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Coronavirus : un premier vaccin autorisé au sein de l’armée chinoise

Un feu vert officiel a été donné pour utiliser sur les soldats de l’armée chinoise un vaccin conçu par un institut de recherche militaire et la société pharmaceutique CanSinoBIO. Une initiative également regardée de près au Canada, qui a fourni l’une des technologies de base de l’Ad5-nCov.

Alors que, selon l’OMS, la moitié environ des 17 vaccins actuellement en essais cliniques (c’est-à-dire testés sur l’Homme) sont mis au point par des laboratoires ou des instituts chinois, Pékin vient de franchir un nouveau pas : la Commission militaire centrale, l’institution à laquelle est soumise l’armée chinoise, a en effet donné son feu vert, le 25 juin dernier, pour l’utilisation d’un vaccin sur les militaires.

Des essais cliniques de Phase 2 encourageants

C’est ce qu’a affirmé en début de semaine la société chinoise CanSinoBIO qui, en collaboration avec l’Académie militaire des sciences médicales, a développé l’Ad5-nCov, considéré comme l’un des vaccins anti-Covid-19 les plus avancés à l’heure actuelle. Et qui en Chine fait l’objet d’essais cliniques de Phase 2 depuis le mois de mai dernier.

L’usage précis que veut en faire l’armée chinoise n’est pas connu. Il n’est pas clair si elle envisage une campagne de vaccination préventive au sein de ses troupes, qui comptent quelque deux millions de membres, ou s’il s’agit d’un traitement qui sera utilisé en cas d’infection. Le vaccin a par ailleurs obtenu une autorisation limitée dans le temps : il vient compléter, pour un an dans un premier temps, la panoplie des médicaments mis à la disposition des forces armées.

Seule certitude, il ne semble pas être prévu pour l’heure d’utilisation pour la population civile ou pour une campagne de vaccination à grande échelle. [En savoir plus]