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Je suis venu vous dire

Christian Aviérinos – Cardiologue Presse a été créé par Serge Rabenou, trésorier du Syndicat National sous le mandat de Bernard Dupont, dans le but de séparer la mission syndicale, par essence plus noble, de la gestion de l’organe de presse, par définition plus « matérielle ». J’ignorais alors que je leur succèderais, à la présidence du Syndicat puis, huit ans plus tard, à la direction du Cardiologue.

Cardiologue Presse, structure entièrement pilotée par le syndicat, a pour objet de réaliser et gérer les différentes facettes de la communication syndicale, journal, site et publications.

Le journal, certes, lui est bien antérieur puisque son premier numéro date de mars 1965…

Mais il n’a réellement pris son essor qu’avec Cardiologue Presse en 1997, grâce à la création des cahiers de FMC par Alain Sebaoun et l’arrivée des annonceurs, les numéros spéciaux, notamment post congrès internationaux que tant de concurrents nous ont copiés, puis le site internet et les ouvrages emblématiques que sont les livres blancs et les 60 ans de syndicalisme cardiologique.

Une aventure exaltante

Pendant toutes ces années, je me suis totalement investi dans cette aventure exaltante : informer sans autant que possible déformer, respecter le pluralisme, éviter le corporatisme, sont des enjeux prioritaires pour une presse médicale qui tire à 5 000 exemplaires autant que pour un grand journal au tirage de plusieurs centaines de mille comme Le Figaro ou Le Monde. La vie quotidienne d’un journal avec ses grandeurs, ses faiblesses et ses difficultés, la gestion d’un site internet qu’il faut actualiser quasiment au jour le jour, la recherche de ressources devenues hélas de plus en plus problématiques sont autant de challenges qui font tout l’attrait de la tâche.

Fort heureusement, et réelle particularité dans cette presse médicale spécialisée, nous avons toujours eu l’avantage et le bonheur de pouvoir compter chaque année sur un nombre conséquent d’abonnés payants, gage de ressources et de reconnaissance. Que tous nos lecteurs soient ici remerciés pour leur fidélité et l’honneur qu’ils nous font en nous accordant leur confiance.

D’ailleurs la commission paritaire des publications et agences de presse (CPPAP) ne s’y est pas trompée, qui nous a octroyé sans discontinuité son agrément, label de qualité d’une agence d’état assorti de petits avantages financiers.

J’ai la faiblesse de croire que l‘essentiel de notre mission a été rempli : Le Cardiologue reste la meilleure vitrine du syndicat comme son outil de communication le plus abouti : les dix numéros annuels ont toujours paru avec une régularité exemplaire quelle que soit la conjoncture économique ; l’audience du journal, autrefois mesurée par le très officiel Cessim, a toujours été excellente chez les cardiologues libéraux, celle du site, constamment réactualisé et relooké pour une meilleure efficience, est en hausse à peu près constante : un seul exemple, significatif, le nombre de visiteurs uniques a été multiplié par 10 entre 2014 et 2019 !

Jouer collectif

Tout cela n’aurait pas été possible sans le remarquable travail d’une équipe qui s’est toujours attachée à « jouer collectif » ; à défaut de les citer tous, tous doivent être félicités pour leur abnégation, leur compétence et leur dévouement : Annick Le Bohec, la secrétaire omniprésente et si efficace, Pascal Wolff, l’architecte du site et du journal, dont le talent et la réactivité sont admirables, nos deux journalistes successifs, Jean-Pol Durand puis Catherine Sanfourche pour la pertinence de leurs sujets et la subtilité de leur style, méritent notre sincère reconnaissance, tout comme la régie publicitaire, pilotée par notre fidèle ami Renaud Samakh, inlassablement présente sur le terrain en dépit des difficultés réglementaires toujours plus contraignantes.

Je veux également remercier tous les présidents du syndicat national pour la qualité et la régularité de leurs éditoriaux et pour la confiance dont ils m’ont honoré, ainsi que tous nos rédacteurs en chef qui ont oeuvré en permanence pour l’intérêt du journal en y consacrant leur temps et leur talent.

Le moment est venu de passer la main, sans aucune amertume ni inquiétude particulière tant la qualité des successeurs laisse augurer un avenir serein ; gageons simplement qu’ils voudront conserver l’essentiel de l’équipe dans l’intérêt des personnes autant que dans celui du journal.

Mon cadeau de départ

Je termine en annonçant un petit cadeau de départ, avec l’édition que j’espère proche d’un nouvel ouvrage, une suite aux 60 ans de syndicalisme cardiologique, qui pourra, je le souhaite, clôturer harmonieusement ces années de responsabilité éditoriale. Je suis donc venu vous dire que je m’en vais, mais, n’en déplaise à Verlaine, surtout pas au vent mauvais, car j’ai encore beaucoup d’activités et des projets plein la tête.

Je souhaite à nouveau plein succès à la future équipe qui saura sans nul doute continuer à satisfaire vos attentes dans la qualité et, pourquoi pas, la continuité.

Merci

Christian Aviérinos. Président de Cardiologue Presse, directeur de la publication