Anciens numéros – 2024

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Savoir analyser la littérature médicale [14]

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Euphytose : 16 000 boîtes du médicament anti-stress rappelées après la découverte d’un autre médicament dans un tube

(franceinfo:) L’Agence nationale de sécurité du médicament alerte sur le risque de « somnolence accrue », voire d’apnée du sommeil chez les nouveaux-nés et les personnes épileptiques… [Lire la suite]




La mortalité « évitable » aux urgences est-elle en augmentation ? Députés et syndicats exigent la création d’une commission d’enquête

(What’s up Doc) Hyères, Nantes, Toulouse… Après des décès « inattendus » dans des services d’urgences débordés, des députés et organisations réclament une commission d’enquête parlementaire. Pour les professionnels, la « surmortalité » liée à l’engorgement du système est difficile à quantifier, mais avérée… [Lire la suite]




Voici le plan du gouvernement pour anticiper les pénuries de médicaments

(What’s up Doc) Aider les médecins à prescrire des alternatives aux médicaments non disponibles, intensifier le bon usage des antibiotiques et relocaliser la production : le gouvernement a annoncé mercredi quelques mesures concrètes pour anticiper les pénuries… [Lire la suite]




L’éco-anxiété, amplifiée par l’inaction politique

(Medscape – Stéphanie Lavaud) Quatre experts dont les psychiatres Célie Massini (GHU Paris psychiatrie et neurosciences) et Antoine Pelissolo, (GHU Henri-Mondor) ont participé à une table ronde sur l’éco-anxiété à la demande de la  commission des affaires sociales  et la  commission de l’aménagement du territoire et du développement durable Objectif des sénateurs : mieux appréhender cette plainte plus en plus présente chez les adolescents et les jeunes adultes… [Lire la suite]




Propos injurieux sur les réseaux sociaux : le Dr Jérôme Marty se pose en victime

(Medscape – Jacques Cofard) Mauvaise passe pour le Dr Jérome Marty, président du syndicat médical Union française pour une médecine libre (UFMLS). Il vient d’écoper d’un deuxième blâme décerné par la chambre disciplinaire de première instance d’Occitanie de l’Ordre des médecins, rendu publique ce 12 février. Le Dr Marty était poursuivi par le chanteur Francis Lalanne, et par l’humoristeJean-Marie Bigard, qui lui reprochaient des propos injurieux tenus à leur encontre sur le réseau social X… [Lire la suite]




Le dupilumab devient la première biothérapie disponible dans la dermatite atopique sévère dès six mois

(Medscape – Aude Lecrubier) Les enfants de 6 mois à 5 ans souffrant d’une dermatite atopique (DA) sévère nécessitant un traitement systémique peuvent désormais bénéficier d’une biothérapie, la première à leur disposition, a annoncé le laboratoire Sanofi lors d’une conférence de lancement le 9 février 2014… [Lire la suite]




Recommandations pour l’évaluation et la prise en charge cardiovasculaire des patients devant avoir une chirurgie non-cardiaque – 3e partie

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CES 2024 – Le show de la santé au Consumer Electronics

Après les années Covid, une édition 2023 en demi-teinte et deux ans d’absence, le Digital Health Summit du Consumer Electronics Show (CES) de Las Vegas a fait son grand  retour sur le développement des dernières technologies. Le point sur quelques-unes des principales Innovations Awards 2024.

Pascal Wolff – Le Cardiologue n° 456 – janvier-février 2024

STIMULATEUR CARDIAQUE SANS FIL À DOUBLE CHAMBRE

Destiné à traiter les personnes ayant un rythme cardiaque lent, le système de stimulateur cardiaque sans fil à double chambre (DR) AVEIR™ est le premier stimulateur cardiaque sans fil à double chambre. Faisant environ un dixième de la taille d’un stimulateur cardiaque traditionnel, les composants auriculaires et ventriculaires de ces stimulateurs peuvent communiquer entre eux grâce à la première technologie i2i™ (implant à implant) afin d’établir une stimulation continue et synchronisée entre l’oreillette droite et le ventricule droit. Ils sont également conçus pour être récupérés si les besoins thérapeutiques d’une personne changent ou si elle a besoin d’un appareil de remplacement à l’avenir.

 

THERMOMÈTRE INTELLIGENT SANS CONTACT

HiiTCHECK est un thermomètre intelligent sans contact conçu pour une surveillance de la température. Compatible avec n’importe quel smartphone, il se fixe facilement et offre une rotation pratique à 360 degrés permettant ainsi un suivi sans effort de sa propre température corporelle (ou celle de votre bébé). Ses capteurs mesurent avec précision la température corporelle à 0,1 °C, ce qui le rend suffisamment précis et utile pour suivre l’ovulation et faciliter le timing de la grossesse. HiiTCHECK est sans batterie.

 

MATELAS INTELLIGENT SLEEPINBODY-INCLINE

Le matelas intelligent SleepInBody-Incline est un matelas de santé numérique qui a été créé pour garantir un état de sommeil stable en analysant les changements en temps réel des signes biologiques telles la fréquence cardiaque et la fréquence respiratoire de l’utilisateur grâce au système IoT (1), une technologie clé.
Le matelas ajuste automatiquement sa fermeté, sa hauteur et son angle en fonction de l’IMC de l’utilisateur et de l’activité quotidienne collectée par la balance SmartBody et les appareils portables qui y sont connectés. Le fabricant garantit un meilleur environnement de sommeil pour tout le monde…

 

THERMOMÈTRE NUMÉRIQUE

Sur les réseaux sociaux, les commentaires vont bon train et cela commence ainsi : « Plus besoin d’aller chez le médecin avec ce boîtier, on lui envoie les mesures et c’est tout ! », « Bientôt on fera son boulot au médecin avec en prime une consultation à 40 boulles », « C’est bien connu, un médecin ne fait que prendre des mesures. »…
Withings présentait son nouveau thermomètre numérique BeamO, appareil de check-up santé 4-en-1. sont inclus un stéthoscope digital (avec bien entendu une interprétation par le personnel médical [sic]), un ECG de grade médical à une dérivation afin de détecter la fibrillation auriculaire (FA), un oxymètre mesurant le taux de saturation en oxygène dans le sang (SpO2) et, bien sûr, un thermomètre sans contact pour mesurer la température corporelle.
BeamO n’est pas encore validé cliniquement ou médicalement. L’appareil est actuellement en phase d’obtention de validation clinique ainsi que le marquage CE et l’approbation de la FDA.
Lancement prévu à l’été 2024.

 

APPAREIL DE BIOIMAGERIE POUR LE BIEN-ÊTRE VASCULAIRE EN TEMPS RÉEL

ATRI (Advanced Technology Research Institution) a présenté un appareil de bio-imagerie pour la surveillance vasculaire et le diagnostic des maladies inflammatoires.
Avec un taux de mortalité important, la détection précoce est donc cruciale. ATRI a développé une technologie utilisant un filtre bloquant les ultraviolets en visualisant uniquement l’image de fluorescence de la thrombose.

