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Au Bénin, des groupes WhatsApp créés pour aider à poser des diagnostics médicaux

Des groupes de discussions entre professionnels permettent de réduire la mortalité dans un pays où 38 000 enfants meurent chaque année avant l’âge de 5 ans.

Car le Bénin manque de praticiens. Les 8,3 professionnels de santé pour 10 000 habitants, selon les données de l’Unicef, ne permettent pas de couvrir les besoins et laissent de vastes zones blanches. A Bohicon, une ville située à 120 km au nord de Cotonou, la capitale économique, « nous n’avons aucun pédiatre alors que quelque 15 000 accouchements sont pratiqués chaque année », déplore Blaise Guezo Mevo, médecin de santé publique à la maternité de la ville.

Cette réalité que connaît Bohicon, bien d’autres parties du pays y sont aussi confrontées. Et le manque de spécialistes contribue au décès annuel de 38 000 enfants avant leur cinquième anniversaire. « Des chiffres inacceptables ! », s’indigne Soliou Badarou, qui veut déjà se concentrer sur les 12 000 bébés qui meurent avant d’avoir fêté leur première bougie.

Au Bénin, la natalité est encore à 5,7 enfants par femme en âge de procréer, et atteint même 6,8 enfants dans le Donga, région du nord du pays. Ce qui explique que les services de santé ont d’énormes difficultés à offrir un encadrement suffisant. [En savoir plus]