technologies à l’échelle du nanomètre (nanotechnologies) peuvent être utilisées pour combattre le virus. Elles recèlent un énorme potentiel dans le diagnostic, le traitement et la prévention de la Covid-19.

Les nanotechnologies peuvent aider à lutter contre la Covid-19 grâce à différentes approches : l’observation des virus à l’aide d’instruments dont la résolution est adaptée à la taille du virus et la suppression de la contamination virale… [Lire la suite]




Déserts médicaux : un « Meetic » entre communes et médecins

(Medscape – Julien Moschetti) Trouver la commune de ses rêves lorsque l’on est médecin et que l’on cherche à s’installer ou à bouger, et inversement permettre à une ville ou un village de trouver un professionnel de santé pour faire un bout de chemin ensemble, c’est l’objectif que s’est fixé Comm’une opportunité. A l’image des sites de rencontres, cette jeune entreprise vendéenne a crée une plateforme pour faciliter les « rencontres ». Medscape est allé à la rencontre de Julie Levêque, la co-fondatrice de Comm’une opportunité. », ce « Meetic de l’entreprenariat », qui vient de conclure un partenariat avec le syndicat des Jeunes Médecins, notamment pour lutter contre les déserts médicaux… [Lire la suite]




La HAS étend les indications des tests salivaires à deux nouvelles situations

(Medscape – Laure Lecrubier) Les tests RT-PCR salivaires, à ne pas confondre avec les tests oropharyngés, pourront désormais être réalisés dans de nouvelles indications, a indiqué la Haute Autorité de Santé (HAS) le 11 février[1].

Jusqu’ici, ils étaient réservés aux patients symptomatiques ne tolérant pas les prélèvements nasopharyngés (déviation de la cloison nasale, patients très jeunes, patients présentant des troubles psychiatriques…).

Mais, compte tenu des résultats d’une méta-analyse réalisée par la HAS rapportant une bonne sensibilité de ces tests, autour de 85% (soit au-dessus des 80 % requis par la HAS) et de la position du groupe d’experts, la HAS est désormais favorable aux extensions d’indications suivantes… [Lire la suite]




Avancées de la vaccination, bilan de la mission OMS sur l’origine de la pandémie… focus sur l’actualité internationale

(Medscape – Rédaction) En raison de l’évolution de la pandémie Covid-19, nous vous proposons désormais chaque semaine des liens vers une sélection d’actualités internationales couvertes par nos équipes éditoriales locales*.

ASIE-MOYEN ORIENT

L’équipe de scientifiques dirigée par l’OMS qui a investigué sur les origines du SARS-CoV-2 a terminé sa recherche d’un mois à Wuhan, en Chine. Elle a déclaré que les chauves-souris étaient une source peu probable de la pandémie car elles ne sont pas présentes à Wuhan. Aussi, la théorie de la fuite d’un laboratoire serait écartée car les laboratoires de Wuhan ne travaillaient pas sur des virus proches du SARS-CoV-2 à cette période. Les experts ont suggéré que la transmission du virus par les aliments surgelés était une possibilité justifiant une enquête plus approfondie.

L’Iranle pays le plus touché du Moyen-Orient, a lancé… [Lire la suite]




Trois mois après une infection Covid-19 : une étude montre une baisse des anticorps chez les soignants

(The conversation – Anne-Geneviève Marcelin) Les professionnels de santé sont une population particulièrement exposée au risque d’infection SARS-CoV-2 (et potentiellement de réinfection) du fait de la prise en charge de patients Covid-19. Au moment de la première vague, très peu de données étaient connues sur la réponse immunitaire suite à l’infection et nous nous posions notamment la question de l’immunité protectrice chez des professionnels de santé après une forme modérée de Covid-19.