(1) On parle d’Internet of Things (IoT) lorsque des objets physiques sont équipés de capteurs, de softwares et d’autres technologies dans le but de se connecter© rclassenlayouts – depostiphotos

Vérifiez vos adresses mails !

Il n’y a pas que votre ordinateur qui peut être piraté. Vos adresses mails on pu être subtilisées dans d’autres bases de données (Santé, Gafam, réseaux sociaux…). Pour le savoir et éviter une usurpation de votre identité, de l’hameçonnage ou autre méfait, vérifiez auprès du site  haveibeenpwned s’il y a eu violation de vos adresses. Si tel est le cas, le site vous indique sur quels sites vos données ont été volées… et changez vos mots de passe.

la CNIL et vos données

Le médecin libéral doit donc protéger ses données personnelles et médicales. Pour ce faire, il doit passer par des protocoles précis : hébergement certifié données de Santé avec demande préalable auprès de la Commission Nationale de l’Informatique et des Libertés (CNIL). 

 

La CNIL a récemment sanctionné deux médecins libéraux pour ne pas avoir suffisamment protégé les données de leurs patients, des milliers d’images médicales hébergées sur des serveurs étaient en accès libre. Toutes ces données pouvaient donc être consultées et téléchargées, et étaient, selon les délibérations de la CNIL, « suivies notamment des nom, prénoms, date de naissance et date de consultation des patients ». Le problème venait simplement d’un mauvais paramétrage de leur box internet et du logiciel d’imagerie qui laissait en libre accès les images non chiffrées.

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Chat GPT – l’humanisation de l’intelligence artificielle


Les cryptos – la future économie ?


Métavers – Silence on tourne


Les préoccupations liées à l’intelligence artificielle


Les 50 ans d’internet


Les virus


L’ESPRIT DERRIÈRE LE DR. GUPTA

 

Si l’on ne connaissait pas le personnage Martin Shkreli, on pourrait presque croire que Dr. Gupta aurait été créé pour remplacer les visites chez le médecin et de réduire ainsi les frais médicaux. « Une grande quantité de demandes d’informations sur les soins de santé et de décisions peuvent être prises par l’IA » selon son concepteur. Mais l’empathie médicale et humaine est loin de faire partie de la personnalité de Martin Shkreli qui table pour sa part sur une véritable ruée vers l’or de l’IA. 

Si certains médecins (voir Le Cardiologue 450) se sont déjà associés à cette technologie dans leur pratique médicale, ce sont surtout les patients qui jettent leur dévolu sur ces sites « médicaux » en se passant d’un véritable avis médical (songez à la vieille dame qui pourrait penser qu’elle parle à un vrai médecin… certains se persuadant qu’une intelligence artificielle générative est humaine et c’est là tout le risque de notre comportement). Un jeune chercheur dans le domaine de la santé s’est récemment donné la mort après avoir discuté six semaines avec Eliza, son chatbot, qui était devenue sa confidente, son obsession, et qui ne se permettait jamais de le contredire mais au contraire appuyait ses plaintes et encourageait ses angoisses.

 

NEUTRALISER L’IA DANS L’AVENIR ?

 

Respect des droits d’auteur, protection des données personnelles, engagement de la responsabilité civile… L’utilisation de l’IA générative pose des questions de législation inédites. L’Union européenne s’y est penchée avec la loi sur l’intelligence artificielle (Artificial Intelligence Act) qui présente une approche pour le respect des droits fondamentaux des citoyens et les valeurs de l’UE. 

Cette loi divisera les applications en trois catégories de risques et devrait voir le jour en 2025.

La Cnil lance également un plan d’action sur l’IA générative avec des règles claires et protectrices des données personnelles des citoyens européens (trois plaintes ont été déposées auprès de la Cnil sur Chat-GPT à propos de la collecte des données et les nombreuses erreurs factuelles incluses dans ses réponses).

Au niveau européen, une task force sur Chat-GPT a été lancée afin de « favoriser la coopération et l’échange d’informations sur de possibles actions ».

La bataille ne fait que commencer !

De l’impression 3D à la bio-impression


Retour vers le futur – les prédictions médicale dans les années 1950

LES NFT, C’EST QUOI EXACTEMENT ?

Les jetons non fongibles (NFT) sont des certificats de propriété stockés sur une blockchain. Ces jetons numériques permettent de certifier l’authenticité d’un objet qui lui est associé en achetant un code (ou un certificat)

Contrairement à la monnaie telle qu’on la connaît (ou aux cryptomonnaies), chaque NFT est unique ou non fongible, c’est-à-dire qu’il ne peut être échangé contre quelque chose de valeur égale. 

Le marché de l’art est en pleine révolution grâce aux NFT. Mike Winkelmann (Beeple) a vendu une photo numérique pour plus de 69 millions de dollars chez Christie’s. Et pourtant, cette photo est consultable et téléchargeable sur internet, contrairement à un tableau « réel ». Alors, pourquoi acheter une telle œuvre de cette manière ? Et bien tout simplement parce que celle-ci a été vendue avec son NFT qui la rend unique et traçable. Ce certificat signe bien sûr l’œuvre de l’artiste et indique qui l’a vendue, qui l’a achetée et pour quelle somme et à quelle date. Cette œuvre « numérique » peut donc être cédée en enchère… et si la valeur de la cryptomonnaie qui a permis d’acquérir le certificat NFT augmente, la valeur de cette œuvre augmentera  pour le possesseur du NFT.




La bio-impression – des avancées à petit pas – 2e partie

Nous avons vu dans notre précédent numéro (Le Cardiologue 456)  le principe et l’importance de la bio-impression dans la recherche, les fondements, les applications et les récentes avancées dans le domaine de la santé. Nous faisons le point dans cette deuxième partie des limites vues les contraintes technolgiques actuelles et les perspectives futures.

Pascal Wolff – Le Cardiologue n° 456 – janvier-février 2024

LES DÉFIS ET LES LIMITES

Les fondements de la bio-impression reposent sur des principes visant à reproduire la complexité des tissus biologiques en s’appuyant sur l’utilisation des techniques d’impression 3D pour construire des structures tridimensionnelles complexes à partir de matériaux biologiques. L’objectif est de créer des tissus et des organes fonctionnels capables de s’intégrer dans le corps humain.

La bio-impression fait face depuis plusieurs années aux limites de la technologie, de problèmes éthiques et de compatibilité et d’acceptation clinique des receveurs.

• Les contraintes technologiques actuelles, malgré les avancées, représentent l’un des principaux obstacles de l’évolution de la bio-impression. Les imprimantes 3D spécialisées n’ont pas une précision pour reproduire naturellement la complexité microscopique des tissus. Les résolutions limitées peuvent directement influer sur la fonctionnalité des organes imprimés.

• Les problèmes éthiques, de leur côté, soulèvent des questions morales. Les cellules souches embryonnaires humaines (CSE), par exemple, sont au centre des controverses éthiques en raison de leur dérivation d’embryons humains. 
L’utilisation de cellules souches pluripotentes induites (CSPi) constitue un autre défi éthique malgré ses promesses dans la médecine régénérative (1), l’une des préoccupations majeures étant le risque de reprogrammation anormale au cours du processus d’induction des CSPi.

