Covid-19 : le nombre de patients hospitalisés en France passe sous la barre des 10.000

(APMnews) – Le nombre de patients actuellement hospitalisés en France pour une infection Covid-19 est passé sous la barre des 10.000, à 9.970, annonce la direction générale de la santé (DGS), vendredi, dans son communiqué quotidien.

Le nombre de patients Covid-19 pris en charge en réanimation est quant à lui de 727 vendredi, soit un solde négatif de 25 par rapport à jeudi. Les trois quarts de ces patients sont hospitalisés dans quatre régions: Ile- de-France, Grand Est, Provence-Alpes-Côte d’Azur (Paca) et Hauts-de-France.

Il y a eu, en l’espace d’une journée, 116 nouvelles hospitalisations et 10 nouveaux cas graves admis en réanimation.

La DGS fait état vendredi d’un total de 29.617 décès recensés depuis le début de l’épidémie, dont 19.160 en établissements hospitaliers. Les données de mortalité relatives aux établissements sociaux et médico-sociaux (ESMS) seront mises à jour mardi. Selon les chiffres les plus récents, arrêtés au lundi 15 juin, le nombre de décès au sein d’ESMS s’élevait à 10.457.

Depuis le début de l’épidémie, 103.741 personnes ont été hospitalisées (dont 18.270 en réanimation) et 74.117 sont rentrées à domicile.

Les suspicions de Covid-19 ont représenté jeudi 1,7% de l’activité de SOS Médecins (soit 101 interventions) et 0,6% de celle des services d’urgence (167 passages).

Une vigilance particulière pour trois territoires

Le nombre de clusters recensés depuis le 9 mai est de 251, parmi lesquels 126 ne sont plus actifs. La DGS souligne qu’aucun cluster « ne témoigne à ce jour d’une transmission communautaire non contrôlée ».

Dans son bulletin hebdomadaire diffusé jeudi, Santé publique France rapporte que le R effectif national (qui désormais estimé à partir des tests positifs et non plus des passages aux urgences) reste inférieur à 1, témoignant d’une régression de l’épidémie en France.

Néanmoins, la DGS pointe vendredi que trois territoires « font l’objet d’une vigilance particulièrement renforcée puisque le virus y circule activement » : la Guyane, Mayotte et la Normandie.

Si la tendance est à la baisse à Mayotte, où les renforts et les évacuations vers la Réunion « ont permis d’éviter des tensions majeures », la situation est plus compliquée en Guyane. Des opérations d’évacuation sanitaire et de renforts humains et techniques y sont de fait « en cours de programmation pour anticiper toute surcharge capacitaire et soulager les équipes sanitaires » guyanaises.

Pour la Normandie, la DGS rapporte que le taux de reproduction (R) effectif du virus a « sensiblement augmenté cette dernière semaine » pour atteindre la valeur de 1,6, dépassant ainsi le seuil d’alerte fixé à 1,5. Jeudi, la DGS faisait état d’un taux de 1,14, note-t-on.

Cette hausse, « qui doit être appréciée à l’aune des autres indicateurs de l’épidémie », s’explique par « des opérations de dépistage massives » et par l’identification de plusieurs nouveaux cas groupés dans l’agglomération rouennaise, « en cours de gestion », explique la DGS.

Il s’agit là d’une « circulation virale réelle, mais maîtrisée », poursuit-elle.

Le détail de trois nouveaux clusters en Normandie

Dans un communiqué diffusé vendredi soir, l’agence régionale de santé (ARS) Normandie détaille les clusters observés dans la région.

Elle cite « un cluster familial sur la commune de Belbeuf (Seine-Maritime) », qui « concerne 13 cas confirmés répartis dans 3 foyers et 25 personnes contacts. Parmi les contacts, les 7 résultats connus sont négatifs, les autres sont en attente de résultat ». Elle précise qu’« il n’y a pas de lien avec les clusters identifiés au sud de l’agglomération rouennaise ».

L’ARS cite aussi des cas « en entreprise » à Fécamp (Seine-Maritime), où « un cas confirmé de Covid-19 a été identifié dans une entreprise et 10 cas contacts à risque recensés et testés », 3 s’avérant positifs, 4 négatifs, et 4 étant encore en attente. « Les autres salariés vont être également invités à se faire dépister », indique-t-elle.

Un autre cluster a été repéré dans un établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad) à Argentan (Orne). A la suite de la confirmation d’un cas chez un résident « qui s’est ensuite révélé être un faux positif, un dépistage systématique a été mise en oeuvre au sein de l’établissement. Ce dépistage concerne 70 résidents et 52 professionnels et a permis d’identifier 4 cas positifs (2 personnels et 2 résidents)», détaille l’agence. Un nouveau dépistage est prévu « à J+7 ».

« Ces trois situations s’ajoutent aux cinq regroupements de cas annoncés en début de semaine », précise encore l’ARS. Elle note, concernant ces 5 clusters, que « dans les clusters familiaux, les enquêtes menées ont permis d’identifier 41 cas confirmés depuis le début du mois de juin, et au sein de l’Ehpad, 24 cas sont désormais recensés ».

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