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Prévention : Un accueil favorable et quelques réserves

La communauté médicale dans son ensemble a accueilli favorablement le plan « prévention ». La CSMF « salue les efforts contenus dans le plan » qui contient « des mesures emblématiques » telles que l’extension de 0 à 18 ans des examens de santé de l’enfant pris en charge à 100 %, le remboursement progressif des traitements antitabac, la mise en place d’un programme national de dépistage organisé du cancer du col de l’utérus ou encore les mesures de lutte contre l’obésité. Pour autant, la confédération regrette un certain « manque d’ambition en particulier sur la période 26-65 ans » et rappelle « sa demande de consultations longues de prévention à des âges clés de la vie, qui permettraient de personnaliser la démarche préventive auprès de chaque Français ». Le SML juge que les 25 mesures « vont dans le bon sens » et propose trois mesures pour soutenir le plan et « mettre en œuvre de manière opérationnelle encore plus vite la prévention au bénéfice de tous les Français : l’inscription de la prévention dans le FMI et les priorités du DPC », « développer et rémunérer en conséquence des consultations longues ciblées à des âges déterminés prises en charge à 100 % » et « placer les logiques de prévention au cœur de la coordination et de la coopération entre professionnels libéraux de santé ».

De son côté, l’Ordre des médecins « salue l’ambition des 25 mesures phares de la politique de prévention » mais relève quelques manques, comme la lutte contre l’alcoolisme qui fait « figure de grand oublié de ce plan ». Enfin, l’Ordre « attend maintenant que le gouvernement apporte des précisions quant à sa mise en œuvre, et qu’il détaille le calendrier de déploiement de ces mesures ainsi que leurs modalités de financement, afin qu’elles soient rapidement effectives ».