• Le défi de l’acceptation clinique se pose également. L’organe bio-imprimé intégré dans le corps du receveur reste une préoccupation avec les réactions immunitaires, le risque de rejet et la nécessité d’assurer la fonctionnalité optimale de l’organe artificiel. Ces défis complexes nécessitent une compréhension approfondie des interactions biologiques.

Il faudra également une approche globale entre les laboratoires afin de réunir, comparer les résultats et  de réaliser des protocoles universels. Une normalisation est donc nécessaire afin garantir des résultats et une validation clinique.

 

LES PERSPECTIVES FUTURES

Malgré ces difficultés, les perspectives futures de la bio-impression médicale pourraient jouer un rôle crucial dans des domaines émergents tels que la médecine personnalisée et la régénération tissulaire avancée.
Personnaliser la réalisation d’organes et de tissus en fonction des caractéristiques génétiques et physiologiques de chacun permettrait un traitement des maladies de manière plus ciblée et efficace avec un développement sur mesure des organes et des tissus, ouvrant ainsi de nouvelles perspectives pour des thérapies plus efficaces et mieux tolérées.
Le coût. La bio-impression, en offrant une production d’organes sur mesure, pourrait réduire la dépendance vis-à-vis des greffes d’organes traditionnelles et des traitements coûteux, ce qui pourrait contribuer à terme à une diminution des coûts de santé associés aux procédures complexes de transplantation.

 

EN CONCLUSION

En récapitulant les points clés, cette technologie d’impression 3D permet une fabrication sur mesure d’organes et de tissus, en offrant des solutions novatrices pour la transplantation et la régénération tissulaire.
Les progrès technologiques récents ont surmonté certains défis, mais des obstacles subsistent, comme nous l’avons vu, notamment sur le plan éthique et clinique. Malgré cela, l’avenir de la bio-impression sur la santé est important, ouvrant la voie à une médecine personnalisée, plus efficace et accessible. Les perspectives futures s’annoncent prometteuses, avec la possibilité de personnaliser les traitements, de réduire les coûts de santé, et d’apporter des avancées significatives dans la médecine régénérative.
L’intelligence artificielle promet également de redéfinir les normes de la bio-impression. La bio-impression représente un chapitre passionnant dans l’histoire de la médecine, invitant à l’optimisme quant à son potentiel révolutionnaire.

Dans notre précédent numéro [A voir ici] :

Les fondements
Les applications en santé
Les avancées récentes

(1) La médecine régénérative (ou médecine régénératrice) est un domaine interdisciplinaire de recherche et d’applications cliniques axée sur la réparation, le remplacement ou la régénération de cellules, de tissus ou d’organes pour restaurer une fonction altérée » du corps humain.

Source : Frezone, Wikipedia, 3Dnatives

© ipopbas – fr.depositphotos

Vérifiez vos adresses mails !

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Si certains médecins (voir Le Cardiologue 450) se sont déjà associés à cette technologie dans leur pratique médicale, ce sont surtout les patients qui jettent leur dévolu sur ces sites « médicaux » en se passant d’un véritable avis médical (songez à la vieille dame qui pourrait penser qu’elle parle à un vrai médecin… certains se persuadant qu’une intelligence artificielle générative est humaine et c’est là tout le risque de notre comportement). Un jeune chercheur dans le domaine de la santé s’est récemment donné la mort après avoir discuté six semaines avec Eliza, son chatbot, qui était devenue sa confidente, son obsession, et qui ne se permettait jamais de le contredire mais au contraire appuyait ses plaintes et encourageait ses angoisses.

 

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Contrairement à la monnaie telle qu’on la connaît (ou aux cryptomonnaies), chaque NFT est unique ou non fongible, c’est-à-dire qu’il ne peut être échangé contre quelque chose de valeur égale. 

Le marché de l’art est en pleine révolution grâce aux NFT. Mike Winkelmann (Beeple) a vendu une photo numérique pour plus de 69 millions de dollars chez Christie’s. Et pourtant, cette photo est consultable et téléchargeable sur internet, contrairement à un tableau « réel ». Alors, pourquoi acheter une telle œuvre de cette manière ? Et bien tout simplement parce que celle-ci a été vendue avec son NFT qui la rend unique et traçable. Ce certificat signe bien sûr l’œuvre de l’artiste et indique qui l’a vendue, qui l’a achetée et pour quelle somme et à quelle date. Cette œuvre « numérique » peut donc être cédée en enchère… et si la valeur de la cryptomonnaie qui a permis d’acquérir le certificat NFT augmente, la valeur de cette œuvre augmentera  pour le possesseur du NFT.




Motion de défiance pour l’avenue de Ségur



Retour à la newsletter

Attractivité de la médecine libérale, pertinence et la qualité des soins, organisation des soins et évolution des modalités de rémunération des médecins sont les enjeux auxquels devra répondre la nouvelle convention.

On l’a connu député, le voici désormais ministre délégué auprès de la ministre du Travail, de la Santé et des Solidarités, chargé de la Santé et de la Prévention. Frédéric Valletoux succède à Agnès Firmin le Bodo qui exerçait l’intérim à la suite de la démission d’Aurélien Rousseau en décembre 2023.

De son mandat de député, on retient sa proposition de loi en faveur de l’accès aux soins, dont l’objectif était de rééquilibrer la permanence des soins entre établissements privés et hôpital public. Ce texte avait largement contribué à faire échouer les négociations conventionnelles même si ses dispositions les plus polémiques avaient été supprimées de la version finale. C’est donc avec méfiance et défiance que les syndicats de médecins libéraux voient arriver l’ancien président de la Fédération hospitalière de France avenue de Ségur qui ne s’est jamais privé de dire tout le bien qu’il pensait de la médecine libérale.

Des déclarations conformes aux attentes

Les premières déclarations de M. Valletoux après sa nomination sont conformes aux attentes : si les médecins libéraux ne prennent pas davantage de gardes, il les y contraindra. Cette semaine, celui qui déclarait le 12 février vouloir calmer le jeu avec les médecins libéraux s’est de nouveau illustré en rejetant sur le secteur privé la responsabilité des drames survenus au CHU de Toulouse.

Après Aurélien Rousseau, ministre accompagnant et respectueux, Frédéric Valletoux semble proposer un modèle à 180° : un ministre campé sur ses idées préconçues et incapable de dépasser ses préjugés vis-à-vis de la médecine libérale, en tout cas dans ses prises de paroles. Espérons que les négociations conventionnelles n’en pâtiront pas.

