Occitanie : une année riche en perspectives !

La région Occitanie est née de la fusion des régions Midi-Pyrénées et Languedoc-Roussillon, qui étaient déjà très grandes. Rencontre avec Yves-Michel Flores, président de l’antenne SNC en Occitanie et Fanny Douna, trésorière de l’antenne.

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DÉFIS ET ENJEUX DE LA RÉGION

L’Occitanie comporte une offre en cardiologie très variée avec à la fois de très gros pôles réalisant une activité interventionnelle majeure, à Toulouse, à Montpellier, mais aussi à Tarbes, Albi, Rodez, Perpignan, Nîmes… On compte aussi de très nombreux cabinets, avec de plus en plus de regroupements mais aussi, encore, un certain nombre de collègues qui exercent seuls. L’enjeu pour nous est d’accompagner chacun en fonction de son activité et de ses besoins, avec comme ambition que chacun puisse, en optimisant l’organisation pratique du cabinet, se consacrer toujours davantage à notre cœur de métier qui est nous occuper de nos patients. L’autre enjeu pour nous, c’est de représenter l’ensemble des cardiologues libéraux auprès des tutelles, entre autres, et ce quel que soit leur type d’activité.

NOS PROJETS POUR 2022

Après les deux années compliquées que nous avons connues, le bureau va reprendre contact avec l’ensemble des cardiologues en allant sur le terrain et en organisant des rencontres pour leur parler de nos actions. Nous allons notamment présenter la plateforme Cardiolink que le SNC a développée pour faciliter la mise en relation entre cardiologues jeunes et moins jeunes, mais aussi de tous les services proposés par le syndicat. Par ailleurs, trois Groupes d’Analyse des Pratiques (GAP) se montent sur la région pour développer le partage d’expérience et l’évaluation des pratiques. Cela fait partie des actions menées avec l’UFCV/FormatCœur dont les formations permettent de valider le DPC.

PRINCIPAUX CHIFFRES-CLÉS DE LA RÉGION OCCITANIE

Le RAC après remboursement des soins de santé par l’Assurance-maladie est lié à l’âge et aux types de dépenses de santé. En 2017 il atteint moins de 240 euros par an pour la moitié des patients mais il dépasse les 3 700 euros par an pour 1 % des patients.

CARDIOLOGUES : 595 cardiologues libéraux en 2020 , soit une densité de 10,10 cardiologues pour 100 000 habitants . Le SNC compte une centaine de cotisants, dans la moyenne nationale.

EPIDÉMIOLOGIE DES MALADIES CARDIOVASCULAIRES  : 14 150 décès chaque année et de près de 40 000 nouvelles admissions en ALD. En 2013, plus de 316 000 patients étaient en ALD pour une MCV.

GAP 31, LE GROUPE D’ANALYSE DES PRATIQUES DE TOULOUSE

Yves-Michel Flores et Fanny Douna expliquent le projet du GAP de Toulouse, le GAP 31 : « Nous sommes onze cardiologues dans ma clinique et nous voulions mettre en place depuis longtemps une évaluation des pratiques professionnelles (EPP). On a entendu parler des GAP dès 2017 et il nous a semblé que ça pouvait être un bon moyen de répondre à l’obligation légale d’EPP tout en faisant des réunions de travail conviviales ». Le montage du projet a démarré en 2020. « On a validé le projet lors de notre assemblée générale début 2021 mais c’était trop tard pour monter les quatre séances nécessaires pour le DPC, donc on a reporté le démarrage officiel à 2022 ». Malgré ce délai, le groupe est resté mobilisé : « Quand nous avons fait les relances en décembre, tout le monde a répondu présent. On était tous impatients de démarrer et on a pu fixer une première date sans problème. Ce sont les jeunes qui ont proposé la thématique de la fibrillation atriale pour la première réunion ». Le GAP 31 a démarré ses travaux le 17 janvier. Yves-Michel Flores se félicite de cette première réunion et salue le soutien de l’UFCV/FormatCœur : « Nous avons d’abord accueilli en zoom le docteur Caillard. En une vingtaine de minutes, et sur un ton très chaleureux, il a bien cadré le projet et nous a donné des conseils, avec un échange questions-réponses très utile ». Le groupe a ensuite commencé à échanger sur les cas que chacun avait préparés et correspondant au thème choisi. « Les discussions ont été très enrichissantes, très bienveillantes les uns pour les autres. Nous traitons tous les jours des cas de FA et lors de la réunion, il est apparu que si beaucoup de prises en charge sont similaires… il y également pas mal de différences d’approche ! L’idée n’est pas de se comparer mais de s’enrichir ». Cette première réunion a conforté l’enthousiasme des participants : « Les deux heures sont passées très vite et la date de la prochaine réunion est déjà bloquée. Chacun a des tâches bien précises à réaliser d’ici là, de façon à avoir toujours une meilleure efficacité ».

MONTEZ VOTRE PROPRE GAP !

Un enthousiasme qui amène Yves-Michel Flores à recommander les GAP : « N’hésitez plus ! Lancez-vous, rapprochez-vous du national pour monter votre propre GAP ou en trouver un près de chez vous. Il faut juste savoir que ça demande un peu d’organisation et de rigueur, notamment sur l’engagement à suivre les quatre séances de deux heures sur l’année. Si un des membres fait défaut, c’est tout le groupe qui est pénalisé mais franchement, quatre fois deux heures, on peut les trouver pour travailler de manière aussi conviviale ! » Yves-Michel Flores voit déjà les perspectives ouvertes par le GAP : « Le GAP pourra déboucher sur des activités de formation avec d’autres spécialités, ça va nous permettre de travailler ensemble avec une meilleure cohésion ».

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