L’objectif de notre étude auprès de soignants, publiée aujourd’hui 8 février dans la revue Nature Communications, était donc de déterminer si dans ces formes modérées il y avait bien apparition de différents types… [Lire la suite]




Covid-19 : 74 médecins libéraux décédés en 2020

(Medscape – Jean-Bernard Gervais) La Caisse autonome de retraite des médecins français (Carmf) tient le lourd décompte du nombre de médecins libéraux décédés en 2020, depuis le mois de mars 2020. Dans un récent communiquéelle annonce que 74 médecins libéraux français sont morts des suites du Covid. Parmi ces médecins, 49 étaient en activité, dont 14 en cumul emploi-retraite. 25 médecins étaient en retraite, sans activité. Selon la Carmf, néanmoins, il est probable que la Covid ait fait bien plus de morts chez les médecins libéraux, le motif du décès n’étant pas indiqué par les familles des défunts.

Hausse de +18,5 % des décès en 2020

Autre constatation de la caisse de retraite : une hausse significative du nombre de décès de médecins français en 2020. Entre 2018 et 2019, le nombre de médecins décédés en activité marquait une baisse de 10,9 % (246 en 2018 contre 219 en 2019), mais augmentait de… [Lire la suite]




Variants du SARS-CoV-2 ou vaccins : qui mène la danse ?

(Medscape – Claude Biéva) Face à un virus doté d’une capacité évolutive significative, se pose la question de l’efficacité des vaccins. Faut-il craindre une perte d’efficacité et l’accepter ou les laboratoires sont-ils condamnés à remettre sans cesse leur travail sur le métier à l’image de ce qui se fait pour le vaccin contre la grippe ? Des données rassurantes ont déjà été fournies pour le vaccin à ARNm Moderna face au nouveau variant SARS-CoV-2 B.1.1.7 (comprenez le variant britannique) et la revue Science publie dans son numéro du 29 janvier, les données d’efficacité du BNT 162b2 (comprenez le vaccin BioNTech-Pfizer). Mais le coronavirus n’a pas dit son dernier mot…

Quelle efficacité face aux variants ?

Le variant britannique baptisé SARS-CoV-2 B.1.1.7 ou « Variant of Concern 202012/01 » (VOC) est apparu fin 2020. Il présente 17 mutations… [Lire la suite]




Covid : sept maladies particulièrement à risque

(Les Echos – Paul Turban) 46 maladies chroniques sur les 47 étudiées sont liées à un risque élevé d’être hospitalisé et de mourir du coronavirus, selon la plus vaste étude menée sur la question. L’âge reste toutefois, de loin, le risque le plus important. La meilleure résistance des femmes au Covid est confirmée.

C’est une étude d’une ampleur inédite qui a été menée par le groupement d’intérêt scientifique Epi-Phare, qui rassemble l’Agence du médicament (ANSM) et l’Assurance maladie (Cnam). Elle porte en effet sur la quasi-totalité de la population française, à savoir plus de 66 millions de personnes. Les résultats rendus publics ce mardi 9 février établissent un lien entre… [Lire la suite]




Le tabac, un facteur de risque CV genré

(Medscape – Marine Cygler) Lors des Journées Européennes de la Société Française de Cardiologie (eJESFC 2021), une session commune avec la Société francophone de tabacologie a fait le point sur un facteur de risque CV majeur : le tabagisme. Cela fait bien longtemps que celui-ci ne concerne plus seulement la gent masculine. Mais dès que les femmes fument, les conséquences en sont plus néfastes que chez les hommes. Ce que l’on savait pour le cancer du poumon est vrai aussi sur le plan cardiovasculaire. Explications avec la Dr Caroline Clair (interniste, Université de Lausanne, Suisse), dont les recherches portent sur le tabac et son arrêt mais aussi sur  l’influence du genre et du sexe sur la santé.