Nathalie Zenou

© valletoux.fr




« Nous n’avons pas l’intention de réguler » l’installation des médecins, affirme Catherine Vautrin

(franceinfo:) Catherine Vautrin, ministre du Travail, de la Santé et des Solidarités, explique que l’exécutif travaille plutôt aujourd’hui « sur l’attractivité de la profession ». « Un de nos premiers sujets est de former ces médecins », insiste-t-elle… [Lire la suite]




Déconventionnement : désaccord entre les syndicats de médecins 

(Medscape – Jacques Cofard) L’Union française pour une médecine libre (UFML-S) a été rejointe par l’association Médecins pour demain et le syndicat Fédération des médecins de France (FMF) dans son appel au déconventionnement des médecins. Mais la confédération des syndicats médicaux de France (CSMF), poids lourd du syndicalisme médical, s’y oppose radicalement… [Lire la suite]




Quelles initiatives pour lutter contre l’épidémie de solitude ?

(Medscape – Drishti Agarwal) La solitude gagne du terrain dans les différentes strates de la population, et non pas seulement chez les seniors. Les grandes institutions de santé, comme l’organisation mondiale de la santé (OMS), se sont saisies du problème et colligent les initiatives qui ont été mises en œuvre pour la combler… [Lire la suite]




La décompensation d’insuffisance cardiaque, fréquente en post-exacerbation de BPCO

(Medscape – Nathalie Raffier) À la suite d’une exacerbation de bronchopneumopathie chronique obstructive (BCPO), le risque d’événements cardiovasculaires sévères augmente. Une analyse du PMSI [1] exposée lors du 28e Congrès de pneumologie de langue française confirme que la plupart des événements cardiovasculaires surviennent au cours du 1er mois, et même la 1ère semaine, après l’exacerbation de BPCO, en particulier pour les NSTEMI… [Lire la suite]




+77 % de cancers en 2050 selon l’OMS

(Medscape – Serge Cannasse) En 2022, 20 millions de nouveaux cas de cancer et 9,7 millions de décès dus à un cancer ont été enregistrés à travers le monde, indique l’OMS (Organisation mondiale de la santé) dans un communiqué rédigé d’après un travail du Centre international de recherche sur le cancer (CIRC)… [Lire la suite]




Deux parcours

Deux biographies parues à un mois d’intervalle, relatent deux parcours de vie très différents. Le premier est celui de Nicolas Sarkozy qui après avoir voulu être et avoir été président de la République semble dorénavant avoir trois envies : être riche, continuer à briller selon les critères qu’il définit et échapper à la prison. Le deuxième est celui de Jean-Jacques Goldman qui, inversement, veut devenir le plus discret possible alors qu’il était encore en 2023, la personnalité préférée des français alors qu’il a quitté la scène il y a 20 ans et n’apparaît quasiment plus dans l’espace public.

LE PARRAIN

Etienne Girard, rédacteur en chef à l’Express et Laurent Valdiguié, grand reporter à Marianne, décrivent la vie de Nicolas Sarkozy depuis qu’il a été battu à la primaire des Républicains en 2016, mettant un terme probable à ses possibilités de redevenir président de la République. Pour ce faire, ils ont orienté leur ouvrage selon quatre axes : la vie politique, les procès, le business et enfin l’affaire libyenne pour laquelle Nicolas Sarkozy risque l’emprisonnement ferme.

Un risque judiciaire majeur

Schématiquement, il est possible de relier la vie politique actuelle de Nicolas Sarkozy à l’affaire libyenne et à son business, c’est-à-dire sa façon de vouloir « être riche » et d’échapper à la prison. Le procès relatif à l’affaire libyenne devrait durer 3 mois en début d’année 2025. Cette affaire repose sur la possibilité que la campagne présidentielle de 2007 de Nicolas Sarkozy ait pu bénéficier d’un financement en liquide, à hauteur de 50 millions d’euros, par le président libyen de l’époque, Mouammar Kadhafi. Dans cette affaire aux multiples rebondissements, Nicolas Sarkozy est mis en examen depuis mars 2018 pour corruption passive, recel de détournement de fonds publics (libyens) et financement illégal de campagne électorale,  depuis 2020, au même titre que Claude Guéant, Brice Hortefeux et Thierry Gaubert, pour association de malfaiteurs en vue de la préparation de ces délits et depuis le 6 octobre 2023, pour recel de subornation de témoin et participation à une association de malfaiteurs en vue de commettre l’infraction d’escroquerie au jugement en bande organisée.

La vie politique actuelle de Nicolas Sarkozy semble  faite de facilitation potentielle de carrières et d’entremise auprès de dirigeants, tel Emmanuel Macron, pour promouvoir à des postes-clefs, des personnalités qui lui sont favorables. L’objectif est double. Le principal est d’espérer qu’en cas de condamnation à la prison ferme, il puisse bénéficier d’une grâce par l’entremise d’un président qui lui serait favorable pour services rendus (Macron ou Darmanin). Le deuxième est de continuer à entretenir des réseaux politico-financiers lui permettant de jouer pleinement son rôle d’entremetteur pour les diverses entreprises et sociétés qui ont recours à ses services notamment de conseils rémunérés, de participations à des conseils d’administration et d’aide au développement d’affaires entrepreneuriales.

Un business simple
dans son principe, complexe dans ses réseaux

Comme le disent les auteurs « le business de Nicolas Sarkozy repose sur un principe simple. Il s’agit de monnayer ses conseils et son entregent auprès de grands patrons et de dignitaires étrangers ». Ce qui lui rapporte d’après les auteurs de l’ordre de 250 000 euros par mois. Pour ce, par exemple, il  favorise l’expansion africaine du groupe hôtelier Accor, sans oublier au passage ses affaires personnelles. Il a ainsi fait en sorte que les vignobles dont il est propriétaire avec Stéphane Courbit, produisent des vins qui seront présents dans les restaurants du groupe Bourdonde racheté par Accor dont il est administrateur. 

C’est ainsi qu’il est conseiller de Vincent Bolloré et d’Arnaud Lagardère (ce dernier l’ayant qualifié de frère) qui possèdent plusieurs médias et maisons d’édition permettant d’augmenter la surface publicitaire et les pourcentages des livres qu’il publie chez eux.

C’est ainsi qu’il a parole ouverte pour venir régulièrement fournir sa version des faits à propos des mises en examen dont il est l’objet. A ce sujet, le chapitre consacré à l’affaire Paul Bismuth est à la fois édifiant et cocasse. Cocasse quand, lors d’une perquisition chez l’avocat Thierry Herzog, celui-ci prétend n’avoir pas d’autre téléphone que celui que les policiers viennent de saisir et qu’un autre téléphone sonne dans la poche de la robe de chambre qu’il porte, téléphone qui vient d’être appelé, non pas comme le pense l’avocat par Sarkozy-Bismuth pour le prévenir, mais par un des policiers présents. Edifiant quand Nicolas Sarkozy, pour « preuve de sa bonne foi » indique que le juge bordelais au centre de l’affaire n’a pas été muté à Monaco, ce qui prouverait selon lui qu’il n’y a pas eu de trafic d’influence alors que le contenu des écoutes rapporté dans le livre ne laisse aucun doute, Nicolas Sarkozy disant à son avocat à propos de ce juge « Appelle-le aujourd’hui en disant que je m’en occuperai parce que moi, je vais à Monaco et je verrai le prince ».  Et comme le précise les auteurs, le fait que la démarche n’a pas abouti n’a aucune importante et n’a aucune valeur de preuve, car en droit « La réalité de l’influence importe peu, son intensité n’a pas à être vérifiée dès lors qu’elle pouvait être réelle ou supposée. Cette influence peut n’exister que dans l’esprit du corrupteur… Le trafic d’influence supposé, comme son nom l’indique, implique que chaque partie suppose que l’autre fera son bout de chemin ». Et la sanction à l’issue de l’appel est la suivante pour Nicolas Sarkozy : trois ans d’emprisonnement dont deux avec sursis, et trois ans de privation des droits civiques, c’est-à-dire de droit de vote et d’éligibilité.

EN SAVOIR PLUS…

LE PARRAIN.
Sarko après Sarko : l’enquête

 

• Auteurs : Etienne Girard, Laurent Valdiguié
• Editeurs : Seuil 
• Parution : septembre 2023
• Pagination : 320 pages
• Prix broché : 20,90 €
• Prix numérique : 14,99 €

 

 

GOLDMAN

Tout autre est la vie de Jean-Jacques Goldman, telle que racontée dans un essai passionnant par Ivan Jablonka, qui est aussi un enfant d’immigrés juifs et qui trace quelques parallèles entre sa vie et celle du chanteur, « hyperstar » malgré lui.

En effet, tout, chez Jean-Jacques Goldman apparait être un parcours d’humilité au point qu’il n’a pas invité ses parents lors de son premier spectacle à l’Olympia, estimant, qu’il n’y avait là rien de recommandable ou d’édifiant par rapport à ce que font d’autres personnes qui méritent nettement plus d’être reconnues que lui. A tel point qu’alors que les premiers succès arrivant tardivement, au début des années 1980, Goldman continua d’habiter son pavillon de Montrouge et à vendre des articles de sport dans le magasin familial en franchise.

Premier vendeur français de disques des années 1980, Jean-Jacques Goldman a pourtant été méprisé par la critique et les journalistes au point que ces derniers avaient appelé au boycott d’une grande série de concerts qu’il donna en 1985 à Paris. Cette série fut un succès à « guichets fermés » et comment répondit Goldman à ses critiques ? Il acheta une pleine page de publicité dans un des journaux qui le conspuait, page reprenant les critiques qui lui avaient été faites et qui avait comme titre « Merci d’être venu quand même ».

Mais une fois le succès reconnu, alors que sa personnalité semble faite d’humilité, de modestie et de simplicité, celle-ci fut encore décrite en 2001 par les mêmes journalistes comme un marketing habile fait d’un non-marketing. Une sorte d’impossibilité de croire à la sincérité. Pourtant, tout dans ses attitudes, sa tenue vestimentaire, son parcours, les paroles de ses chansons indiquent la réalité de celle-ci.

Le succès discret mais réel

Ce qui fait le succès de Goldman à l’issue de la lecture de ce livre tient en sa valeur d’exemplarité de son attitude qui peut se résumer à « voyez comme je suis, je fais comme je pense qu’il faut faire, discrètement ». Et c’est probablement pour cela qu’il a été élu personnalité préférée des français plus de 10 fois lors des 20 dernières années alors qu’il n’apparait plus qu’exceptionnellement en public et alors dans des spectacles à caractère caritatif.

Ce qui fait le succès de Goldman, c’est aussi l’emploi de mots, d’images et de schémas narratifs simples dans ces chansons. C’est d’ailleurs probablement cette simplicité qui lui est reproché, mais Charles Trenet, un monument de la chanson française avait des paroles tout aussi simples. Et au milieu d’un important répertoire, il y deux vrais perles, deux chefs d’œuvre : « Comme toi » et « Né en 17 à Leidenstadt ». Deux chansons dont les textes sont étudiés dans les écoles pour la valeur de leur message. La première véhicule une émotion très forte et le deuxième une vraie réflexion sur le devenir des hommes selon le contexte dans lequel ils évoluent. Des textes à lire et relire, des chansons à écouter et ré-écouter. 

EN SAVOIR PLUS…

GOLDMAN

 

• Auteurs : Ivan Jablonka
• Editeurs : Seuil
• Parution : août 2023
• Pagination : 400 pages
• Prix broché : 21,90 €
• Prix numérique : 15,99 €




La course de chars sur la place Santa Maria Novella à Florence – 1ère partie

– Par Louis-François Garnier

de Michel de Montaigne (1533-1592) à Jacques Callot (1592-1635)

Le 23 juin 1581 à Florence, c’est la veille des festivités de la Saint-Jean qui revêtent une importance particulière, car c’est le saint patron de la ville où Michel de Montaigne (1533-1592) va assister à une course de chars. Nous sommes dans le cadre d’un périple hors du commun qui va durer plus de 17 mois (1580-1581) et dont le récit ne sera publié que près de deux siècles plus tard, après la découverte fortuite du manuscrit non destiné initialement à être publié. [1] En préambule, il nous faut préciser le contexte. Tout d’abord il fait très chaud puisque Montaigne relate qu’« il faisoit une chaleur dont les habitans eux-mêmes étoient étonnés ». Une course de chars est organisée « dans une grande et belle place carrée plus longue que large, et entourée de tous côtés de belles maisons ». 

C’est la Piazza Santa Maria Novella dont le tracé irrégulier date du XIVe siècle. Pour le voyageur moderne arrivant par le train, la place n’est qu’à quelques minutes de marche en traversant la Piazza della Stazione puis en contournant l’église et les cloîtres de Santa Maria Novella qui ferment la place du côté nord et dont le début de la construction remonte à 1278. La façade, aux motifs géométriques en marbre vert et blanc, date du milieu du XIVe siècle. A droite de l’église se situe un petit cimetière où repose Domenico Ghirlandaio (1448-1494) à l’injuste réputation « d’imagier, payé pour couvrir les murs ». [2] 

La place sert de parvis à l’église à l’intérieur de laquelle et plus précisément dans la chapelle des « Strozzi de Mantoue » on peut admirer les fresques (1350-1357) du peintre et architecte Nardo di Cione mort en 1366, et illustrant la Divine comédie de Dante (1265-1321) incluant l’Enfer. C’est ainsi que « pendant des années, on entrait dans cette église de Florence, la plus proche de la gare, pour y voir le diable » [5] A l’opposé se situent les arcades Renaissance de la loggia dell’Ospedale di San Paolo, c’est-à-dire de l’ancien hôpital des Leopoldines datant du XIIIe siècle et abritant, de nos jours, le récent (2014) Museo Novecento qui expose des œuvres italiennes de la première moitié du XXe siècle. Depuis le Moyen-Âge, cette place terminée en 1325, était dévolue aux sermons des dominicains mais aussi aux tournois et fêtes diverses.