Concernant la prévalence du tabagisme, l’évolution est différente chez les hommes et les femmes. Alors que dans les années 1970, le tabagisme concernait encore largement… [Lire la suite]




Kawasaki-like de l’enfant : associer les corticostéroïdes aux immunoglobulines améliore le pronostic

(Medscape – Aude Lecrubier) Les enfants atteints du syndrome inflammatoire multisystémique lié à une infection à SARS-CoV-2 (MIS-C ou Kawasaki-like) ont un pronostic nettement amélioré lorsque des corticoïdes sont associés d’emblée au traitement de référence par immunoglobulines polyvalentes (IgIV), selon une étude rétrospective française.

Les résultats de cette étude qui est le fruit d’une collaboration étroite entre des pédiatres de l’AP-HP, des Hospices Civils de Lyon, de l’AP-HM, du CHRU de Strasbourg et de nombreux autres CH français, en collaboration avec Santé Publique France, l’Inserm et des sociétés savantes affiliées à la société française de Pédiatrie, sont publiés dans le JAMA.

Pour rappel, dès la fin du mois d’avril 2020, des pédiatres français, anglais et italiens alertaient sur l’apparition… [Lire la suite]




La course à la vaccination en Europe

(Statista – Tristant Gaudiaut) La campagne de vaccination aura mis du temps à démarrer dans l’Hexagone, mais plus d’un mois après son lancement le 26 décembre 2020, le cap des deux millions de doses administrées vient d’être franchi. Dans le détail, on dénombre 1 870 925 premières injections de vaccin, et 252 249 deuxièmes injections, d’après les chiffres du gouvernement en date du 7 février. Les personnes vaccinées font partie des publics prioritaires définis par les autorités sanitaires et qui représentent pour le moment un peu plus de 8 millions de Français. La campagne pourrait prochainement s’accélérer avec l’arrivée du vaccin d’AstraZeneca et l’ajout de 17 millions de personnes supplémentaires à la cible vaccinale.

Comme le révèlent les données des autorités sanitaires compilées par Our World in Data, la vaccination contre le Covid-19 est assez hétérogène en Europe. Mobilisé dans un programme massif et inédit, le Royaume-Uni dispose toujours d’une très large avance avec actuellement près de 12 millions de doses administrées, dont plus de 10 millions de premières doses, ce qui couvre déjà plus de 16 % de sa population. Loin derrière, les autres pays les plus peuplés du Vieux Continent progressent à peu près au même rythme, avec un total qui s’échelonne de 2 à 3 millions de doses administrée.

Infographie: La course à la vaccination en Europe | Statista Vous trouverez plus d’infographie sur Statista




Un outil d’intelligence artificielle pour prédire la gravité du Covid-19

(Tic Pharma- Violaine Colmet-Daage) Un outil d’intelligence artificielle (IA) capable d’établir un score de gravité chez les malades atteints de Covid-19 dès le diagnostic s’est révélé plus performant que les 11 autres scores de gravité auxquels il a été comparé, selon une étude française publiée le 27 janvier dans Nature Communications.

Baptisé « AI-Severity », l’outil -dont le code est en open source– a été élaboré par les médecins et chercheurs de Gustave-Roussy (Villejuif, Val-de-Marne), de l’hôpital Bicêtre (Le Kremlin-Bicêtre, AP-HP), de l’Inria et la start-up Owkin… [Lire la suite]




Risque CV : l’AHA recommande de prendre en charge systématiquement le stress et les problèmes psychologiques

(Medscape – Megan Brooks) Les professionnels de la santé devraient tenir compte de la santé psychologique des adultes souffrant ou risquant de souffrir de maladies cardiovasculaires, conseille l’American Heart Association (AHA) dans une nouvelle déclaration scientifique.

Traiter le patient dans sa globalité

Cette déclaration, intitulée « Psychological Health, Well-Being, and the Mind-Heart-Body Connection » (Santé psychologique, bien-être et connexion entre l’esprit, le corps et le cœur) et publiée en ligne le 25 janvier dernier dans la revue Circulation, souligne que la santé psychologique peut exercer un impact positif ou négatif sur la santé et sur les facteurs de risque de maladie cardiaque ou d’AVC.

L’AHA avait déjà publié un avis… [Lire la suite]