C’est en 1563 que la place devint le lieu du Palio dei Cocchi institué la veille de la Saint-Jean, par le premier grand-duc de Toscane, Cosme Ier (1519-1574). Il s’agissait d’une course de chars qui contournaient deux tours de bois plus tard remplacées par deux obélisques de marbre (1608) soutenus par des tortues en bronze, probablement de Giambologna (1529-1608). Les lys d’or des sommets sont du XIXe siècle, en l’honneur de la Cité du Lys. Nous disposons de très peu de représentations des courses de chevaux qui se déroulaient sur cette place. 

La peinture à l’huile faite entre 1789 et 1791 et intitulée Course de chevaux sur l’ancienne place de Santa Maria Novella (Musée des Offices Florence), fait partie des dernières œuvres du peintre paysagiste et graveur Antonio Cioci (1732-1792). [3] Il était alors dessinateur et marqueteur à l’Atelier des pierres dures de Florence, l’ancienne manufacture de la « mosaïque florentine » destinée à fabriquer des marqueteries de pierres précieuses et semi-précieuses et qui fut créée en 1558 par le grand-duc Ferdinand Ier de Médicis (1549 -1609). Faite plus de deux siècles après le passage de Montaigne, la toile nous montre une course de chevaux stricto sensu et non pas une course de chars. 

Les cavaliers tournent dans le sens antihoraire autour des deux obélisques. Les chevaux sont représentés, de façon très suggestive bien qu’irréaliste, membres antérieurs et postérieurs tendus à l’horizontale à l’instar de ce que peindra vers 1821 Théodore Géricault (1791-1824) avec la Course de chevaux, dite le Derby à Epsom (Musée du Louvre). Le tableau d’Antonio Cioci montre la loge de Léopold Ier (1747-1792) grand-duc de Toscane de1765 à 1790, dans la loggia dell’Ospedale alors que, non seulement la quasi-totalité de la place est ceinturée d’estrades dotées d’au moins une demi-douzaine de rangs bondés de monde, mais le terre-plein central entre les deux obélisques est rempli d’une foule de spectateurs dont l’élégance est manifeste. En outre, il y a des spectateurs aux fenêtres des immeubles mais aussi sur les toits à une dizaine de mètres du sol, à leurs risques et périls. 


La course de chars sur la place Santa Maria Novella à Florence.
Par Jacques Callot (1592-1635) Bibliothèque municipale de Lyon

Il nous faut maintenant revenir à Montaigne mais aussi à la gravure intitulée La course de chars sur la place Santa Maria Novella à Florence – Bibliothèque municipale de Lyon Figure 1 par Jacques Callot (1592-1635) [4] qui a été faite relativement peu de temps après le passage de Montaigne, lors du séjour de Callot à Florence (1612-1621), et peut de ce fait en éclairer les propos. A noter qu’à près de deux siècles d’intervalle, le peintre Antonio Cioci et le graveur Jacques Callot se sont apparemment positionnés au même endroit, en surplomb et en prenant suffisamment de recul pour voir la totalité de la place. 

A l’inverse du côté opposé limité par des immeubles, le côté Est, apparemment encore peu urbanisé, du moins au XVIe siècle, leur est apparu l’endroit le plus propice, de façon globalement parallèle à l’axe central délimité par les obélisques qui, rappelons-le, n’existaient pas du temps de Montaigne. 

Les deux représentations ne sont pas des vues cavalières, car on y retrouve la perspective avec ses lignes de fuite. Voilà ce qu’en dit Montaigne : « A chaque extrémité de la longueur, on avait dressé un obélisque, ou une aiguille de bois quarrée, et de l’une à l’autre étoit attachée une longue corde pour qu’on ne pût traverser la place ; plusieurs hommes mêmes se mirent encore en travers, pour empêcher de passer par-dessus la corde » 

Il n’est donc pas question, à l’inverse de ce que nous montre la peinture d’Antonio Cioci, de mettre des spectateurs au centre de la place. A l’inverse de cette sorte de muraille humaine figurée dans le tableau d’Antonio Cioci, seule la corde et quelques hommes ont vocation à dissuader les chevaux de couper court. Cette corde doit être nécessairement tendue mais les « aiguilles de bois » n’auraient, probablement, pas supporté une telle traction. 

La gravure de Jacques Callot réputé pour son art des « petites scènes saisies sur le vif », nous montre que la corde est remarquablement horizontale, ce qui, compte tenu de sa longueur, n’est possible que grâce à la forte traction de la douzaine d’hommes positionnés aux deux extrémités. Poursuivons la description de Montaigne : « Les balcons étoient remplis de Dames, et le Grand Duc avec la Duchesse et sa cour, étoient dans un Palais », qui ne peut correspondre, comme nous l’avons vu, qu’à la loggia dell’Ospedale bien visible chez Cioci mais moins évidente chez Callot d’autant qu’il a représenté à gauche de la gravure, en tout premier plan, un homme qui, par contraste, semble être Gulliver aux pays des Lilliputiens. 

La comparaison, bien qu’anachronique avec Les Voyages de Gulliver (1735), est légitime si l’on considère que les « foules lilliputiennes » [4] ont réussi à l’exceptionnel graveur que fut Jacques Callot qui parvint à placer, dans un « champ de trente centimètres de largeur sur vingt-deux de hauteur (…) plus de trois mille individus dont on devine presque les idées tant leurs gestes ont de crânerie et de personnalité ». [4] En 1581, le grand-duc de Toscane est François de Médicis (1541-1587), le fils aîné de Cosme Ier de Médicis (1519-1574) et d’Éléonore de Tolède (1522 -1562). François est un dilettante plus intéressé par l’alchimie, les sciences naturelles et l’architecture que par la politique et le gouvernement de la cité. 

La grande-duchesse est Bianca Capello (1548-1587), cette fille de patricien vénitien qui dut s’enfuir de Venise en 1563, à l’âge de quinze ans et enceinte de Pietro Buonaventuri, un clerc florentin guère plus âgé qu’elle et avec lequel elle se maria à Florence pour légaliser sa situation. Cependant, ayant été remarquée pour sa beauté par François de Médicis, elle ne tarda pas à devenir sa maîtresse, peut-être dès 1565, avec l’assentiment au moins tacite de son mari qui va mourir opportunément en 1572, assassiné sur ordre probable du prince. Après la mort de Cosme Ier en 1574 suivie, en 1578, de la disparition de Jeanne d’Autriche (1547-1578), l’épouse de François, rien ne pouvait plus s’opposer à l’ascension irrésistible de Bianca Capello qui avait clairement un ascendant sur le prince, ce qui fera dire au secrétaire de Montaigne qu’« elle lui sambla bien avoir la suffisance d’avoir angeolé ce Prince, et de le tenir à sa devotion long-tamps ». C’est peu après son veuvage, qu’en 1579, François épousa Bianca après qu’elle ait été proclamée grande-duchesse de Toscane. Voici donc un couple sulfureux qui, pratiquant l’adultère de notoriété publique et des dépenses somptuaires de longue date, est devenu très impopulaire, ce qui va se retrouver dans l’ambiance de la course qui nous occupe. Reprenons, avec Montaigne, le déroulement de la course : « Le peuple étoit répandu le long de la place et sur des especes d’échaffauds où j’étois aussi ». 

Montaigne est un spectateur comme les autres sur une estrade, assis ou plus probablement debout compte tenu de l’engouement populaire. Montaigne a dû choisir le meilleur endroit pour voir la course, peut-être proche de celui où se mettront les deux artistes précédemment évoqués. Jacques Callot qui « communiquait aussi la vie à chaque unité et lui donnait un rôle défini dans la scène », [4] nous montre une foule disparate, les personnages étant figés dans leurs activités. Dans l’angle gauche de la gravure, on devine une buvette avec un personnage en train de boire une chopine alors que semblent être suspendus un peu plus loin des jambons, peut-être le prosciutto di Parma ou di San Daniele. Il y a un va et vient de passants et de voitures d’aspect divers, qu’il s’agisse de carrosses, de chars ou de citernes avec probablement du vin mais aussi de l’eau pour les gens et les chevaux nécessairement assoiffés du fait des efforts dans la poussière et sous la chaleur ardente du soleil. 

On voit des scènes curieuses comme cet homme étendu sur le dos. Il est possible qu’il ait été renversé par le cheval qui se cabre face à un chien qui aboie et d’ailleurs un autre homme s’en éloigne en courant tout en protégeant une femme. Il est aussi possible que l’homme à terre, et vers lequel semble se précipiter un homme pour lui porter secours, ait été agressé par celui qui s’enfuit à toutes jambes, peut-être après un vol à la tire à moins qu’il ne s’agisse d’un spadassin puisqu’il nous semble apercevoir le pommeau d’une épée – spada. On voit le coupable présumé dans l’angle inféro-droit de la gravure dont il s’apprête à sortir comme certains personnages des dessins animés de Tex Avery (1908-1980) sortiront de la bande cinématographique près de quatre siècles plus tard. Ainsi, le spectacle est aussi « dans la salle ». C’est alors qu’« on voyoit courir à l’envi cinq chars vuides ». Comment est-il possible que les chars soient vides ?

Références

[1] Journal de voyage de Michel de Montaigne. Edition présentée, établie et annotée par François Rigolot. puf 1992 

[2] Goetz A. Dictionnaire amoureux de la Toscane. Plon 2023

[3] Gregori M. Le musée des Offices et le palais Pitti. La peinture à Florence. Ed. Place des Victoires 2012

[4] Bouchot H. Jacques Callot, sa vie, son œuvre et ses continuateurs (Ed. 1889) hachette livre BnF

[5] Picquet T. Les Rites festifs florentins de la Renaissance Cahiers d’études romanes, 18 – 2008.




Mas Amiel Initial – Voyage au cœur du terroir

Pascal Wolff – Le Cardiologue 456 – janvier-février 2024

Baignés par le soleil méditerranéen, les vignobles du Roussillon sont connus pour produire des vins d’une richesse exceptionnelle. Parmi ces trésors, le Mas Amiel Initial est né d’une sélection maîtrisée de 17 parcelles qui s’étendent des coteaux de schistes à la Devèze où la présence de calcoschistes en profondeur est la plus remarquable. Ces parcelles sont tournées vers le nord et le sud-est, préservant ainsi les raisins de l’ardeur des rayons du soleil.

Héritage et Tradition

Fondé en 1816, le domaine de Mas Amiel est situé au nord du département des Pyrénées-Orientales et plus exactement dans la vallée de l’Agly, au cœur du Roussillon.

Raymond-Etienne Amiel a créé le Mas Amiel avec cette vision de produire des vins de grande qualité en exploitant les terroirs exceptionnels de la région. À l’époque, le domaine se concentrait principalement sur la production de vins doux naturels élaborés à partir de raisins surmûris et séchés au soleil, offrant une concentration de saveurs exceptionnelle. 

C’est au tournant du XXIe siècle, en 1999 exactement, que Mas Amiel connaît son renouveau avec la reprise du domaine par Olivier Decelle, propriétaire du Château Jean Faure à Saint-Émilion. Il prend ainsi la tête de la propriété d’une superficie de 226 hectares, dont 155 plantés de vigne, la production est constituée essentiellement de vins doux naturels, comme il y a deux cents ans. 

Les nouveaux propriétaires (et acteurs du domaine) injectent alors une nouvelle énergie et une vision contemporaine tout en respectant l’héritage particulier du domaine.

Sous la direction de la nouvelle équipe, Mas Amiel élargit sa gamme de vins pour inclure des cuvées plus diversifiées tout en maintenant la qualité qui a fait sa renommée. Outre les vins doux, le domaine propose des vins rouges secs qui expriment le caractère unique du terroir de la région.

Les cuvées comme le Mas Amiel Vintage et le Mas Amiel Initial illustrent parfaitement l’expertise du domaine dans la production de vins doux et expressifs.

Les sols

Le Mas Amiel Initial est né d’une sélection de dix-sept parcelles face au nord et au sud-est, préservant ainsi les raisins de l’énergie des rayons du soleil. Celles-ci s’étendent sur les coteaux de schistes dans le secteur du Mas Amiel et de La Devèze avec une remarquable présence de calcschistes en profondeur. 

L’entretien des sols se fait par labour. L’âge des vignes, conduites en gobelet (appelée aussi taille mixte, libre ou irrégulière et qui est la conduite la plus courante et la plus ancienne), est de 25 à 45 ans. Le rendement moyen est de 18 hl/ha avec des densités de plantation de 3 500 à 4 000 pieds/ha. La superficie totale en production est de 29 ha.

Élaboration du Vin

Le Mas Amiel Initial est le fruit d’un assemblage subtil de cépages autochtones comme le grenache noir, le carignan et le Syrah qui puisent leur force dans la diversité des terroirs de calcschistes.

La récolte est réalisée entièrement à la main en caissettes de 20 kg afin de préserver leur intégrité. Les raisins sont ensuite intégralement égrappés. La macération et l’élevage en fûts de chêne confèrent au vin une profondeur et une complexité remarquables. Le résultat est un vin rouge d’une élégance rare, alliant puissance et subtilité.

Accords Gourmands

Le Mas Amiel Initial s’accorde parfaitement avec la cuisine méditerranéenne. Les viandes grillées, les plats à base d’agneau, de côtes de bœuf au gros sel et à l’huile d’olive et les fromages affinés, mettent en valeur la richesse et la complexité du flacon. Servi à une température idéale, il révèle toute sa splendeur.

En bouche, la structure est impeccable, avec des tanins soyeux et élégants et une acidité équilibrée de jus frais avec une pointe de fruits noirs plus prononcée. La finale persistante laisse une empreinte gustative inoubliable, longue en bouche, fraîche et délicatement épicée.

Le Nez et la Bouche

Lorsque l’on déguste le Mas Amiel Initial, on est immédiatement enchanté par son bouquet aromatique. Des notes de fruits rouges mûrs, de cassis, de cerise noire et de réglisse titillent les sens.

Hommage au terroir

En choisissant le Mas Amiel Initial, vous portez un hommage au terroir, à la passion des vignerons et à la tradition transmise de génération en génération. Chaque gorgée raconte l’histoire d’un vignoble qui a su évoluer tout en préservant son authenticité. Élevé dans la plus pure tradition, le Mas Amiel Initial est certifié agriculture biologique et Eurofeuille.

Domaine Mas Amiel
66460 Maury

L’abus d’alcool est dangereux pour la santé, consommez avec modération

© Mas Amiel




Alain Cribier, un cardiologue visionnaire 



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Les membres du Syndicat national des cardiologues sont profondément attristés par le décès du Pr Alain Cribier, cardiologue, humaniste, chercheur et innovateur de réputation internationale. Ils souhaitent particulièrement saluer la mémoire d’un pionnier à travers quelques éléments clefs de son parcours.

L’innovation majeure

À Alain Cribier, on doit la mise en pratique d’un concept « il est possible d’implanter une prothèse valvulaire cardiaque par voie percutanée ». Pour valider opérationnellement ce concept, il a fallu une trentaine d’années, une obsession et surmonter quelques échecs et de nombreuses déconvenues.

L’obsession

Traiter le rétrécissement valvulaire aortique par voie percutanée et consacrer la majeure partie de sa réflexion et de ses recherches à ce sujet. En un mot, ne pas s’éparpiller, ne pas publier des milliers d’articles, juste ceux qui font avancer son objectif scientifique.

L’échec

Après avoir mis au point la dilatation au ballon de la valve aortique par voie percutanée dont le premier cas fut effectué en 1985, devoir constater que ce ne pouvait pas être la bonne solution du fait de la récidive précoce de la sténose valvulaire atteignant 80 % à 1 an.

Ne pas renoncer et analyser les causes de l’échec

C’est l’immense mérite d’Alain Cribier. Et ainsi, envisager une approche innovante développée en parallèle et de façon embryonnaire par de rares équipes mais pas pour le rétrécissement valvulaire aortique. Puisque la valvuloplastie percutanée a démontré qu’il est possible d’élargir le chenal d’une valve aortique rétrécie et calcifiée, pourquoi ne pas parfaire le résultat en implantant une prothèse valvulaire qui tiendrait à la paroi grâce à un système équivalent au stent ?

On imagine l’ébullition intellectuelle à chaque nouvelle réflexion qui semblait apporter la réponse attendue.

On imagine aussi le parcours du combattant comme le fait de pouvoir trouver les partenaires industriels volontaires alors que beaucoup considéraient que l’échec de la dilatation sonnait le glas des interventions percutanées sur la valve aortique et que l’implantation d’un stent valvulaire était « la chose la plus stupide jamais entendue » tant les obstacles paraissaient insurmontables.

Mais quand même, créer l’outil, l’améliorer, faire en sorte qu’il respecte les ostia coronaires, le septum, la valve mitrale…, comprendre ce qui devait marcher et ce qui ne marchait pas, expérimenter sur le cadavre et chez l’animal.

Puis enfin, passer à l’application humaine le 16 avril 2002 dans un cas de choc cardiogénique et apporter la preuve que cela est faisable et bénéfique.

Poursuivre encore et toujours

Participer à l’évaluation, à l’amélioration, à la formation et voir son enfant grandir et le concept s’appliquer à d’autres valves cardiaques. Voir la technique utilisée chez des millions de patients dans le monde, évitant la chirurgie et avec un bénéfice équivalent, modifiant la pratique et les indications. Voilà ce qui s’appelle un parcours de médecin et d’humaniste.

A Alain Cribier qui a créé une voie pour le présent et le futur de la cardiologie, les membres du SNC rendent un hommage sincère.

Pour le SNC, François Diévart

© CHU-Hopitaux de Rouen




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Méta-analyse en réseau vericiguat vs sacubitril/valsartan dans l’insuffisance cardiaque

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Dérives sectaires : le nouveau délit de « provocation à l’abstention de soins » médicaux adopté à l’AN

(Medscape – Jacques Cofard) L’Assemblée nationale a adopté, mercredi 14 février, un texte de lutte contre les dérives sectaires, notamment sur internet. Il a cependant fallu deux votes pour obtenir l’aval d’une majorité de députés sur la création d’un nouveau délit de « provocation à l’abstention de soins » médicaux, certains parmi les professionnels de santé le considérant comme une arme contre les charlatans en santé, d’autres comme une forme de censure contre toute critique de la police sanitaire… [Lire la suite]




HPV et tabac : les lésions dangereuses

(Medscape – Stéphanie Lavaud) Cancer et tabac ne font pas bon ménage. L’adage vaut tout particulièrement pour le cancer du col de l’utérus – induit par des papillomavirus humains à haut risque. La gynécologue Julia Maruani (Marseille) en a fait la démonstration lors d’une conférence de presse à l’occasion du  congrès de la Société Française De Colposcopie Et De Pathologie Cervico-Vaginale (SFCPCV)… [Lire la suite]




Négociations conventionnelles : retour sur la séance du 8 février



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Attractivité de la médecine libérale, pertinence et la qualité des soins, organisation des soins et évolution des modalités de rémunération des médecins sont les enjeux auxquels devra répondre la nouvelle convention.

Parmi les points à retenir, on note pour le médecin traitant le G cible à 30I€ et la volonté de l’Assurance-maladie de faire du « forfait médecin traitant » la rémunération forfaitaire socle du médecin traitant (paiement selon les caractéristiques du patient, indépendamment du nombre d’actes et de consultations réalisées dans l’année). De plus, les médecins qui le souhaiteront pourront, en groupe, être rémunérés sous une forme intégralement forfaitaire.

Second recours et expertise

Pour le second recours et l’expertise, l’APC cible est de 60I€. L’Assurance-maladie entend favoriser l’expertise de second recours en renforçant l’accès rapide à un spécialiste sur adressage par le médecin traitant, en utilisant la télémédecine comme levier d’accès à un avis spécialisé de recours et en favorisant le développement des équipes de soins spécialisés. La cardiologie libérale est en pointe sur ce sujet, contactez le SNC pour en savoir plus !

Des revalorisations spécifiques

Les négociations abordent également la correction des écarts de rémunération constatés entre différentes spécialités et la revalorisation des consultations des pédiatres, des psychiatres, des gériatres, des médecins MPR, des gynécologues médicaux et des endocrinologues. De nouvelles dérogations seront apportées pour le cumul consultation + actes CCAM.

Focus sur les GAP

En ce qui concerne la pertinence des soins, l’Assurance-maladie souhaite accompagner la dynamique des groupes d’analyse de pratique (GAP). Il en existe déjà plusieurs pour les cardiologues libéraux, rapprochez-vous du SNC pour en savoir plus !

Les négociations se poursuivent avec une prochaine réunion plénière début mars et d’ici là, des rencontres bilatérales Cnam – syndicats représentatifs.

Nathalie Zenou

Consultez les documents de la séance du 8 février 


Ordre du jour (pdf)


Support des négociations (pdf)

© Rawpixel – depositphotos




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